En 2008 au Ghana comme en 2010 en Angola, la sélection nationale a été éliminée dès le tour initial
Après donc Yaoundé 72, Tunisie 94, Mali 2002, Tunisie 2004, Ghana 2008 et Angola 2010, les Aigles vont participer à leur 7è coupe d’Afrique des Nations en Guinée Equatoriale et au Gabon. L’objectif est de dépasser le premier tout pour effacer les déceptions des précédentes éditions (CAN 2008 et 2010) où les Aigles ont été éliminés au tour initial. El Hadji Mahamane Traoré (24 ans, 15 sélections) et ses coéquipiers doivent mettre les atouts de leur côté pour effacer l’échec de 2010 et revenir dans le classement de 4 meilleures nations que notre pays a abandonné depuis 2004. Pour arriver là, il faudrait d’abord passer le premier tour. « Notre élimination au premier tour en 2010, n’est pas totalement digérée. 2010 reste un échec. On n’a pas fait ce qu’il fallait : après le 4-4 initial contre l’Angola, on a battu le Malawi (3-1) mais, entre temps, on avait perdu contre l’Algérie (0-1), un match qu’on devait gagner. On a dominé mais on n’a pas gagné... Le Mali est toujours une bonne équipe sur le papier mais on n’arrive pas à se mettre au niveau du côté des résultats. En 2010, on devait passer. Cette année, il faudra tout mettre en œuvre pour passer au second tour », affirme El Hadji Mahamane Traoré. « Aller le plus loin possible. Passer au second, c’est un minimum : on ne peut pas rester sur l’échec de 2010. La finale ou la victoire, ce serait génial mais on n’a pas un groupe facile. Tout le monde, au Mali, rêve de remporter cette CAN. Les gens ne nous font pas confiance mais nous ferons tout pour prouver que nous avons les moyens de rivaliser avec les meilleurs », ajoute le milieu de terrain des Aigles. Le joueur du FC Metz que le groupe est « mentalement solide et techniquement bon. Physiquement aussi. Je pense qu’on a vraiment un groupe équilibré qui peut nous emmener loin. Même si on a du mal à gagner à l’extérieur. Mais à la CAN, tout le monde est à l’extérieur », ajoute El Hadj Mahamane qui est international depuis 2005. L’objectif est fixé, l’ambition et la détermination sont là. Mais ces deux facteurs vont-ils suffire aux Aigles ? Les choses vont partir d’une bonne préparation aussi bien physique que technique et tactique. Pour que cette équipe puisse faire une bonne campagne, il faut une préparation digne de nom. Ne dit-on pas que : « Qui veut aller loin ménage sa monture ». Une bonne préparation est impérative pour toutes les équipes qui veulent faire une bonne participation. L’atteinte de l’objectif passe nécessairement par la mise en place d’une équipe compétitive. Après 19 mois de travail, Alain Giresse doit avoir un groupe solidaire et soudé pour mettre en place un système de jeu basé sur le collectif. Vu les résultats des éliminatoires et des matches amicaux, il reste encore du travail pour l’encadrement des Aigles surtout en défense. Le but égalisateur de Patrick Wleh (90è +2 min) lors de la dernière journée des éliminatoires Liberia-Mali (2-2) reste encore vivace dans les esprits. En absence de certains cadres comme Adama Coulibaly dit Police, Frédéric Kanouté, Mohamed Lamine Sissoko « Momo », Mahamadou Diarra dit Djila pour diverses raisons, Seydou Keïta (32 ans, 45 sélections) et Cédric Kanté (33 ans, 27 sélections) ont la lourde responsabilité de tirer la sélection nationale relativement jeune vers le haut. Cédric Kanté étant en défense, c’est donc le joueur du Barça, Seydou Keïta qui sera le chef d’orchestre de l’équipe sur le terrain. L’organisation technique et tactique tournera autour de lui. C’est donc une responsabilité pour le vainqueur de l’édition 2011 du mérite sportif du Comité national olympique et sportif du Mali. Les Maliens attendent du Catalan qu’il prouve cette récompense sur le terrain lors de cette CAN. Le peuple attend donc de Seydou Keïta et ses partenaires, un engagement et une détermination sans faille sur le terrain pour honorer l’image du pays. Le peuple doute de cette équipe après les déceptions de 2008 et 2010. La solidarité défensive et offensive, le collectif, la détermination, l’engagement sont sans doute la clef de réussite des notre équipe nationale à Franceville, au Gabon. Cette sélection version Alain Giresse est considérée comme l’une des plus faibles de l’histoire de notre football. Mais malgré tout les Aigles peuvent faire une bonne CAN à condition qu’ils tiennent compte de certaines vertus et valeurs morales et éthiques vis-à-vis du pays et du peuple. L’échec n’est pas un problème en soi mais il faut que les joueurs s’y mettent et tombent les armes à la main. Il y a de la place pour les Aigles mais il faut qu’ils prennent conscience et partent chercher leur place parmi l’élite continentale. Depuis le 12 janvier, Seydou Keïta et ses coéquipiers sont en préparation à Lomé au Togo. L’encadrement technique va mettre cette dizaine de jours de préparation pour permettre aux joueurs de s’acclimater mais aussi et surtout de mettre en place un collectif permettant au groupe d’atteindre son objectif. « Il y aura une certaine préparation physique parce que les joueurs ont déjà fait une semaine d’entraînement avec leur club respectif. Mais surtout nous allons insister sur notre système de jeu, notre collectif et notre tactique en prévision de nos adversaires. Notre ambition est de mettre tous les joueurs dans un registre de système qui puisse convenir à tout le monde », a indiqué Giresse. Malheureusement, le technicien n’a pas trouvé d’adversaires pour un dernier match amical digne de ce nom.