Les Blancs rêvent de succéder au palmarès de la compétition aux Égyptiens du National Al-Alhy
La super coupe d’Afrique est une compétition qui a été créée en 1992 et qui oppose le vainqueur de la Ligue des champions au détenteur de la coupe CAF. Depuis 1995, elle se joue sur un seul match et sur le terrain du vainqueur de la Ligue des champions. Jusqu’en 2003, elle opposait le vainqueur de la Ligue des champions au vainqueur de la défunte coupe des coupes. Le premier club qui a remporté le trophée est l’Africa sport d’Abidjan qui s’est imposé au WAC du Maroc aux tirs au but 5-3 après un nul de 2-2. Le tenant actuel est le National Al Ahly d’Égypte qui l’a emporté 2-1 face au CS Sfax de Tunisie lors de la dernière édition. Si le Stade fut la première équipe malienne à remporter un trophée continental, il est aussi le premier club malien à disputer une super coupe d’Afrique. Les Blancs auront donc à coeur de devenir le premier club du pays à inscrire leur nom au palmarès du prestigieux trophée. Pour atteindre cet objectif, l’équipe de Sotuba pourra compter sur une belle armada offensive qui a inscrit 21 buts en 9 journées de championnat. Mais le jeu un peu décousu des vainqueurs de la dernière coupe CAF laisse encore à désirer. Le club qui a fait rêver tout le pays la saison passée avec son attaque de feu pourra-t-il rééditer son exploit face à un adversaire totalement inconnu des joueurs et du coach Djibril Dramé ? "J’ai vu pas mal de leurs matches en Ligue, c’est une équipe très bien organisée, très disciplinée techniquement qui se connaît bien dans un schéma offensive classique en s’appuyant sur une très bonne animation", répond le technicien de Sotuba. Pour ce match, le manager Djibril Dramé sera encore privé des services du milieu de terrain Cheick S. Touré et de l’ancien goléador du CSD Cheibane Traoré. Les Blancs savent qu’ils doivent élever leur niveau de jeu pour espérer battre les Congolais dans leur fief. Si les Blancs gardent le même état d’esprit, ils ont des raisons d’y croire. Mais face à une équipe bien en place défensivement comme on a pu le remarquer lors de la Ligue des champions, la mission stadiste s’annonce difficile pour les nôtres. Djibril Dramé en est plutôt conscient : "le groupe est en reconstruction. Je sais très bien qu’à Lumumbashi l’exigence est très importante, mais il y a des étapes que l’on doit passer, même dans la difficulté. Ce groupe doit continuer à avancer. Les joueurs se connaissent de mieux en mieux, ils développent affinité et complicité. Surtout il y a une prise de conscience de chacun des exigences de haut niveau. C’est vrai que nous ne sommes pas à l’abri des rechutes. Je suis satisfait du début de saison, les jeunes ont affiché un bel état d’esprit ces derniers matches, où ils ont fait preuve de caractère pour arracher des résultats", analyse notre interlocuteur. Malgré donc l’inexpérience de son équipe, le coach stadiste ambitionne de réussir un match plein, surtout au niveau de la qualité du jeu.
Dimanche 21 février à Lubumbashi TP Mazembé-Stade