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Crise à la Fédération malienne d’athlétisme : RENDEZ-VOUS LE 27 MARS AU TRIBUNAL DE LA COMMUNE II

Organisée le 25 novembre 2017 au Centre d’entraînement pour sportif d’élite Ousmane Traoré de Kabala, l’Assemblée élective de la Fédération malienne d’athlétisme (FMA) fait toujours l’objet d’un litige. Après avoir déposé des plaintes à la direction nationale des sports et de l’éducation physique (DNSEP), à la Confédération africaine d’athlétisme (CAA) et à l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF), le candidat malheureux Daouda Sogoba a décidé, le 28 février dernier, de saisir le Tribunal de la Commune II pour annuler le bureau fédéral dirigé par Mme Sangaré Ami Kéïta. L’audience était prévue hier, mercredi mais a été renvoyée au 27 mars prochain.
Un rappel des faits s’impose pour comprendre cette affaire qui déchire le monde de l’athlétisme depuis deux ans. Le 25 novembre 2017, Mme Sangaré Aminata Keïta, présidente sortante de la FMA, a été réélue à la tête du bureau fédéral par 5 voix, contre 4 pour son challenger, Daouda Sogoba. A l’issue du vote, Daouda Sogoba a reconnu sa défaite et félicité la gagnante, Mme Sangaré Aminata Keïta, qui rempilait, ainsi, pour un nouveau mandat de quatre ans à la tête de la FMA. «Je ne suis pas un va-t-en-guerre, c’est le jeu démocratique. Les gens votent selon leurs opinions. Ils ont des idées sur lesquelles ils se fondent pour voter. Par principe, je ne ferai pas un recours», avait déclaré Daouda Sogoba, avant d’ajouter : «Aujourd’hui, elle (Mme Sangaré Aminata Keïta, ndlr) est réélue démocratiquement, c’est une femme courageuse qui travaille bien, mais je ne suis pas sorti ridicule et humilié de l’élection. Je pense que les autres fédérations doivent prendre l’athlétisme en exemple. Nous avons des sages, ils nous conseillent beaucoup. Nous faisons tout pour éviter les problèmes».
Mais quelques jours plus tard, Daouda Sogoba fait machine arrière et conteste la légitimité du nouveau bureau fédéral. Il expliquera sa décision par le fait qu’après l’assemblée, il a été désavoué par son propre camp. «Je fais partie d’un groupe, nous avons discuté à l’interne. Pour me convaincre mes camarades m’ont posé cette question : où était l’athlétisme malien quand vous étiez premier vice-président et où est-il aujourd’hui ? Je pense que le Mali a considérablement régressé sur le plan mondial et africain», a alors révélé Daouda Sogoba, avant de marteler : «Les décisions issues du dernier conseil national de la FMA ne sont ni conformes aux statuts de la fédération adoptés par le conseil extraordinaire des 25, 26 et 27 septembre 2011, ni à la loi n°031 du 14 juillet, promulguée par le président de la République».
C’est après cet épisode que le candidat malheureux a décidé de déposer des plaintes à la DNSEP, à la CAA et à l’IAAF.
Affaire à suivre donc…
Ladji M. DIABY

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