L’Essor : Quels commentaires vous inspire la qualification des Aigles pour les demi-finales de la CAN ?
Joseph Antoine Bell : Les Aigles ont joué comme je m’y attendais. Ils n’ont pas tremblé, ils ont eu beaucoup de sang-froid et se sont appuyés sur ce qu’ils savent faire et ils ont su le faire jusqu’au bout. Même quand ils ont été menés, ils ont continué à jouer leur jeu, ils ont égalisé pour ensuite aller chercher la qualification dans la séance des tirs au but. Ils auraient pu ne pas se qualifier, mes commentaires seraient en tout cas les mêmes. Je crois que le Mali a eu aujourd’hui le mérite de ne pas trembler, à aucun moment les Aigles n’ont changé leur manière de jeu. En plus, ils ne sont pas rendus totalement imperméables.
L’Essor : Êtes-vous surpris par cette qualification quand on sait que le Mali n’était pas parmi les favoris ?
Joseph Antoine Bell : Je ne suis pas surpris par cette qualification. Personnellement, j’ai toujours dit que le Mali avait un problème à régler, à savoir se reposer sur un jeu collectif digne d’une équipe. C’était le cas aujourd’hui. Certes, les Aigles auraient pu ne pas se qualifier, mais je le répète encore, même si c’était le cas, je n’aurai pas fait de reproches particuliers à l’équipe dans la mesure où il y avait cette volonté de jouer ensemble.
L’Essor : Comment voyez-vous la demi-finale contre la Côte d’Ivoire qui fait figure d’épouvantail ?
Joseph Antoine Bell : Oui, la Côte d’Ivoire est favorite de la CAN et le Mali se retrouve au pied de l’Everest. Mais il ne faut pas oublier que mêmes les plus hautes montagnes du monde ont été un jour escaladées. Après ce qu’ils ont montré aujourd’hui (dimanche face au Gabon, ndlr) les Aigles ont le droit de rêver et de croire en leurs chances pour cette demi-finale contre les Eléphants de Côte d’Ivoire.