STADE DU 26 MARS

PostHeaderIcon Tournoi d’inauguration du Stade du 26 Mars : Les aigles raniment le feu sacré.

Vendredi 12 octobre : vive le stade du 26 Mars et surtout, bravo les Aigles et la légion "pros" qui inaugurèrent en fanfare l’arène. Bassala Touré et ses compagnons dominèrent 2/0 l’Afrique du Sud, réconfortant un public plutôt déboussolé jusque là et suscitant une euphorie prometteuse pour la CAN à venir.

Tournoi d’inauguration du Stade du 26 Mars : Les aigles raniment le feu sacré.

Face à des Bafana-Bafana constitués essentiellement de joueurs locaux et souvent dépassés, les Aigles au collectif embryonnaire -et pour cause, c’était la première sortie de ce groupe là- purent se contenter de flambées individuelles pour faire la différence. Leurs deux buts revêtirent ce cachet avec un débordement et un centre en retrait de Bassala Touré pour Dissa (27è) et un service millimétré de Djibril Sidibé pour Alfousseiny Karembé (83è). Les 50 000 spectateurs du stade du 26 Mars ne demandaient d’ailleurs pas la lune à nos représentants, juste de prouver que nous avions un effectif capable de livrer honorablement bataille durant la CAN. Ils eurent satisfaction. Adama Coulibaly "Police" et Ibrahim Thiam s’en sortirent avec les honneurs dans l’axe, Abdoulaye Camara "Bako" confirma ses qualités défensives et ses lacunes dans la relance tandis que Cédric Kanté, après avoir "flotté" par moments en première mi-temps, produisit un quart d’heure impeccable en seconde. Cette période fut d’ailleurs la meilleure des Maliens avec une occupation dans toute la largeur du terrain et une circulation de balle si soignée qu’elle fit par moment oublier d’aller au but. Djibril Sidibé s’affirma comme un élément précieux dans la récupération et la relance et évolua un cran au dessus de Mahamadou Diarra Djila et surtout de Seydoublen toujours en proie à ses démons individualistes. Soumaïla Coulibaly céda parfois lui aussi à la tentation du solo au détriment des services attendus par Dissa et Bassala Touré. Ce dernier, par contre, a atteint une maturité qui le désigne comme le patron de l’équipe. Toutes ses accélérations furent produites au bon moment pour désaxer la défense sud-africaine et mettre ses partenaires en bonne position comme ce fut évident sur le but réussi par Dissa. Les Sud africains tentèrent de répliquer par Khauleza, Mkahalele et Masinga (peu en jambes) mais ne prirent vraiment jamais pied dans la partie. Ephraïm Mashaba, le coach sud africain, le reconnut en complimentant les Aigles pour avoir "emballé contre toute attente la partie d’entrée de jeu", et avoir joué le match amical comme "une finale de coupe". La seconde rencontre contre les Lions de l’Atlas dimanche, promettaient d’être plus disputée car, 48 heures plus tôt, les Marocains avaient impressionné (2/0) devant une athlétique Gambie. Boubacar Diarra dit Becken de Fribourg en Allemagne, qui avait ostensiblement manifesté son mécontentement de n’avoir pas joué la première rencontre fut aligné d’emblée, tout comme Vincent Doukantié, David Coulibaly, Sammy Traoré, Dambou Traoré, Mamadou Bagayoko, Sékou Sangaré et le portier Abdoulaye Diakité qu’on n’avait pas ou peu vu vendredi. Ibrahim Thiam, le capitaine Soumaïla Coulibaly et Bassala Touré figuraient comme les "permanents" (un dans chaque ligne) de cette équipe profondément remaniée. Poussés par une ambiance exceptionnelle et motivés par un adversaire visiblement doué, les Aigles ouvrirent le score sur un superbe coup franc de Vincent Doukantié (8è). Les poulains de Humberto Coelho réagirent immédiatement sous l’impulsion du capitaine Ben Mahmoud Rachid et égalisèrent trois minutes plus tard sur leur premier corner, le libéro Bekkari Adil catapultant le cuir dans les filets de Abdoulaye Diakité. La partie était lancée et sans être rayonnante surtout en défense où les latéraux Sékou Sangaré et Sammy Traoré souffraient face à la vivacité des attaquants marocains, l’EN s’imposa en milieu de terrain. Vincent Doukantié et David Coulibaly mobiles et collectifs, ne cessèrent de ratisser les balles et de proposer des solutions à Bassala Touré et Mamadou Bagayoko en attaque. Constance payante puisque cinq minutes après l’égalisation, Doukantié servit Bassala Touré qui perça sur flanc gauche. Sur son service au premier poteau, Bagayoko surgit pour placer de la tête, le ballon hors de portée du portier Benzekri Idriss. Les Aigles entreprirent de construire, faisant circuler le ballon mais l’équipe marocaine bien regroupée, luttait sur chaque ballon, restait hermétique et attentive à la moindre possibilité de contre. Bassala, blessé, céda sa place à Seydou Kéita. La rentrée du "Lorientais" ne nous facilita pas les choses. Seydoublen qui n’a pas le tranchant et la simplicité de Bassala, entreprit de couvrir du terrain, d’attirer tous les ballons, sans vraiment que cette activité n’éclaire le jeu de l’EN. Faute de se créer de franches occasions de but, celle-ci n’en poursuivit pas moins sa domination au milieu de terrain, contraignant jusqu’à la pause l’adversaire à demeurer sur le qui-vive. Les rentrées échelonnées de Abdoulaye Camara Bako, Mahamadou Dissa, Adama Coulibaly "Police" et Mohamed Diarra Djila (à la place respectivement de Sammy Traoré, Soumaïla Coulibaly, Ibrahim Thiam et Dambou Traoré) stabilisèrent la défense après la pause mais sans améliorer la tenue d’ensemble du team de Romano Matte. Le danger se fit par moments pressant, portés par des Marocains revenus plein de jus des vestiaires. Mais au fil des minutes ces bonnes dispositions se transformèrent en mauvaises intentions. Un choix malheureux qui incita les Lions de l’Atlas à mettre de côté la technique qui était leur meilleure arme pour multiplier les semelles et les brutalités si flagrantes que Boucetta Idriss finit par faire voir rouge à l’arbitre Seydou Keita. Il restait alors une dizaine de minutes à jouer dans un match qui avait grandement perdu de sa saveur lorsque les Marocains eurent perdu leur sang-froid à commencer par un banc de touche qui se refusa de tout commentaire après la rencontre, si ce n’est une diatribe sur l’arbitrage. Pour les Aigles le tournoi est une réussite -le second match de la soirée a vu l’Afrique du Sud et la Gambie se neutraliser 2/2- non tant sur parce qu’ils ont gagné mais sur ce qu’ils ont révélé de leur potentiel. Et aussi du travail qui attend Henri Kasperczak. Celui-ci devra bâtir un collectif dans lequel devront se fondre les individualités sans abdiquer de leur personnalité. Le matériau est là mais pas encore l’équipe.

Vendredi 12 octobre Mali-Afrique du Sud 2-0 - Buts de Mahamadou Dissa (27è et Alfousseini Karembé (83è). Bon sifflet de Moussa Kanouté, Seydou Traoré et Modibo Coulibaly. Mali : Hamet Diallo, Cédric Kanté (Sékou Sangaré), Adama Coulibaly, Ibrahim Thiam, Mahamadou Diarra, Bassala Touré, Soumaïla Coulibaly (cap) (Alfousseini Karembé), Djibril Sidibé (Dambou Traoré), Seydou Kéita, Abdoulaye Camara, Mahamadou Dissa - Entraîneur : Romano Matte. Afrique du Sud : Paul Evans, Tshepo N’Tswane, Nasief Morris, Hilton Jordan, Phil Masinga (cap) (N’Kosimatmi Nhleko), Jimmy Khauleza (David Radebé), Peter Rabolélé, Helman N’Khalélé, Molefe Motloung, David Kannemayer, Sibusiba Mazibula (Goodman Mazibuka), entraîneur : Ephraïm Mashaba Dimanche 14 octobre Mali-Maroc : 2-1 - But de Vincent Doukantié (8è), Mamadou Bagayoko (16è) Mali ; Bekkari Adil (11è) pour le Maroc. Expulsion de Boucetta Driss (81è). Arbitrage moyen de Seydou Kéita assisté par Dramane Danté et Moussa Bendeka Diabaté Mali : Abdoulaye Diakité, Boubacar Diarra, Vincent Doukantié, David Coulibaly, Sammy Traoré (Abdoulaye Camara), Sékou Sangaré, Ibrahim Thiam (Adama Coulibaly), Dambou Traoré, Bassala Touré (Seydou Kéita), Mamadou Bagayoko, Soumaïla Couliba (cap) (Mahamadou Dissa) - Entraîneur : Romano Matte Maroc : Benzekri Driss, Ben Mahamoud Rachid (cap), Romani Akram, Bouab Ali, Qassami Omar (Boucetta Driss), Kharbouch Mohamed, Kaïssi Abdelkrim (Mouataz Hassan), El Assas Otman, Bekkari Adil, Rachid Roki. Entraîneur : Humberto Coelho (Portugal).