jeudi 19 avril 2018

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Vœux de nouvel an au chef de l’Etat : LES FAMILLES FONDATRICES DE BAMAKO ET LES DIGNITAIRES RELIGIEUX OUVRENT LE BAL

La cérémonie s’est déroulée dans la salle de banquets du Palais présidentiel

L’événement figure en bonne place dans l’agenda officiel de la République. La traditionnelle série de présentation de vœux au chef de l’Etat a débuté hier soir dans la salle de banquets du palais de Koulouba avec les représentants des familles fondatrices de Bamako et les dignitaires religieux. La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga et de plusieurs membres du gouvernement.
La présentation des vœux de cette année intervient donc après la nomination d’un homme d’expérience et pragmatique à la tête du gouvernement pour faire face aux défis liés à l’insécurité et à l’organisation des élections à venir. Ces défis ont été largement évoqués par les intervenants de la cérémonie d’hier. Par rapport à la situation sécuritaire dans le pays, les orateurs ont salué les efforts déployés par le président de la République pour équiper les forces armées et de sécurité. Ils ont aussi plaidé pour l’implication de tous les citoyens car, pour eux, la sécurité n’est pas seulement une affaire des militaires ou des autorités.
Autre sujet évoqué, c’est la décision du chef de l’Etat de surseoir à la révision constitutionnelle. Même s’ils trouvent que cette révision était nécessaire, les intervenants du jour ont souligné que cette décision du président Kéita a évité à notre pays de tomber dans un chaos institutionnel. Quant aux futures élections, ils ont souhaité qu’elles se déroulent dans une atmosphère paisible et sereine.
De façon distincte, le représentant des familles fondatrices de Bamako a fait étalage de son inquiétude face à la montée de la violence en milieu universitaire. Il a, en outre, salué le rayonnement culturel de notre pays en 2017 avec la tenue de la biennale artistique et culturelle et l’organisation du salon de l’artisanat. Il a, enfin, regretté la crise qui secoue le football dans notre pays.
En l’absence du président du Haut conseil islamique (HCI), Mahmoud Dicko et du guide spirituel Chérif Ousmane Madani Haidara pour raisons de santé, c’est Cheick Thierno Thiam du HCI qui a parlé au non des musulmans du Mali. Il a salué le président de la République pour avoir décidé d’associer les leaders religieux à la gestion de l’action publique.
A ce propos, il a cité le choix porté sur la personne de l’Imam Mahmoud Dicko pour conduire la Commission de bons offices qui est allée prêcher la paix et la tolérance dans le nord et le centre du pays. Cheick Thierno Thiam a tout de même attiré l’attention du président Kéita sur la situation des diplômés arabisants qui doivent être suivis afin de réduire les risques de leur radicalisation.
Quant à son éminence le Cardinal Jean Zerbo, il a salué les progrès réalisés dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation et le leadership du chef de l’Etat à la tête du G5 Sahel. Il a également salué le soutien exprimé par le chef de l’Etat lors de son intronisation en tant que Cardinal.
«Tout le monde a remarqué la présence de la délégation malienne à Rome composée des membres du gouvernement et des leaders musulmans. Toute chose qui traduit l’effectivité du caractère laïc de notre pays», a-t-il déclaré. Le cardinal Zerbo a aussi demandé au président Kéita de lutter contre l’injustice sociale, la corruption, la spéculation foncière, l’ensablement du fleuve Niger. Il a regretté les actes de prises d’otages dont sont victimes les étrangers dans notre pays, notamment le cas de la sœur Gloria enlevée alors qu’elle a consacré sa vie à aider les plus faibles au Mali.
Quant au Pasteur Yattara de la communauté protestante, il a indiqué que 2018 ouvre une nouvelle page de l’histoire pour notre pays sous le leadership du président de la République. Pour lui, les revendications sociales ne doivent pas s’ériger en licence pour fouler au pied les lois et les règlements établis par la République.
En réponse, le chef de l’Etat s’est réjoui de l’accomplissement de cet exercice républicain qui traduit tout le respect qu’il accorde aux valeurs ancestrales qui font la singularité de notre pays. Ibrahim Boubacar Kéita a, d’abord, fait observer une minute de silence en la mémoire des Maliens disparus en mer méditerranéenne le 7 janvier dernier et à toutes les victimes de ces dernières années. Il a, ensuite, remercié ses interlocuteurs pour le conseil et pour leur intérêt à la vie de la nation. Cela, a-t-il dit, justifie sa volonté de vouloir institutionnaliser dans la Constitution, l’implication de ces légitimités. La lutte contre la corruption occupait aussi une place de choix dans le projet de révision constitutionnelle avec l’instauration de la Cour des comptes, a ajouté le président Kéita.
Pour le chef de l’Etat, les interpellations formulées requièrent une reprise vigoureuse de l’autorité de l’Etat qui seule permet de sécuriser le citoyen. Il trouve que la souplesse à la liberté d’expression a ouvert la voie à toutes sortes de calomnies au détriment du bon sens. Toutes choses qui ont causé du tort au prestige dont devait bénéficier notre pays. «La loi sera désormais appliquée avec toute la rigueur qui y sied, cela en toute équité», a averti le président de la République qui a conclu en renouvelant ses vœux de santé, de bonheur et de prospérité pour tous les fils et filles du pays.

Lougaye
ALMOULOUD

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