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PostHeaderIcon LE GHANA POURRA-T-IL TENIR SON RANG ?

Aucun Africain en général et Ghanéen en particulier n’a oublié la soirée du vendredi 2 juillet 2010 au Soccer city de Johannesburg. Ce soir là en Afrique du Sud, Ayew Pelé et ses frères ont rendez-vous avec l’histoire, pour une première participation africaine en demi-finale d’une Coupe du monde.

LE GHANA POURRA-T-IL TENIR SON RANG ?

Mais onze Uruguayens déchaînés brisent le rêve de tout un continent africain mobilisé derrière les Blacks stars. Au terme d’un match historique, inoubliable et d’une intensité rare, l’Uruguay qui retrouve les demi-finales de la Coupe du monde 40 ans après le Mondial 1970 au Mexique, a dominé le Ghana aux tirs au but (1-1, 4 t.a.b. à 2), après être passé à deux doigts de la défaite puisque Gyan a manqué un penalty à la fin de la prolongation. Pour autant, les Ghanéens ne baissent pas les bras et sont d’ailleurs dopés par un parcours si historique. Ils repartent très vite en campagne, avec en point de mire cette fois la qualification pour la CAN 2012. Pour y parvenir, la Fédération ghanéenne de football opte une fois encore pour l’expertise Serbe. Un nouveau technicien Goran Stevanovic, (sélectionneur adjoint de la Serbie-Monténégro de 2003 à 2006), a remplacé son compatriote Milovan Rajevec parti en septembre après avoir mené le Ghana en quarts de finale du Mondial 2010, en Afrique du Sud. Le technicien serbe reste donc fidèle au groupe bâti par son aîné et qui a brillé au mondial africain. Expérience, talent, efficacité, l’équipe du Ghana ne manque pas d’atouts. Elle réalise un parcours exceptionnel lors des éliminatoires, cinq victoires et un nul, en six rencontres. Le Ghana a survolé avec la même force de caractère, son groupe des éliminatoires, en terminant premier. Les poulains de Goran n’ont juré que par 2 à 3 buts dans un groupe constitué par le Congo Brazza, le Soudan et le Swaziland. Le Soudan qualifié au titre de meilleur deuxième, est la seule équipe du groupe ayant contraint le Ghana au score nul vierge à Khartoum, avant de s’incliner (0-2) à Kumasi. Les Blacks stars ont donc inscrit un total de 13 buts pou seulement un encaissé. Le niveau de confiance des ces étoiles noires d’Afrique, sera relevé avec la constitution des convives de cette édition Equato-gabonaise. Parmi lesquels, les Blacks stars seront les seuls à se targuer d’un statut de quadruple champions d’Afrique, (1963, 1965, 1978 et 1982). Les Blacks stars ont été surnommés à juste raison « brésiliens d’Afrique », après leur large victoire 6-2 devant la Côte d’Ivoire le 2 mai 1971, ce qui constitue la plus large défaite des Éléphants de leur histoire. L’épopée du football senior ghanéen s’est estompée en 1982, avec la génération du « golden boys », Abdul Razack Karim, l’actuel entraîneur du Stade malien de Bamako. Depuis les Blacks stars n’ont plus brillé, à fortiori amélioré le bilan comptable en trophées de la CAN. Rien d’étonnant pour que les Blacks stars arborent la casquette de favoris théorique pour cette aventure Equato-gabonaise. Le secteur offensif est le joyau de cette équipe. En pointe Gyan profite toujours de l’excellent travail de ses camarades de couloirs Prince Tagoe (Partizan Belgrade/Serbie), Dominic Adiyiah (Partizan Belgrade/Serbie), Emmanuel Clottey (Berekum Chelsea). Emmanuel Agyemang-Badu et André Ayew Derek Boateng, Sulley Muntari et Kevin Prince Boateng, se partagent le rôle de récupération. Derrière les titulaires en place, et de nombreux jeunes de talent dressent le bout de l’oreille. C’est le cas de John Mensah, John Paintsil, Samuel Inkoom, Jonathan Mensah, Daniel Opare, Lee Addy Le Ghana 2012 semble suffisamment costaud pour jouer les premiers rôles dans cette CAN. Sa grande discipline collective et son bloc défensif cohérent qui compense une attaque encore balbutiante, sont des atouts sûrs. Au moment donc de faire face au destin qui leur promet d’écrire une nouvelle page de l’histoire du peuple Ashanti dans une CAN, l’excellent gardien Richard Kingson et ses partenaires, ne doivent être animés que d’une seule volonté : « hisser le drapeau ghanéen sur le toit de l’Afrique ». Pour réaliser ce défi, les hommes du sélectionneur serbe, Goran Stevanovic doivent éviter de se mettre la pression. Ils doivent se dire tout simplement qu’ils ont déjà fait enter leur pays dans l’histoire du football mondial en 2010 et qu’ils ne doivent pas se priver de l’enrichir en franchissant d’autres paliers. Le sélectionneur des Black stars, Goran Stevanovic, est conscient que ses joueurs seront favoris pendant l’épreuve et espère qu’ils sauront assumer leur statut. « Nous avons une équipe très compacte, avec un esprit de corps très élevé, avance-t-il. Depuis que je suis là, j’ai rabâché à mes joueurs qu’il leur fallait adopter une attitude de champions (…). Je veux rapporter la coupe au Ghana, voilà trente ans que le pays attend ça ! », a déclaré le technicien serbe à nos confrères de France Football. Meilleure sélection de l’année en Afrique, le Ghana a toutes les chances de remporter le titre continental en 2012. « Nous allons tout faire pour aller à cette compétition dans de très bonnes dispositions et la remporter. C’est le seul et unique objectif qu’on peut se fixer quand on va à une telle compétition », estime André Ayew Pelé. « On a tous les moyens. Le Ghana est une grande équipe. Nous sommes un groupe soudé qui joue ensemble depuis quelques années. La force de notre équipe ne repose pas seulement sur les individualités, mais sur le collectif. Et je pense qu’à ce niveau, on n’a pas de soucis particuliers à se faire. Nous avons les moyens à tous les niveaux de remporter cette CAN 2012. Le pays a envie de revivre les sensations d’un sacre africain. C’est une motivation supplémentaire pour nous parce que le peuple du Ghana attend ce trophée depuis trente ans », ajoute le 3e meilleur joueur africain de l’année 2011. Pour gagner leur pari, les Black stars devront franchir des obstacles majeurs qui se nomment Aigles du Mali et Syli national de la Guinée dans un groupe D qui compte aussi le surprenant et imprévisible Botswana. Dépositaires historiques d’un football offensif à la limite du romantisme, le Ghana présente aujourd’hui un nouveau visage : celui d’une équipe solide, technique et rapide devant mais qui préfère laisser jouer son adversaire pour mieux le piéger en contre. Mais les Blacks stars, à l’instar d’autres supposés hyper-favoris comme les Eléphants ivoiriens, les Lions marocains et sénégalais, ne sont pas à l’abri de mauvaises surprises. Les « starlettes » peuvent se révolter.

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LES 22 ARBITRES DE LA CAN

Arbitres

Maillet Eddy (Seychelles)

Seechurn Rajindraparsad (Île Maurice)

Abdel Rahman Khalid (Soudan)

Bennett Daniel Frazer (Afrique du Sud)

Benouza Mohamed (Algerie)

Diatta Badara Senegal

Koman Coulibaly (Mali)

Gassama Bakary Papa (Gambie)

Alioum Neant (Cameroun)

El Ahrach Bouchaib (Maroc)

Doue Noumandiez Desire (Côte d’Ivoire)

Lemghaifry Aly (Mauritanie)

Jedidi Slim (Tunisie)

Haimoudi Djamel (Algerie)

Otogo-Castane Eric Arnaud (Gabon)

Sikazwe Janny (Zambie)

Nampiandraza el Moussa (Madagascar)

Grisha Ghead (Egypte)

Assistants

Hassani Bechir (Tunisie)

Damoo Jason Joseph (Seychelles)

Edibe Peter Elgam (Nigeria)

Menkouande Evarist (Cameroun)

Champiti Moffat (Malawi)

Range Aden Marwa (Kenya)

Siwela Zakhele Thusi (Afrique du Sud)

Kabanda Felicien (Rwanda)

Birumushahu Jean-Claude (Burundi)

Bouende-Malonga Richard (Congo)

Ogbamariam W. Angesom (Erythrée)

Doumbouya Aboubacar (Guinée)

Moussa Yanoussa (Cameroun)

Yeo Songuifolo (Côte d’Ivoire)

Camara Djibril (Sénégal)

Achik Redouane (Maroc)

Vinga Theophile (Gabon)

Balla Diarra (Mali)

Etchiali Abdelhak (Algerie)

Bootun Balkrishna (Île Maurice)

Shaanika David (Namibie)