Notre pays a pris part du 3 au 9 mars à Tijuana (au Mexique) au Tournoi mondial de qualification pour les Jeux olympiques Juniors qui se dérouleront à Singapour en août 2010 et aux 8è Championnats du monde Juniors de Taekwondo.
Les deux compétitions étaient prévues pour les athlètes âgés de 14 à 17 ans. Chaque délégation participante devait présenter 10 combattants dans les catégories olympiques soit 5 garçons et 5 filles pour le Tournoi mondial de qualification pour les Jeux Olympiques de Singapour et le double des athlètes pour les Championnats du monde juniors. Mais faute de moyens, le Mali n’a pu envoyer que deux combattants tous sociétaires de la salle du Stade omnisports Modibo Kéita : Toumani Diabaté (moins de 78 kg) et Khadidiatou Issac Coulibaly (moins 49 kg). Après avoir dominé un Vénézuelien par KO en 1/8è de finale, Toumani Diabaté a cédé en 1/4è de finale face à un Libanais. Moins expérimentée que son coéquipier, Khadidiatou Issac Coulibaly elle, a été éliminée dès le tour initial. Une vingtaine de pays ont pris part aux deux compétitions. Seule l’Égypte a obtenu sa qualification pour les Jeux Olympiques de Singapour d’août 2010, tandis que la Tunisie a décroché une médaille de bronze chez les Juniors. L’échec des combattants maliens s’explique surtout par le manque de compétition et d’expériences. La non participation aux compétitions internationales ne favorise pas le renforcement des capacités de nos athlètes, expliquent les responsables de la Fédération malienne de Taekwondo (FEMAT). Les combattants maliens sont confrontés à des handicaps majeurs comme le manque d’équipements appropriés notamment les plastrons électroniques, nouveaux matériels de combat. Le port de ces équipements est devenu obligatoire dans les compétitions internationales. Pour mémoire, les plastrons électroniques coûtent 12.400 dollars (environ 6.076.000 Fcfa) par équipe nationale. L’autre facteur qui a pénalisé la délégation malienne a été le temps de récupération trop court. L’équipe nationale devait passer par Paris pour obtenir le visa du Mexique trois jours seulement avant le début des compétitions. Arrivé à Mexico City, la délégation a directement mis le cap sur Tijuana la ville qui devait abriter les compétitions. Après un vol de 3 heures de temps, l’équipe n’a eu qu’une demi journée de récupération, car la pesée des athlètes était prévue dans l’après-midi. On connaît la suite : nos deux combattants sont revenus bredouilles. En revanche, l’Open de Hollande s’est bien déroulée pour notre pays avec la médaille d’argent obtenue par Ami Doumbia qui réside en France. Notre compatriote a remporté cette médaille après avoir dominé successivement Skocic Dijana (Croatie), Cukurlu Sirmagül (Allemagne) et Dinc Songul (Turquie). En finale, Ami Doumbia s’est inclinée devant la Française Gwladys Epangue, championne du monde en titre qui l’a emporté 5-3.