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Centre malien de promotion de la propriété industrielle : LA MÉDECINE TRADITIONNELLE AU CŒUR DU DÉBAT

Des médicaments traditionnels exposés

Le ministère du Développement industriel et de la Promotion des investissements, à travers le Centre malien de promotion de la propriété industrielle (CEMAPI), a organisé hier, à l’Institut national de recherche en santé publique (INRSP), un séminaire sur l’état de la mise en œuvre de l’Initiative de Libreville pour la protection et la valorisation des inventions africaines en matière de médicament. La cérémonie était présidée par le ministre du Développement industriel et de la Promotion des investissements, Moulaye Ahmed Boubacar, en présence du représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr Alioune Diouf, et de nombre d’invités. Le séminaire avait pour objet de faire l’état des lieux et d’apprécier les avancées enregistrées par notre pays dans la mise en œuvre de l’Initiative de Libreville qui a pour objectif général d’améliorer la couverture sanitaire par la valorisation des inventions africaines relatives aux médicaments. Les discussions ont porté sur des thèmes comme : «Initiative de Libreville au Mali : état des lieux et perspectives »,  « La protection et la valorisation des inventions africaines en matière de médicament par le système de la propriété industrielle », et « Cas pratiques dans le domaine de la médecine et de la pharmacopée traditionnelle ».
L’ancien ministre et directeur général de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), Anthioumane N’diaye, a fait l’historique de l’initiative. Il ressort de ses explications que c’est un document adopté lors de la Conférence des ministres chargés de l’Industrie et de la Santé des Etats membres de OAPI, tenue du 11 au 13 septembre 2002 dans la capitale gabonaise, à la faveur de la commémoration du 40è anniversaire de l’organisation. Pour lui, l’initiative est une « aventure » de nos compatriotes pour mettre en valeur la propriété intellectuelle en valorisant la médecine traditionnelle. Le ministre en charge du Développement industriel a expliqué que la tenue de l’atelier de haut niveau sur la réforme du secteur de la santé qui vient de se tenir dans notre pays, est un témoignage éloquent de la volonté du président de la République de créer la dynamique qui permettra d’améliorer, de façon significative et durable, l’état de santé de la population.
Moulaye Ahmed Boubacar a aussi rappelé, qu’à côté de la médecine conventionnelle, la médecine traditionnelle contribue d’une manière considérable à l’amélioration de la santé d’une très grande partie des populations. Et le ministre de relever également que notre pays dispose d’une politique nationale de développement de la médecine traditionnelle et des référentiels nécessaires. Pour lui, toutes ces initiatives sont destinées à encourager l’intégration de la médecine traditionnelle dans le système national de santé. A en croire Moulaye Ahmed, cela implique une prise en compte des médicaments issus de ce domaine dans l’arsenal thérapeutique et une reconnaissance officielle des tradipraticiens. Par ailleurs, il a signalé que le département de la médecine traditionnelle, relevant de l’INRSP, a mis au point 7 médicaments traditionnels améliorés (MTA) contre des maladies comme la toux, la diarrhée, la dysenterie et les dermatoses, le paludisme, l’hépatite et le diabète. En outre, le ministre a indiqué que le CEMAPI s’attèle à la vulgarisation de l’Initiative de Libreville et à la sensibilisation des autorités sur sa mise en œuvre, en vue de la promotion des actifs de la propriété industrielle en la matière. Il a exhorté les participants à établir un plan d’actions global, cohérent et durable pour l’atteinte des objectifs de l’Initiative de Libreville. Ce plan doit être le reflet de l’engagement national pour le rendez-vous avec les autres nations africaines dans un proche avenir.
Le Pr Rokia Sanogo, chef du département médecine traditionnelle, a fait une communication sur les efforts de notre pays, en terme de valorisation des résultats de recherche pour la mise au point de médicaments. Pour cet esprit cartésien, cela fait 50 ans que notre pays a un institut national de recherche sur la pharmacopée et la médecine traditionnelle. 
« L’INRSP est un centre d’excellence de l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS)», s’est réjouie la patronne du département médecine traditionnelle avant de préciser que notre pays a obtenu le « Prix Kwamé Nkrumah » de la recherche scientifique dans le domaine de la pharmacopée.
Mohamed D.
DIAWARA

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