mardi 20 février 2018

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Zégoua : UN EXERCICE RÉUSSI DE SIMULATION DE GESTION HUMANITAIRE AUX FRONTIÈRES

Renforcer les capacités de réaction des autorités locales, des forces de sécurité et des communautés en vue d’observer les missions prioritaires en cas de crise liée à la gestion humanitaire des frontières, tel était l’objectif principal d’un exercice de simulation qui a regroupé samedi dernier dans la commune rurale de Zégoua à la frontière Mali/Côte d’Ivoire environ 200 participants.
Organisé par l’Organisation internationale pour la migration (OIM) en partenariat avec le gouvernement japonais, cet exercice visait à tester les dispositifs de sécurité à la frontière, mesurer la réaction de la communauté, des organismes de la société civile et des forces de sécurité, apprécier le mécanisme de coordination, de gestion de l’information et de la communication et enfin comprendre au mieux le mode opératoire de contrôle aux frontières en cas de crise.
La simulation a consisté à l’extinction d’un incendie accidentellement provoqué par des apprentis chauffeurs, à sauver des vies, secourir les blessés, gérer la panique provoquée dans la ville. Les tâches ont été réparties entre les différents intervenants. Un périmètre de sécurité a été assuré par la police, les opérations de mise en sécurité et sauvetage par les populations formées aux premiers secours avant l’arrivée de la protection civile. Il y a eu la création d’un poste médical avancé et le transport des blessés graves à l’hôpital, la création d’un poste d’enregistrement et de contrôle tenu par la police et la douane ainsi qu’un poste de réception des kits géré par la direction régionale du Développement social et de l’Economie solidaire (DRDSES).
Le sous-préfet central de Kadiolo M. Léopold Konaté a apprécié cet exercice dans une ville aussi stratégique que Zégoua située à la frontière des deux pays et dont l’activité principale est le transport avec tous les risques d’incendies des citernes et des gros porteurs. La simulation a permis de comprendre que les populations locales peuvent efficacement intervenir avant l’arrivée des services compétents et minimiser les conséquences d’une telle catastrophe, a-t-il conclu après avoir remercié l’OIM et ses partenaires.
Le représentant de la protection civile a exprimé ses sentiments de satisfaction après un tel exercice de simulation réussi où tous les intervenants ont joué correctement leurs rôles. Selon lui, l’exercice a permis à chaque intervenant, la population, les forces de sécurité, la santé et le développement social, de connaître leurs capacités réelles de réaction dans son domaine d’intervention. Cette simulation va renforcer également la résilience des populations face à de telles catastrophes, a-t-il ajouté.
Pour M. Lassana Diombana chargé des projets de gestion des frontières à l’OIM, cette simulation vise à prévenir la gestion des crises à nos frontières surtout dans cet environnement d’insécurité. Selon lui, en partenariat avec le gouvernement japonais, l’OIM gère les situations sanitaires au niveau des frontières.
Au cours d’un débriefing à la fin de l’exercice, tous les services impliqués dans l’opération ont exprimé leurs satisfactions par rapport aux résultats atteints, qui sont supérieurs à ceux de la simulation de novembre dernier à Diboli dans la région de Kayes.

Fousseyni DIABATÉ
AMAP-Sikasso

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