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Journée internationale de la femme : SÉGOU EN PHASE AVEC LES FESTIVITÉS

Ségou, la cité des balanzans comme un peu partout dans notre pays et dans le monde a commémoré la journée internationale dédiée à la femme. C’était sous la présidence du gouverneur Biramou Sissoko. La grande mobilisation des ségoviennes a été organisée par la direction régionale de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille. Il y avait donc du monde et de l’ambiance au gouvernorat où se sont tenues les festivités.
Discours, sketches, témoignages des hommes engagés, conférence sur le thème de la journée et remise de céréales et de matériels d’équipements et de maraîchage aux associations des femmes sont, entre autres activités qui ont permis de célébrer les femmes dans la 4è région. Célébrée depuis le 8 mars 1857 dans le monde, la journée internationale de la femme est un cadre de communication permettant aux femmes de s’exprimer, de s’informer et de se former sur leur rôle dans le développement et les enjeux auxquels elles sont confrontées. Faisant sienne cette citation « Ce que femme veut, Dieu le veut », le maire de la commune urbaine de Ségou, Nouhoum Diarra a invité les femmes à implorer pour que la paix revienne dans notre pays afin de promouvoir le développement auquel on aspire pour le Mali. L’édile a banni toute forme de violence basée sur le genre (VBG) tout en souhaitant bonne fête aux femmes.
En prenant la parole au nom des femmes de Ségou, Mme Fatou Doucouré dira que le thème national retenu par notre pays interpelle tous et mérite une attention particulière. En effet, ajoutera-t-elle, les VBG constituent non seulement des violations des droits des femmes et des filles, mais aussi un frein au développement vu la représentativité numérique de cette couche. Mme Fatou Doucouré a salué les efforts du gouvernement et de ses partenaires en faveur de la protection et de la promotion de la femme. Cependant, affirmera-t-elle la lutte contre les VBG demeure une nécessité et demande surtout un engagement de tous.
Quant au directeur régional par intérim de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Danzany Coulibaly, il expliquera que mieux équipées et formées en ayant accès à l’éducation, à la terre, aux intrants et à la prise de décision, les femmes pourraient mieux produire. Cette situation doit changer sachant que l’autonomisation des femmes est un vecteur de croissance économique accélérée. Par ailleurs, a indiqué le directeur, les obstacles notamment la persistance des VBG fragilisent les femmes et leurs enfants et détruisent les acquis de la promotion du genre. En effet le tableau n’est pas reluisant dans notre pays dans le domaine des VBG. En témoignent les chiffres alarmants qui indiquent que de janvier à août dernier, le pays a enregistré 1.742 cas de VBG contre 833 pour la même période en 2017, soit une hausse de 109%. Dans ces chiffres, il faut noter 52% de violences sexuelles incluant 11% de viols, 13% d’agressions physiques, 6% de mariages forcés, 16% de violences physiques et 13% de dénis de ressources et d’opportunités.
Le gouverneur Biramou Sissoko a indiqué que l’objectif de la célébration de la journée du 8 mars cette année s’inscrit en droite ligne de la promotion de la lutte contre les VBG pour l’autonomisation des femmes et des filles maliennes. Ainsi dans la 4e région, cette commémoration a été mise à profit pour faire un plaidoyer à l’endroit des autorités et des partenaires pour soutenir davantage les projets et programmes contre les VBG et en faveur de l’autonomisation des femmes et des filles. Par ailleurs, les femmes et les filles seront informées et sensibilisées sur leurs rôles et responsabilités dans la lutte contre les VBG. Ce n’est pas tout, un plaidoyer sera aussi fait à l’attention des décideurs pour l’application effective des textes relatifs aux droits des femmes et des filles.
La cérémonie a pris fin par une remise de céréales et de matériels d’équipements et de maraîchage aux associations des femmes par l’honorable Mme Maïmouna Dramé. Le don était composé de deux tonnes de riz, une décortiqueuse, un moulin et des équipements de maraîchage.
Mariam A. TRAORÉ
AMAP-Ségou

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