Roger Federer qui a atteint lundi les quarts de finale de l’US Open, où il rencontrera le Suédois Robin Soderling, aura une petite revanche à prendre sur l’homme qui avait mis fin à sa série record de 23 demi-finales d’affilée en Grand Chelem, en juin à Roland-Garros.
Le Suisse a dominé l’AllemandJurgen Melzer (N.13) en 8e de finale 6-3, 7-6 (7/4), 6-3 et n’a toujours pas perdu un set à New York. L’actuel N.2 mondial ne compte qu’une seule défaite contre le Suédois (N.5), pour douze victoires depuis 2004. Mais quelle défaite ! Elle avait mis fin à une série légendaire, qui restera peut-être comme le record le plus difficile à battre de Federer : en six ans, de l’édition 2004 de Wimbledon à l’édition 2010 de l’Open d’Australie, le Suisse a remporté 14 de ses 16 titres du Grand Chelem, disputé six finales et atteint trois fois les demi-finales, sans jamais le moindre accident de parcours, ni forfait. Ivan Lendl qui détenait ce record avant lui, s’était arrêté à dix demi-finales consécutives... « Robin est vraiment très fort depuis deux ans, il va finir dans le Top 5 à la fin de l’année, a indiqué Federer. Je l’avais battu en quart de finale ici l’an passé après un match difficile, je m’attends à la même chose. Il n’y a pas de secret entre nous. » « C’est toujours une super sensation de jouer contre les meilleurs du monde, se réjouit Soderling. C’est pour des matches comme ça que tu t’entraînes. Mais je pense que n’importe quel joueur du Top 10 peut battre Roger. » L’autre quart de finale du bas de tableau opposera Novak Djokovic (N.3) au Français Gaël Monfils (N.17). Le Serbe a déroulé 6-3, 6-4, 6-1 face à l’Américain Mardy Fish (N.19) alors que le Français Gaël Monfils (N.17) a eu raison en trois sets également de son compatriote et ami Richard Gasquet dans un duel spectaculaire (6-4, 7-5, 7-5). Le quart de finale entre Djokovic et Monfils semble très ouvert, car le Français est en grande forme physique, comme l’a montré ses prouesses défensives face à Gasquet, et le Serbe a toujours du mal à gérer la chaleur. « On est de la même génération, on a grandi ensemble, dit Djokovic. Gaël a des éclairs de brillance. S’il commence à bien jouer, il peut battre n’importe qui. Il est si rapide et athlétique qu’il peut renvoyer beaucoup de balles ».