jeudi 14 décembre 2017

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Visite du ministre Malick Alhousseini à Kayes : DES REPONSES AUX BESOINS EN EAU ET EN ENERGIE

L’objet de cette visite était de faire l’état des lieux de la desserte en eau potable et en électricité dans la première région

Le ministre de l’Energie et de l’eau, Malick Alhousseini, a lancé, samedi dernier dans la commune rurale de Koniakary (région de Kayes), les travaux d’extension/réhabilitation du projet « Mobilisation des ressources en eau – réalisations d’adduction d’eau potable et assainissement dans les centres ruraux et semi-urbains des régions de Kayes, Koulikoro et Mopti ». Accompagné d’une forte délégation, il a aussi inspecté, du 5 au 7 août dernier, l’état des lieux de la desserte en eau potable et en électricité de la région de Kayes.

Cette cérémonie de lancement, faut-il le rappeler, procède du Programme présidentiel d’urgences sociales 2017 – 2020. L’objectif est de faciliter « l’accès à l’eau (sur les plans géographique et financier) des populations à faibles revenus par la multiplication des aménagements et des points d’eau, y compris en milieu urbain et semi urbain : là où les populations, déjà en difficulté, payent l’eau 4 à 5 fois plus cher qu’un abonné ordinaire. »

Le  projet  « Mobilisation des ressources en eau, de réalisation d’adductions d’eau potable et d’assainissement dans les centres urbains ou semi-urbains des régions de Kayes, Koulikoro et Mopti » est cofinancé par l’Etat du Mali et la République fédérale d’Allemagne (à travers la KFW) pour un coût global de 21 milliards de Fcfa. Il porte sur la réalisation de 423 forages dont 235 forages productifs avec un débit supérieur ou égal à 5 m3/h dans la région de Koulikoro. Il verra la réalisation de 40 systèmes d’adduction d’eau potable dans la région de Koulikoro et 10 dans la région de Mopti. Aussi, seront réhabilités 20 anciens centres dans la région de Koulikoro, 3 dans la région de Mopti et 8 dans la région de Kayes.

Dans ce même cadre, 200 latrines publiques vont être réalisées dans les centres de santé, écoles, marchés, 1300 latrines familiales et 1000 puisards dans les régions de Koulikoro et Mopti. Pour la bonne gestion de ces ouvrages, des formations sont organisées sur la gestion partagée de l’eau, impliquant les collectivités locales, les opérateurs privés ou associatifs, l’Etat et les usagers.

Les travaux d’extension/réhabilitation dans la région de Kayes concernent 8 centres, à savoir : Aourou, Djataya, Fégui, Maréna Diombougou, Mahina, Koniakari, Sébekoro et Ségala. « L’entreprise AGIRE est attributaire du marché pour un montant de 463 290 500 Fcfa et un délai de 8 mois », a indiqué le ministre dans son allocution.

Après Koniakary, le ministre a visité la station de production d’eau potable de Kayes. Ici, le chef de production de la station (d’une capacité de 13 700 m3 d’eau/jour) a précisé que les travaux sont en phase de finition. « L’adduction d’eau de Kayes, dont les travaux sont en cours, a un problème de filtres. Ce problème résulte de la conception », a constaté le ministre. Avant de préciser : « La réception ne peut pas se faire pour le moment sans un audit technique des ouvrages ».

Le ministre Malick Alhousseiny a bouclé sa visite de terrain à Kayes et dans les localités environnantes par la commune de Bafoulabé. L’objectif était d’apprécier  l’état des lieux de la desserte en eau potable et en électricité. Conduisant la visite, le chef de production de la station de pompage de la localité a fait visiter à Malick Alhousseini le forage et le groupe électrogène de 22 kW.

Selon le directeur national de l’hydraulique, Yaya Bocar, l’alimentation en eau potable de Bafoulabé est assurée par un forage d’un débit de 8 m3 par heure et équipée de pompe immergée avec un système de pompage hydrique (thermique et solaire). Le seul forage produit environ 160 m3 d’eau/jour en 16 heures de pompage. « Les besoins journaliers des 5 000 habitants sont estimés à 200 m3 d’eau/jour », a-t-il précisé.

Le système de l’adduction d’eau potable comprend : un forage d’un débit de 8m3 par heure, un château d’eau métallique de 100m3 sur 7m de hauteur, une pompe doseuse de type Dosa pro non fonctionnelle, un réseau d’adduction et de distribution de plus de 4 000 mètres linéaires pour 198 branchements dont 13 bornes fontaines publiques. Parmi les 13 bornes fontaines, seules 5 sont fonctionnelles et les 8 autres se trouvent dans des zones où des branchements particuliers sont presque dans toutes les concessions, a confié Yaya Bocar.

A sa suite, le maire de Bafoulabé, Kandé Doucouré a plaidé pour la reprise totale des adductions d’eau potable (AEP) par la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP) et la Société malienne du patrimoine de l’eau potable (SOMAPEP). Il a aussi sollicité l’extension de la fourniture d’électricité à certains villages du cercle. « Des usines se sont installées dans la commune. Les coupures d’électricité se multiplient. Ces usines, trop gourmandes en électricité, contribuent beaucoup au développement communautaire », a-t-il argumenté.

En réponse aux demandes, le ministre a sollicité les autorités de Bafoulabé afin de mettre  un terrain à la disposition de la SOMAGEP et de la SOMAPEP qui vont bientôt s’occuper de la gestion commerciale de l’adduction d’eau potable de la commune. « Le problème d’eau de la commune de Bafoulabé sera pris en compte.  Concernant  l’électricité, la ville est  raccordée au réseau interconnecté à partir de l’OMVS et l’EDM-SA est déjà en place », a conclu Malick Alhousseini.

Abdourhamane TOURE

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