Les cadets de Hérémakono ont infligé une véritable humiliation aux Blancs dynamités 7-0. Quant aux juniors usfasiens, ils ont dominé le CSK par la plus petite des marges
Le Stade malien a subi une véritable raclée (0-7) de la part du Djoliba, mercredi dernier en finale du championnat du District des moins de 17 ans. Au cours de cette rencontre à sens unique, on retiendra surtout le score fleuve réalisé par les Rouges. Les jeunots blancs surpris dès les premiers instants du match, par un but matinal de l’international cadet, Samba Diallo, (4e, 0-1), n’ont jamais réussi à trouver les ressources mentales nécessaires pour sublimer un collectif, demeuré à l’état embryonnaire jusqu’au bout. Car à aucun moment, les cadets du Stade malien n’ont affiché l’envie réelle de contrarier cette constellation d’espoirs sûrs du football malien, produite par le centre de formation de Hèrèmakono. Les bourreaux des Blancs sont certes, le collectif djolibiste, mais particulièrement Samba Diallo et son compère Nouhoum Fané. Le premier après avoir doublé sa mise personnelle, (9e, 0-2) se transformera en passeur pour son complice Nouhoum Fané, auteur du 3e but, (15e, 0-3). Insatiables, les Rouges iront à la pause avec un compteur bonheur qui affichait 4 buts. Samba Diallo est encore passé par là, transperçant toute l’arrière garde blanche, avant de tromper le malheureux portier Gniminou Békaye visiblement dans un très mauvais jour (26e, 0-4). On pensait l’encadrement stadiste inspiré pour soigner, pendant la pause l’usure mentale qui était le principal mal de l’équipe. Mais les Stadistes reviennent des vestiaires avec l’état d’esprit des vaincus avant le combat. Et Samba Diallo et Nouhoum Fané étaient encore là pour corser l’addition. Le second s’offrira le premier but de la 2e période au bout de cinq petites minutes, suite à un caviar de Samba Diallo. Les Blancs chahutés et complètement débordés, vont prendre un sixième but, œuvre de Mamadou Tandjigora, qui chipe le cuir dans les pieds du portier Gniminou, pour le mettre au fond de sa cage, (53e, 0-6). Les Djolibistes lèveront ensuite les pieds, tentant tout simplement d’annihiler les réactions d’orgueil de leurs adversaires. Mais c’était trop exigé à cette équipe stadiste, sur laquelle, personne ne pouvait compter afin qu’elle sauve l’honneur, à fortiori, qu’elle relève le défi. Samba Diallo va d’ailleurs boucler le festival offensif de son équipe, en inscrivant son quatrième but personnel, (90e, 0-7). Dans la finale des juniors disputée en deuxième heure, l’USFAS s’est contentée d’assurer le service minimum face au CSK (1-0). Les jeunes militaires voulaient remporter coûte que coûte le trophée de la catégorie et le but de Sékou Yaya Diallo, (34è min) a suffi au bonheur de l’équipe.
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Le championnat national provisoirement suspendu
Initialement prévue ce week-end, la troisième journée du championnat national a été reportée à une date ultérieure. Dans un communiqué dont copie a été déposée à notre Rédaction, la Fédération malienne de football (FMF) justifie cette suspension du championnat par le déplacement de la sélection nationale junior au Burkina Faso pour participer au tournoi du Cinquantenaire. « Le pays frère du Burkina Faso a émis le souhait de voir une équipe malienne participer au tournoi du Cinquantenaire, dans l’esprit des liens multiséculaires qui existent entre nos deux pays », indique le communiqué de la FMF. « La Fédération malienne de football, en accord avec le ministère de la Jeunesse et des Sports, a décidé de répondre favorablement à cette invitation », poursuit le communiqué de la FMF qui conclue que la nouvelle programmation du championnat sera portée ultérieurement à la connaissance des clubs et du public sportif. Comme son nom l’indique, le tournoi du Cinquantenaire est une compétition organisée dans le cadre du Cinquantenaire de l’accession du Burkina Faso à l’indépendance. Le coup d’envoi du tournoi a été donné le 1er décembre et l’honneur est revenu aux juniors du Faso d’ouvrir le bal contre l’AS Saint-étienne (1-0 pour les étalons juniors). Outre le Burkina Faso, l’AS Saint-étienne et le Mali, Legia de Varsovie (Pologne), America Mineiro de Belo Horizonte (Brésil) l’Égypte, le Cameroun, le Congo et le Ghana (champion d’Afrique junior en titre) participent également à la compétition qui se déroule sur deux sites : Ouagadougou et Bobo Dioulasso.
S. B. TOUNKARA
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Streetball : AUJOURD’HUI LA FINALE
La finale de la 2è édition du tournoi de streetball se dispute aujourd’hui. En prélude à l’événement, le président de l’Association KENE FLE, Seydou Dembélé a organisé hier une conférence de presse à la Maison des jeunes. La rencontre s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités dont le directeur de la Maison des jeunes, Modibo Traoré, la vice-présidente de KENE FLE, Aminata Traoré et les membres de l’Association. Il convient de rappeler que cette 2è édition du tournoi de streetball est organisée en collaboration avec le ministère de la Jeunesse et des Sports, la Fédération malienne de basket-ball, les ligues de basket-ball. D’autres partenaires comme la Maison des jeunes, Afrique Europe Informatique (AEI) et Amnesty International, ont également contribué à l’organisation du tournoi qui regroupe deux ligues cette année : Bamako et Kayes. « Compte tenu de nos finances, nous n’avons pas eu toutes les régions. Nous faisons ce travail avec nos propres moyens et grâce au soutien des sponsors. Pour cette édition, la fédération nous a bien soutenu. En outre, elle a promis de mettre les moyens l’année prochaine pour que les huit régions du Mali puissent participer à la compétition », a indiqué le conférencier. Les quatre équipes de la capitale (Douba de Hamdallaye, Biton de Quinzanbougou, All star de Bagadadji et Phoenix de Sogoninko) s’affronteront en éliminatoires pour désigner le champion de Bamako qui s’expliquera en finale avec l’Amicale de Kayes, précisera Seydou Dembélé. Le streetball est une compétition qui se joue à 3 contre 3 sur un demi-terrain avec un temps mort par équipe et 3 fautes par joueur. Elle a pour but d’unir amateurs et professionnels motivés par les mêmes ambitions. Les rencontres sont dirigées par des arbitres professionnels et se déroulent sur un demi-terrain. Elles se terminent dès que l’une des deux équipes atteignent le score de 6 points. Selon Seydou Dembélé, ce tournoi permet aux jeunes basketteurs de démontrer leurs talents autour d’un spectacle inédit. C’est un tournoi où chacun fait ce qu’il peut sans la pression du coach. « Il n’y a pas de coaching au streetball, le joueur ne reçoit pas de consignes sur le terrain, il n’a que la pression du public sur ses épaules », explique le président de Kéné Flé. Le Mali est le 4è pays en Afrique à pratiquer ce basketball de la rue après l’Afrique du Sud, le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Le vainqueur de cette 2è édition percevra 250 000 F cfa.
Ladji M. DIABY