jeudi 17 août 2017

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Suspension du Mali : LA FIFA DOIT SE DEFENDRE

La Fédération internationale de football association (FIFA) va donc devoir se défendre dans le dossier de suspension du Mali. Hier, le Tribunal arbitral du sport (TAS) a, en effet, jugé recevable la requête du Comité provisoire de normalisation du football (CONOR) et intimé l’ordre à la FIFA de lui communiquer le nom de ses avocats au plus tard  le 18 avril.

La nouvelle est tombée hier en début de soirée et a été accueillie avec un grand soulagement par le CONOR qui avait envoyé des émissaires en Suisse pour saisir le TAS sur la suspension du Mali. «C’est une grande victoire pour le CONOR, désormais, le TAS reconnaît le CONOR comme organe de gestion du football malien. Je ne suis pas surpris de cette décision parce que la requête déposée par nos conseils était claire et très solide. La levée de la suspension du Mali n’est plus qu’une question de jours», a commenté un membre du CONOR qui a requis l’anonymat. Dans la correspondance N°5075 FEMAFOOT c. FIFA datée du 12 avril et adressée à toutes les parties, le TAS écrit : «Par la présente, j’accuse réception de la déclaration d’appel déposée le 6 avril 2017 par la Fédération malienne de football (le CONOR, ndlr) auprès du Tribunal arbitral du sport contre la Fédération internationale de football association à l’encontre de la décision rendue par le Bureau du conseil de la FIFA le 16 mars 2017. Une copie de la déclaration d’appel et de ses annexes est jointe à la présente à l’attention de l’Intimé, par courrier. Conformément à l’article S20 du Code de l’arbitrage en matière de sport (le Code), applicable à la présente procédure arbitrale, cette dernière a été attribuée à la Chambre arbitrale d’appel du TAS et sera conduite selon les articles R47 ss. Du Code».
Après avoir indiqué que l’Appelante a payé le droit de greffe (environ 600000 F cfa) conformément aux articles R48 al. 2 et R64.1 al. 1 du Code,  l’instance suprême du sport mondial précise que «le fait que, s’agissant d’une affaire disciplinaire à caractère international, la présente procédure arbitrale sera gratuite conformément aux articles R65.1 et R65.2 du Code».
Le courrier du TAS poursuit : «je prends acte de la désignation par l’Appelante des conseils en qualité d’arbitres. Conformément aux dispositions de l’article R53du Code, l’intimée (la FIFA) est invité à désigner un arbitre sur la liste du TAS disponible sur le site www.tas.cas.org dans un délai de dix (10) jours dès réception de la présente correspondance, par courrier». Pendant cette même période et conformément aux dispositions de l’article R51 du Code l’Appelante (la FEMAFOOT représentée par le CONOR, ndlr) doit produire un «mémoire contenant une description des faits et des moyens de droit fondant l’appel, accompagné de toutes les pièces et offres de preuves qu’elle entend invoquer, à défaut de quoi l’appel sera réputé retiré». Dans ce document, le CONOR devra indiquer le nom des témoins, en incluant un bref résumé de leur témoignage présumé, et des experts avec mention de leur domaine d’expertise, qu’il entend faire entendre et formulera toute autre offre de preuve. Les éventuels témoignages écrits doivent en principe être déposés en même temps que le mémoire d’appel, mais si le CONOR considère sa déclaration d’appel comme valant mémoire, il en informera le TAS dans le même délai de dix jours.
Une copie de ce mémoire d’appel sera transmise à la FIFA dès sa réception par le Greffe du TAS, et l’instance dirigeante du football mondial sera invitée à soumettre son mémoire de réponse dans un délai de 20 jours. Mais le TAS prévient : «le TAS note que l’Appelante déposera une requête d’effet suspensif de la décision attaquée parallèlement à son mémoire d’appel. Dès réception de ladite requête d’effet suspensif, et conformément aux dispositions de l’article R37 du Code, l’Intimée (la FIFA, ndlr) sera invitée à faire part de sa position au TAS au sujet de cette requête».
Boubacar THIERO

Championnats anglais et espagnol : COMME DES VASES COMMUNICANTS

27 mai 2009, stade olympique de Rome. Il reste vingt minutes à jouer dans la finale de Ligue des champions entre le FC Barcelone et Manchester United. À l’approche de la surface mancunienne, Xavi Hernández lève la tête et caresse le ballon, qui s’en va atterrir sur le crâne de Lionel Messi.
Le petit argentin a anticipé l’offrande, au contraire d’une défense anglaise totalement dépassée, et voit sa reprise de la tête mourir dans le petit filet d’Edwin van der Sar. 2-0 pour le Barça, une victoire assurée et la fin d’une époque.
Un an plus tôt, Manchester United arrachait la coupe aux grandes oreilles face à Chelsea, pour une finale 100% Premier league en guise d’apogée pour un championnat qui avait placé au moins une équipe en finale de 2005 à 2009. Au lendemain de la défaite de Rome, l’Angleterre ne verra même pas les demi-finales de l’édition 2010 remportée par l’Inter Milan.
Le début d’un rééquilibrage européen que l’auteur anglais Jonathan Wilson, connu outre-Manche pour son ouvrage Inverting the Pyramid et sa revue The Blizzard, attribue plus à un retour des grandes puissances continentales qu’à une baisse de niveau anglais. « À l’époque de l’âge d’or anglais, Barcelone, le Réal, le Bayern Munich n’étaient pas au niveau qui est le leur aujourd’hui. Même le Barça de 2006 qui l’emporte sur Arsenal. Donc nos clubs ont dominé, car ils comblaient un vide. » Depuis 2009, Pep Guardiola a lancé une révolution du jeu en Catalogne, le Réal a retrouvé son ADN européen, et le Bayern est redevenu un rouleau compresseur sans état d’âme.
Quand l’Angleterre a vu se retirer une génération d’exception avec Steven Gerrard, Frank Lampard ou Paul Scholes, et par la même occasion a vu ses locomotives rentrer dans le rang. «Dans les années 2000, on avait vraiment quatre équipes au-dessus en Angleterre. Manchester United avec Sir Alex Ferguson, Arsenal avec Arsène Wenger à son pic, Liverpool avec un Rafa Benítez ayant l’ADN des coupes, et Chelsea avec de lourds investissements et l’héritage du travail de José Mourinho».
Or, avec l’explosion des droits télé ou l’arrivée de nouveaux riches, l’échiquier anglais s’est complexifié. «L’arrivée de Manchester City a en quelque sorte rompu l’équilibre, la Premier league est devenue plus dense, plus compétitive, et donc on a commencé à avoir plus de roulements dans les équipes qualifiées en champions. Or, c’est quasi impossible de briller en C1 sans avoir l’expérience de la jouer chaque année».
Surtout, quand le Bayern Munich ou le FC Barcelone claquent les valises sur leurs scènes nationales et font ainsi le plein de confiance pour les joutes continentales, les écuries de Premier League dépensent au contraire beaucoup d’influx physique et nerveux tous les week-ends.
« En Angleterre, chaque match est une bataille, même à Middlesbrough, alors que les plus grands clubs espagnols ont parfois des victoires 6-0 sur lesquelles elles se régénèrent au lieu de s’épuiser. Les gros clubs anglais laissent beaucoup d’influx dans les joutes nationales, et donc quand ils arrivent dans les gros matchs de LDC, ils n’ont plus forcément ce qu’il faut. » D’autant plus que pour beaucoup de clubs, le championnat et ses droits télé faramineux deviennent prioritaires sur la Ligue Europa, « voire la Ligue des champions elle-même malgré le prestige » , soutient Wilson.
« Alors que les clubs espagnols ont l’intelligence de jouer à fond la Ligue Europa, comme Séville ou l’Atlético de Madrid, et que cela permet de progresser très vite pour ensuite tenir la route en Ligue des champions. » À part Chelsea en 2012 en tant que reversé de la C1, aucun club anglais n’a d’ailleurs brillé dans la « petite » compétition européenne depuis des lustres.

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(1) Commentaire

  1. TOM

    Vous ne voyez pas sur la correspondance du T.A.S qu’il y a une usurpation de titre: le Comité de normalisation a déposé sa requête sous le nom de FEMAFOOT alors que cette instance est dissoute. C’est encore un mensonge gros comme une montagne que beaucoup ne voient pas. Que Dieu sauve le Mali

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