Né le 10 juillet 1946 à Zabiza en Pologne, Henri Kasperczak débute au Legia de Varsovie en 1966 puis passe à Stall Mlelec où il restera 10 ans avec un titre de meilleur joueur de Pologne en 1976.
Il figure dans le milieu de terrain de l’équipe nationale de Pologne qui se classe 3è de la Coupe du Monde de 1974 en Allemagne avec les Deyna, Lato, Gadocha, Tomaszewski, Szarmach et Boniek. Après la Coupe du monde 1978, Henri Kasperczak quitte sa Pologne natale (avec déjà un Master Degree de préparateur physique) pour la France et le club de Metz où il termine sa carrière professionnelle. Recommandé par feu Jean Snella, un des entraineurs les plus respectés de l’époque, il prend la direction de Metz à l’âge de 33 ans. Il remporte avec les Messins la Coupe de France en 1984, emmène le Matra Racing Paris à la finale de la même compétition en 1990, atteint avec Montpellier les quarts de finale de la coupe d’Europe des clubs vainqueurs de coupe, fait remonter en 1ère division Saint-Etienne et Strasbourg. En 1991, il est sacré meilleur entraîneur en France. Muni de ces brillants états de service, Kasperczak débarque en 1993 sur notre continent pour coacher les Éléphants de Côte d’Ivoire lors de la phase finale de la CAN 94. Il obtient alors, à notre avis, son résultat le plus probant sur le continent puisque les Ivoiriens sont séduisants, ne cèdent aux Nigérians qu’aux tirs au but en demi-finale et privent les Aigles du podium lors du match de classement. Les Tunisiens qui avaient complètement raté "leur" CAN voient en lui l’homme qu’il leur faut pour remonter la pente. Et c’est le cas puisque sous sa direction la Tunisie est finaliste deux ans plus tard en Afrique du Sud (après un parcours qui débuta au pas pour s’achever au turbo). A la CAN du Burkina, c’est moins brillant puisque le onze de Kasperczak est stoppé en quart de finale mais la Tunisie s’en console facilement car elle est qualifiée pour le Mondial français vingt ans après sa première participation dans cette épreuve en Argentine. Malheureusement pour le technicien, la campagne française est une catastrophe. Les Tunisiens sont battus par la Colombie (0/1) puis par l’Angleterre (0/2). Le palmarès de Kasperczak est oublié et des accusations pour "manque de résultats" et aussi de "professionnalisme", fusent. L’entraineur se voit notamment reprocher de s’être casé à Bastia (D1 française) avant même le début du Mondial et de ne s’être pas concentré sur la compétition. Kasperczak quitte la Tunisie pour la Corse où la malchance le poursuit. Son séjour ne dure que de juillet à octobre 1998 et il est, à nouveau remercié pour mauvais résultats. Le Franco-polonais s’expatrie une nouvelle fois et pose son sac dans les installations de Al Wasl, un club des Emirats Arabes Unies. Ce sont cette fois les Marocains qui viendront le chercher après la démission du Français Henri Michel dans la foulée de l’élimination des Lions de l’Atlas de la 22è édition de la CAN. En mars 2000, Henri Kasperczak prend la direction du onze marocain mais n’arrivera pas à convaincre dans les éliminatoires de le la Coupe du monde 2002 (match nul avec la Namibie). Il est rapidement remplacé par le Portugais Humberto Coelho. Aux dernières nouvelles, Henri Kasperczak entrainait le club de Shenyang en Chine.