CAN 2002

PostHeaderIcon Retransmission télévisée : La réalisation déjà au top

Nos amis de l’Office nous excuseront certainement si nous leur disons que jusqu’à ce vendredi 12 octobre, les téléspectateurs faute d’alternative subissaient ce que la télévision nationale leur proposait : un dispositif chiche en cameras, une réalisation tâtonnante et une déconcentration coupable qui éclipsait souvent des moments essentiels d’une rencontre.

Retransmission télévisée : La réalisation déjà au top

Combien de fois n’avons-nous dû accepter cette très courte explication "Nous ne pouvons malheureusement montrer à nos téléspectateurs les images de cette action" ? Or sous l’impulsion d’une chaîne comme Canal + la réalisation en matière de football a en quelques années sauté allégrement les paliers de la qualité. Elle a compris que le vrai amateur de ballon rond ne veut pas seulement regarder, il exige aussi de tout voir : aussi bien le fugitif qui lui a échappé que l’essentiel qui doit lui être disséqué. C’est à cela que servent le replay et la multiplication des cameras, lorsqu’ils sont intelligemment utilisés. Devant son poste téléviseur, le spectateur ne retrouve sans doute pas l’incomparable communion qui fait le plaisir du supporter, mais il en apprend parfois plus que son homologue assis dans les tribunes. C’est ce grand plaisir des belles, des bonnes et des intelligentes images que l’ORTM a offert à son public ce week-end. Tout ce que les quatre rencontres avaient pu générer d’intéressant fut plus que correctement restitué. Et comme on pressent que la couverture ne fera que s’améliorer au fur et à mesure que se rapprochera le jour de l’ouverture de la CAN, on peut déjà oser un jugement. Les téléspectateurs de l’édition 2002 de la Coupe d’Afrique des nations seront plus gâtés que ceux de 2000 du point de vue de la couverture télévisuelle. Il restera alors à combler deux souhaits. Primo, que la qualité du commentaire malien (qui ne s’est pas défait des tics de la retransmission radio et qui n’est guère analytique) se hisse au niveau de celle des images. Et que les équipes qualifiées aient elles aussi le sens du spectacle. Mais ceci est une histoire dont l’intrigue n’appartient pas à l’ORTM.