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Festival Ciné droit libre : LE CINÉMA, UN INSTRUMENT DE JUSTICE

« L’art est une voix qui parle, un esprit qui éclaire et une conscience qui avertit ». Ces propos sont du ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, porte-parole du gouvernement, Amadou Koïta, à l’ouverture de la 4è édition du « Festival Ciné droit libre », mardi dernier, à l’Institut français du Mali (IFM). Ce rendez-vous prévu du 5 au 9 mars prochain se tient sur le thème : « Justice, levez-vous !».
La cérémonie a enregistré la présence de l’initiateur du festival, Abdoulaye Diallo, venu du Burkina Faso, du co-parrain de la rencontre, Me Moctar Mariko, du coordinateur du festival à Bamako, Moctar Barry, et l’ambassadeur des Pays-Bas au Mali, Jolke Oppewal.
Le Festival ciné droit libre entend promouvoir les droits humains à travers le cinéma, c’est-à-dire l’audiovisuel et susciter un éveil des consciences chez les jeunes afin qu’ils soient acteurs du processus démocratique et de quête de la paix dans notre pays. Au menu, il y a des prestations musicales, projections de films, débats, master class (cours de perfectionnement). Les activités du festival se dérouleront dans plusieurs endroits de la capitale, notamment l’IFM, l’Université de Bamako, Blonba, la Pyramide du souvenir, la prison de Bollé et le Conservatoire Balla Fasséké.
Moctar Barry a déclaré que cette édition est particulière du fait que le festival a été inauguré par le film d’un jeune réalisateur malien, produit par Ciné droit libre. Une autre singularité est liée à l’introduction d’un concours d’art oratoire, initié dans les universités du pays et la présentation de films de 6 filles à parts égales en réalisations et documentaires, a-t-il expliqué. « A l’issue des formations, nous avons produit 6 courts métrages et trois reportages en rapport avec les droits humains », a souligné le coordinateur du festival, avant de se féliciter du fait que ces formations ont été dispensées par des jeunes maliens, contrairement aux années précédentes.
Par ailleurs, il a témoigné de sa reconnaissance à l’ambassadeur néerlandais et à d’autres partenaires pour leur accompagnement et contributions.
Abdoulaye Diallo a rappelé que leur programme avec l’ambassade des Pays-Bas prend fin en juin prochain. Le diplomate néerlandais a apprécié les thématiques choisies par les organisateurs. Jolke Oppewal a indiqué que la liberté d’expression, la justice et les droits humains sont des valeurs clés, défendues par son pays. Il a également précisé que la justice mène aussi à la réconciliation.
Le co-parrain a signalé que le festival mettra l’accent sur le rôle du magistrat dans la bonne tenue de la justice. « Tout ce que nous avons connu résulte de l’injustice parce que l’administration judiciaire n’était pas à hauteur d’attentes des populations », a-t-il affirmé. Selon lui, ce festival sera un catalyseur et incitera les populations à ne pas corrompre les magistrats. « Sans justice, il n’y a pas de paix », a averti clairement Me Mariko.
Le ministre en charge de la Jeunesse a salué la belle initiative. Amadou Koïta dira que le festival permettra de conscientiser davantage la jeunesse et les dirigeants. « Nous ne pouvons que remercier nos frères burkinabé qui sont venus nombreux », a-t-il indiqué. Pour lui, ce festival est un pont qui se construit entre le Burkina et le Mali. A travers l’initiative, on peut développer l’esprit de fraternité, de solidarité et de cohésion sociale.
En outre, le chef du département de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne a souligné que le choix du thème est un plaidoyer pour une justice équitable, gage de stabilité et de confiance réciproque.
Les temps forts de la cérémonie ont été la projection du film d’ouverture intitulé : « Mounyou ni sabali » de Kaourou Magassa et la tenue d’un panel sur la problématique des violences faites aux femmes sans justice. L’humoriste ivoirien, Adama Dahico, et le célébré rappeur burkinabé, Smockey ont chauffé la salle.
Rappelons l’autre co-parrain du festival Ciné droit libre est le cinéaste, Cheick Oumar Sissoko, ancien ministre.
Mohamed D.
Diawara

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