SPORTS

PostHeaderIcon Transfert : David Villa au FC Barcelone

Le président du FC Valence, Manuel Llorente, a officiellement annoncé mercredi le transfert de son prodige en Catalogne, contre une enveloppe d’environ 26 milliards de Fcfa

Transfert : David Villa au FC Barcelone

Dans les tuyaux depuis plusieurs mois déjà, le transfert de David Villa au FC Barcelone est désormais officiel. La réunion du conseil d’administration du FC Valence a entériné l’affaire. Le club catalan s’est attaché les services du goleador espagnol contre un chèque de 40 millions d’euros (environ 26 milliards de F cfa). Son salaire avoisinerait les 7 millions d’euros (environ 4,5 milliards de F cfa) bruts par an selon El Mundo Deportivo. En proie à une dette abyssale estimée à 110 millions d’euros (environ 72 milliards de F cfa), Valence s’est résigné à laisser partir sa star âgée de 28 ans. Un énorme coup sur le marché des transferts pour le Barça qui débauche là le Pichichi des saisons 2006, 2007 et 2009. Un vrai buteur qui a inscrit la bagatelle de 98 buts en cinq saisons en Liga. Joan Laporta, président du club catalan, conclut son deuxième mandat sur un coup de maître puisqu’il damne le pion à quelques belles cylindrées européennes comme le Réal Madrid, Chelsea ou Manchester United. Tous ces clubs qui ont, un temps, fait les yeux doux au meilleur buteur du dernier Euro (4 buts). En vain. Son arrivée en Catalogne coïncide avec la baisse de régime de Zlatan Ibrahimovic. Recruté à l’Inter Milan l’été dernier contre 46 millions d’euros (environ 30 milliards de F cfa) et Samuel Eto’o, le Suédois ne s’est jamais vraiment intégré au schéma de jeu du Barça, son manque de mobilité s’est parfois avéré être un vrai handicap notamment en demi-finale de la Ligue des champions face à l’Inter Milan. Pep Guardiola l’a même relégué sur le banc en fin de saison lui préférant le jeune Bojan. Le profil plus tonique de Villa correspond davantage aux caractéristiques recherchées par le coach des champions d’Espagne. De son côté, Villa se retrouve face au plus grand défi de sa carrière. Roi incontesté du FC Valence, il ne sera qu’une étoile parmi tant d’autres dans la galaxie Blaugrana. Une situation inédite qu’il faudra apprendre à gérer.

*******

Mondial 2010 : J-21

LES 23 ESPAGNOLS

Vicente Del Bosque, sélectionneur de l’Espagne, a communiqué hier la liste des 23 joueurs qui participeront à la Coupe du monde. Victor Valdés (Barcelone) ira bel et bien en Afrique du Sud, le sélectionneur ayant décidé d’écarter au dernier moment le troisième gardien de la Roja depuis des mois, Diego Lopez. De Gea (Atletico) ne fait pas partie des 23. En défense, Azpilicueta (Osasuna) a été écarté sans surprise. En attaque, ce sont Negredo et Güiza qui payent l’arrivée fracassante du jeune barcelonais Pedro. Llorente a été gardé pour le poids et la hauteur qu’il peut apporter devant. Indispensable devant la défense lors du titre remporté à l’Euro 2008, Marcos Senna ne fait même pas partie de la liste, tout comme son coéquipier de Villarreal Santi Cazorla. C’est la jeune révélation de l’année du côté de Bilbao, Javi Martinez, qui s’est fait une place dans un entrejeu terriblement compétitif. Si l’on compte David Villa comme Barcelonais, cela fait huit joueurs du Barça qui font le voyage avec Del Bosque. Cinq évoluent au Real.

La liste des 23 Gardiens : Iker Casillas (Real Madrid), José Manuel Reina (Liverpool/Angleterre) et Victor Valdés (FC Barcelone). Défenseurs : Raul Albiol (Real Madrid), Alvaro Arbeloa (Real Madrid), Joan Capdevila (Villarreal), Carlos Marchena (Valence), Gerard Piqué (FC Barcelone), Carles Puyol (FC Barcelone) et Sergio Ramos (Real Madrid). Milieux : Xabi Alonso (Real Madrid), Sergi Busquets (FC Barcelone), Cesc Fabregas (Arsenal/Angleterre), Andrés Iniesta (FC Barcelone), Javi Martinez (Athletic Bilbao), David Silva (Valence) et Xavi Hernandez (FC Barcelone). Attaquants : Jesus Navas (FC Séville), Juan Manuel Mata (Valence), Pedro Rodriguez (FC Barcelone), Fernando Llorente (Athletic Bilbao), Fernando Torres (Liverpool/Angleterre) et David Villa (Barcelone).

Le mystÈre Égyptien Pourquoi l’Égypte gagne-t-elle toujours la CAN et ne va-t-elle jamais à la Coupe du monde ? C’est un mystère. Seulement deux phases finales, en 1934 et 1990, c’est ridicule pour un football aussi stable que puissant, avec peut-être les deux meilleurs clubs du continent : le National et Zamalek, les grands du Caire. Sans compter des générations de joueurs talentueux, bons physiquement et matures tactiquement. Ahmed Hassan, l’actuel meneur de jeu, en est un magnifique ambassadeur. Pour en avoir parlé à des Égyptiens, je ne vois qu’une explication : la nature égyptienne. C’est un pays très fier de ses racines et de son histoire, à juste titre, mais qui aurait tendance à vivre en vase clos, voire en autarcie. Et qui cultive parfois une certaine suffisance, voire arrogance vis-à-vis de ses voisins, qui en échange ne l’apprécient guère. Objectivement, l’Égypte possède la meilleure sélection africaine, elle vient de remporter trois CAN d’affilée, ce qui n’était jamais arrivé. Mais ce trait de caractère lui joue des tours, comme en novembre 2009 face à l’Algérie...

WENGER VOIT L’ESPAGNE Arsène Wenger a un avis autorisé sur la sélection anglaise pour l’imprenable vue qu’il a à longue d’année sur le banc de touche d’Arsenal. Dans les habits de consultant de TF1, le manager général des Gunners s’est risqué à un pronostic -argumenté-, mercredi soir. « Les Anglais en rêvent, ils y croient toujours en début de compétition, ils vont souvent assez loin, et ils sont sortis en huitième ou en quart », a cruellement rappelé le technicien français. « Pour cette génération, c’est maintenant ou jamais. Les Gerrard, Lampard ont 29, 30 ans. Dans quatre ans, ce sera trop tard. Je les place quand même dans le deuxième lot de favoris. Dans le premier, il y a deux, trois équipes, ceux qu’on connaît : le Brésil est la seule équipe qui peut gagner sur un autre continent, même si pour moi il est un peu moins fort. Et le grand favori, c’est l’Espagne », a-t-il ajouté.

Les tireurs-feinteurs au pilori L’International Board a souvent du mal à faire bouger ses lignes. Mais avant la Coupe du monde, le garant des lois du football a décidé d’évoluer sur un sujet au moins : les penalties. A savoir, en Afrique du Sud, lorsqu’un tireur prend sa course d’élan avant de frapper un penalty, il ne pourra en aucun cas marquer un temps d’arrêt. Au risque de recevoir un carton jaune et, bien évidemment, de devoir retirer le coup de pied de réparation. Les gardiens des trente-deux nations s’en félicitent déjà. Cristiano Ronaldo et autres feinteurs beaucoup moins...

CRITIQUES L’ancien attaquant des Bleus Youri Djorkaeff a égratigné Raymond Domenech dans une interview au Parisien. Pour l’ancien joueur du PSG, « Domenech a galvaudé la fonction de sélectionneur. » « Quand je vois que des marques de grandes distribution font leur campagne de publicité sur le fait de rembourser les consommateurs si les Bleus remportent la Coupe du monde, je suis scandalisé« , explique Youri Djorkaeff. « ça nous donne une image de loser ! Mais voilà, on a un sélectionneur qui veut faire rire tout le monde. Du coup, c’est devenu une mode, même les sponsors s’y mettent. Déjà qu’on a pas de résultats, il est désastreux en communication.«  Autre coup de canif dans la stratégie du sélectionneur, la non-sélection de Patrick Vieira, coéquipier de Djorkaeff en bleu en 1998 : « S’il y avait eu 24 joueurs au top de leur forme, Vieira n’aurait pas eu sa place dans cette liste. Or, sur les 24 joueurs, plus des trois quarts ont été blessés assez longtemps cette saison. Je ne comprends pas comment il peut se priver d’un homme comme Vieira, vu son palmarès, son expérience et tous les efforts qu’il a fournis pour revenir dans la course. »

***

LE MONDIAL ENTACHé DE SOUPÇONS DE CLIENTELISME

Les convoitises suscitées par les marchés géants du Mondial-2010 en Afrique du Sud ont donné lieu à une seule grosse affaire de corruption connue mais les soupçons de clientélisme, fléau croissant dans le pays, abondent. Les "méga-événements" présentent toujours le risque de "pots-de-vin, fraudes et extorsion", écrit l’Institut pour les études de sécurité (ISS) dans un livre intitulé "Joueur et arbitre : conflits d’intérêt et Mondial-2010". En Afrique du Sud, ce danger semble s’être concrétisé lors de la construction du stade de Nelspruit (est) pour un milliard de rands (100 millions d’euros). Le président du conseil d’agglomération, Jimmy Mohlala, avait dénoncé des malversations lors de l’octroi du marché aux entreprises sud-africaine Basil Read et française Bouygues Travaux Publics. Un rapport indépendant a étayé ses propos et, en février 2009, les autorités provinciales limogeaient l’équipe municipale. Un an plus tard, Jimmy Mohlala était abattu à son domicile par deux hommes armés et cagoulés. Une enquête de police a été ouverte. Aussi gênant soit-il, ce dossier reste isolé. L’Afrique du Sud a dépensé près de deux milliards d’euros pour accueillir la grand-messe sportive, mais peu d’enquêtes ont été ouvertes et elles concernent surtout des petits marchés, comme celui d’un stade d’entraînement à Mthatha. "Les programmes d’infrastructures de la Coupe du monde ont été plutôt propres dans la majorité des cas", estime Anthony Butler, professeur de Sciences politiques à l’Université de Witwatersrand à Johannesburg. Selon lui, la fête du ballon rond a plutôt illustré les problèmes de clientélisme qui, sans être illégaux, pourrissent le climat des affaires en Afrique du Sud. "Il semble y avoir une croissance importante du népotisme autour des marchés publics. A tous les niveaux de gouvernement, les contrats semblent être déterminés par les relations politiques, personnelles, familiales... plutôt que par une compétition ouverte", dit-il. C’est également la préoccupation de l’ISS, qui cite le stade de Durban (sud-est) d’un coût de 3,1 milliards de rands (environ 196,5 milliards de F cfa). "Bien qu’il n’y ait aucune preuve de corruption, la construction du nouveau stade a bénéficié de manière extrêmement concentrée à de grandes entreprises du BTP (...) et à l’élite politique locale", selon l’Institut. En Afrique du Sud, plus de 50.000 fonctionnaires sont également dirigeants d’entreprises et en 2006, plus de 600 millions de rands de marchés publics (environ 40 milliards de F cfa) leur sont revenus (ou à leurs époux), selon un rapport officiel. Le Congrès national africain (ANC, au pouvoir) promet régulièrement de s’attaquer à ces +tenderpreneurs+, un terme justement inventé en Afrique du Sud pour désigner ces hommes d’affaires qui bâtissent des fortunes en emportant des appels d’offres grâce à leurs réseaux politiques. A cause d’eux, le pays ne cesse de reculer dans l’index de Transparency international sur la corruption ressentie par les milieux d’affaires. L’Afrique du Sud, classée 34e sur 180 en 2000, est tombée au 55e rang en 2009. Face à cette collusion, "de nombreux leaders de l’ANC sont horrifiés. Mais en même temps, un grand nombre d’entre eux sont eux-mêmes compromis", souligne Anthony Butler. À commencer par le président Jacob Zuma. Depuis son arrivée au pouvoir il y a un an, il ne cesse de prôner la fermeté contre les hommes politiques véreux. Mais, quelques semaines avant son sacre électoral, il était encore inculpé pour corruption. La justice avait abandonné les poursuites in extremis pour vice de forme.