PostHeaderIcon Italie : LE MILAN AC FAIT PEAU NEUVE

Le club lombard a fait signer, coup sur coup deux renforts de poids : le Suédois Ibrahimovic et le Brésilien Robinho

Italie : LE MILAN AC FAIT PEAU NEUVE

C’est un Milan sans Ibra et sans Robinho qui a fessé Lecce (4-0) pour le compte de la première journée de Serie A. Le 4-3-3 de Massimiliano Allegri, nanti d’un Ronaldinho des grands soirs qui a presque rappelé celui de 2006 avec le Barça, ne semblait pas du tout perfectible, du moins, offensivement. Pourtant, ce sont deux recrues offensives de choix qui viennent de rallier la Via Turati et auxquelles on ne peut que promettre le titulariat par décret. Mais prenons les deux recrues au cas par cas. D’abord Zlatan Ibrahimovic. Son arrivée s’avère finalement loin d’être abracadabrante. Il s’imbriquerait parfaitement dans le 4-3-3 lombard en tant que pointe centrale et a déjà évolué ainsi au Barça avec un certain succès (21 buts en 44 matchs toutes compétitions confondues). Le géant suédois va peser de tout son poids sur les défenses et son jeu en déviations fera briller ses équipiers et perturbera ses adversaires. Pato pourra enfin profiter d’un véritable pivot devant et trouver des espaces entres les lignes pour s’exprimer. Pour ce qui est de l’incorporation de Robinho, c’est déjà beaucoup plus épineux. L’ex joueur de Santos est connu pour son affinité à jouer à gauche et à repiquer dans l’axe et s’était exprimé à ce poste avec un certain succès avec le Real Madrid (c’est d’ailleurs à ce poste de pointe gauche du trident que le Barça a longtemps cherché à le recruter afin d’en faire le successeur de Thiery Henry). Seulement voilà, il y a, à priori, embouteillage. C’est Ronaldinho qui devrait évoluer à cet endroit du pré à Milan et si les prestations de l’ancien parisien restent du même tonneau que face à Lecce, Robinho risque fort de se faire des ampoules, enkysté sur le banc à ruminer ses années madrilènes… Sauf si Allegri décide d’opérer un changement dans son dispositif, un changement qui n’est pas sans risques. Premièrement, cela risque de diminuer le rendement de Ronaldinho et c’est la dernière chose qu’Allegri voudrait : briser la courbe ascendante vers la rédemption de son leader technique. Deuxièmement, cette tactique laisserait à Pirlo et à Ambrosini (enfin surtout à Ambrosini) toute la charge défensive. Robinho et Pato ne sont pas Pandev et Eto’o, les deux joueurs ne sont pas réputés pour se sacrifier allégrement aux basses besognes défensives. Ce serait par ailleurs du gâchis… Les latéraux Luca Antonini et Gianluca Zambrotta/Sokratis Papastathopoulos seraient exposés à d’énormes courants d’airs et dans ces cas-là, c’est toute l’équipe qui s’enrhume.