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Clôture du 13è congrès de l’UNTM : YACOUBA KATILÉ RÉÉLU POUR UN SECOND MANDAT

C’est sans surprise que le secrétaire général sortant, Yacouba Katilé, a été réélu vendredi à la tête de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) à l’unanimité des votants. Il n’y avait pas de concurrents. Le bureau a été porté de 48 à 51 membres.
C’était à la faveur du 13è congrès ordinaire de la centrale syndicale tenu les 21 et 22 mars au Centre international de conférence de Bamako (CICB). Plus de 200 délégués de l’intérieur et du district de Bamako y ont pris part. Yacouba Katilé entame ainsi un second mandat de cinq ans au poste de secrétaire général de l’Union nationale des travailleurs du Mali, créée en 1963.
La centrale syndicale regroupe l’ensemble des représentants des structures administratives et plus de 80% des entreprises privées du Mali.
« Katilé a un bilan on ne peut plus positif qui plaide en sa faveur », a témoigné un congressiste qui a énuméré certains acquis et pas des moindres comme l’augmentation de plus de 30% des salaires de 2013 à nos jours, l’augmentation de l’âge de la retraite, l’augmentation de la valeur du point d’indice (diverses augmentations en 2015, 2016, 2017), une nouvelle grille indiciaire dans la Fonction publique.
Aussi, le gouvernement s’est engagé à réduire le prix du riz et de la viande, au plus tard fin mars 2019, à maîtriser les coûts de l’électricité. Il s’est aussi engagé à développer les énergies renouvelables, à développer la production et les branchements d’électricité, à étendre la prime de zone à de nouvelles zones à risque. Il a diminué le taux de l’ITS, à partir de juillet 2015. Le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) est passé de 31 000 Fcfa à 40 000 Fcfa. Le taux des allocations familiales a connu également une hausse.
S’il y a matière à satisfaction en ce qui concerne ces points, le syndicat estime cependant que par rapport au coût de la vie (qui suit la courbe des augmentations salariales), les acquis demeurent insuffisants et ne contribuent pas à réduire la précarité des travailleurs et des populations. Dans ses recommandations, le 13è congrès de l’UNTM a demandé de diligenter la mise en œuvre des procès-verbaux de conciliations intervenus entre l’UNTM, le gouvernement et le Patronat et singulièrement les droits des partants volontaires et des compressés sous la supervision d’une commission ad hoc dans un bref délai.
Dans le cadre des privatisations, le congrès a recommandé que la majorité des capitaux des unités industrielles soit détenue par l’Etat et/ou des nationaux crédibles. Le congrès a exigé l’implication de l’UNTM à tous les processus de privatisation et souhaité la renaissance et la restructuration des unités industrielles.
Aussi, le congrès « exige de l’Etat de tout mettre en œuvre pour sauver l’école malienne ». L’UNTM soutient les Forces armées et de sécurité et demande à l’Etat d’assurer la sécurité des Maliens et particulièrement celle des travailleuses et travailleurs.

Youssouf DOUMBIA

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