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RETOMBÉS SUR NOS ÉCONOMIES

Dans ce monde ouvert et concurrentiel, les États concoctent des stratégies communes pour raffermir leur compétitivité économique. C’est ainsi qu’ils optent souvent pour la création de zones de libre échange à l’intérieur desquelles leurs productions circulent sans droits de douane. C’est le cas par exemple des pays d’Europe qui ont créé la Communauté européenne.
Les États-Unis, le Canada et le Mexique ont mis en place l’Accord de libre échange nord-américain (ALENA). C’est dans la même logique que 15 pays d’Afrique de l’Ouest commercent au sein dans la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Avec la nouvelle Zone de libre échange continentale africaine, l’Union africaine ambitionne d’impulser l’intégration économique en Afrique grâce au développement des échanges commerciaux entre les pays du continent.
Quel est l’état des lieux actuellement ? Le commerce intra-africain a, ces dernières années, représenté 57% des exportations africaines de biens d’équipement, 51% des produits alimentaires transformés et des boissons, 46% des articles de consommation, 45% du matériel de transport et 44% des fournitures industrielles transformées, selon le 8è rapport de la Commission économique africaine (CEA) sur l’état de l’intégration régionale en Afrique. Les investissements directs intra-africains au profit du Mali se sont, en 2015, élevés à 502 millions de dollars (251 milliards de Fcfa).
L’objectif de la Zone de libre échange est de renforcer cette dynamique par la transformation structurelle de nos économies. Pour vanter les avantages de nouvel espace économique, les spécialistes de la CEA mettent en avant le vaste marché de 1,2 milliard de personnes.
Cette population est susceptible de doubler pour atteindre 2,5 milliards de personnes à l’horizon 2050, soit 26% de la population mondiale en âge de travailler. Le continent verra, entre-temps, son économie croître deux fois plus rapidement que celle des pays développés.
Ce bond devrait renforcer la compétitivité des entreprises, en supprimant les goulots qui les étranglent. En la matière, la Zone de libre échange éliminera graduellement les droits de douane sur le commerce intra-africain, permettant ainsi à nos entreprises de commercer facilement sur le continent.
Ces opportunités devraient stimuler une croissance durable sur le continent au profit, notamment des Petites et moyennes entreprises représentant environ 80% des entreprises du continent.

C. M. TRAORé

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