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Développement des chaînes de valeurs agricoles : UN FINANCEMENT DE 38 MILLIARDS DE FCFA

La Banque centrale populaire, un groupe marocain, a signé deux conventions avec des acteurs économiques maliens. C’était à l’occasion d’un forum économique

Plus de 38 milliards de Fcfa seront injectés dans la transformation de nos produits locaux. Tel est un le premier bilan d’un Forum économique organisé, vendredi dernier à l’hôtel Sheraton, par la Banque Atlantique, filiale du Groupe Banque centrale populaire (BCP) du Maroc. Les deux conventions autorisant la mise à disposition des fonds ont été signées en marge de ce rendez-vous économique auquel ont participé les ministres de l’Elevage et de la Pêche, Mme Kané Rokia Maguiraga, de l’Economie numérique et de la Communication, Arouna Modibo Touré, de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, Amadou Koïta, du Travail et de la Fonction publique, Mme Diarra Raky Talla, de la Solidarité et de l’Action humanitaire, Hamadou Konaté, des Infrastructures et de l’Equipement, Seynabou Diop. C’était en présence de l’ambassadeur du Royaume du Maroc au Mali, Hassan Naciri, du directeur général du Groupe de la BCP, Kamal Mokdad.
Signée par les directeurs généraux de l’Atlantique Business international, Habib Koné et de Mali SHI SA, Simballa Sylla, la première convention porte sur la mise en place d’une unité de production de beurre de karité pour un montant de 2 milliards de Fcfa. Le second accord a été paraphé entre le directeur général de la Banque Atlantique Mali, Habib Bledou, et le président directeur général de GDCM, Modibo Keïta. Par cette signature, la Banque s’engage à financer la réalisation de plusieurs unités industrielles : semoulerie de blé, de mil/sorgho, de production de pâte longue et courte et du couscous. Pour leur financement, la Banque Atlantique y a participé en consortium pour lever 36 milliards de Fcfa, dont une dizaine de milliards déboursés par elle.
Rappelons que ce Forum avait pour thème : «Défis du financement des chaînes de valeurs agricoles». Il entre dans le cadre de la vision globale du Groupe bancaire. Il consiste non seulement à faire du financement des Petites et moyennes entreprises (PME) et des chaînes de valeur une priorité, mais aussi à la construction de relations étroites avec les différents Etats et citoyens des pays où la Banque Atlantique est installée. Cet engagement s’inscrit dans la continuité de la vision stratégique portée par Sa Majesté le roi Mohammed VI, a expliqué le directeur général du Groupe Banque centrale populaire.
La rencontre intervient à un moment où la transformation structurelle de notre économie est une nécessité pour relever des défis et enjeux comme l’entrée en vigueur prochaine de la Zone de libre-échange continentale (ZLEC), dont la mise en œuvre exige que les Etats membres excellent dans des domaines où ils ont des avantages comparatifs.
Au Mali, l’agriculture, l’élevage et la pêche qui sont des secteurs prioritaires de développement, semblent avoir des difficultés réelles à accéder à des financements appropriés nécessaires à la promotion des productions animales et de l’agriculture. «Au Mali, l’une des contraintes majeures pour la promotion des filières animales, viande, bétail, lait, pêche et aquaculture demeure l’accès des producteurs aux financements, l’appui très limité des institutions de financement : banques et systèmes de microfinance. Les activités des deux sous-secteurs sont, à tort, jugées à risque de financement», a déploré Mme Kané Rokia Maguiraga, rappelant que «nous avons des projets que nous pouvons mettre en place avec les PME et les PMI, mais faute de financement, ces projets restent toujours sur la table». Au nombre de ces projets, elle a cité la mise aux normes des abattoirs, le transport de la viande, la transformation du lait, de la viande et du poisson. Pour leur mise en œuvre, l’accompagnement de la Banque Atlantique est sollicité afin d’aider le pays à avancer en matière de sécurité alimentaire et d’accroître les profits des acteurs, a plaidé la ministre de l’Elevage et de la Pêche, en espérant que la table ronde apportera des solutions à ces préoccupations.
Intervenant à son tour, Kamal Mokdad a dit apprécier à sa juste valeur l’importance de cette thématique pour le Mali. C’est pourquoi, la Banque Atlantique a, selon lui, lancé d’abord une réflexion en profondeur pour la compréhension des différents intervenants dans la chaîne de valeur des produits phares maliens, notamment le coton, avant de s’intéresser à l’élevage qui constitue un maillon central dans la création de valeur pour le pays. Ainsi, à travers cette connaissance fine de différents acteurs intervenant dans la chaîne de valeur de l’agriculteur : exportateurs, coopératives, fournisseurs, sociétés de transport, «nous avons pu mettre en place une solution de financement adaptée qui répond précisément aux besoins de chaque intervenant», a-t-il rassuré.
En la matière, plusieurs entités du groupe sont mises à contribution. Pour Kamal Mokdad, la filiale Banque Atlantique apporte des financements à la fois aux agriculteurs, coopératives, sociétés de transport, exportateurs et transformateurs : huileries et transformation des graines de coton. Atlantique microfinance for Africa (AMIFA), sa filiale de microfinance, est une solution à la fois micro et méso au profit de l’ensemble des intervenants dans la chaîne de valeur, en plus d’un accompagnement sous forme de conseil en amont et en aval du financement.

Amadou GUÉGUÉRÉ

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