La carrière de "grand" Dissa débuta en 1993 avec les cadets de l’AS Mandé. Sélectionné chez les Aiglonnets, il participa à un tournoi cadet à Paris puis à la CAN junior de Lagos en 1995.
Localement, sous les couleurs du club de la Commune IV, il se fait redouter des défenseurs et confirme son adresse devant les but. Le Djoliba séduit, lui fait les yeux doux et il déménage à la maison rouge en 96-97. C’est le bon choix car le club gagne le championnat et Yaya est sacré meilleur buteur de la saison. Il frappe alors à la porte de l’aventure professionnelle et débute en Arabie Saoudite. Sa carrière n’est pas indemne de contrariétés puisque le goléador est parfois utilisé comme ... arrière latéral. Une reconversion passagère entérinée même par l’Équipe nationale qui l’utilisera à ce poste en avril 2000 lors des éliminatoires du Mondial contre la Lybie. Cette saison, il gagne la Grèce et retrouve Bassala à Athinaïkos et un poste en attaque. A 26 ans -il est né à Nioro en 1975-, Yaya a gagné en maturité et se plaît en Grèce. "Là-bas, le climat est moins angoissant et j’ai retrouvé mon second souffle après les déboires que j’ai connus dans le Golfe" rapporte-t-il. Mobile, généreux dans l’effort et collectif, Yaya est toujours affûté : Bassala et lui sont les buteurs les plus efficaces du club. Et pourtant Dissa n’a pas crevé l’élan durant la coupe Cabral. Il n’a d’ailleurs inscrit qu’un but, contre la Guinée-Bissau le 5 novembre à Ségou. En demi-finale contre la Gambie, il fut l’objet d’un marquage sans ménagement de Dawda Camara et un coup à la cheville le contraignit à une sortie prématurée. Ce bilan mitigé ne démoralise pas Dissa : "personnellement je viendrai confiant pour la CAN. Nous allons faire mieux qu’en coupe Cabral et tenter de figurer dans le tiercé gagnant". Sa confiance s’appuie sur ses performances avec Athinaïkos où il ne dispute jamais deux rencontres sans inscrire un but. Cette efficacité régulière devrait compter lorsque Kasperczak arrêtera sa liste définitive.