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PostHeaderIcon Finale de coupe du Mali : QUI REMPORTERA LE TROPHEE DU CINQUANTENAIRE ?

Le Réal et le CSK ont une envie ardente de décrocher le trophée pour plusieurs raisons…

Finale de coupe du Mali : QUI REMPORTERA LE TROPHEE DU CINQUANTENAIRE ?

La Coupe du Mali ne relève pas d’une science exacte. C’est ce qui la rend si spécifique dans le paysage footballistique moderne. Par les valeurs auxquelles elle fait appel, cette compétition conserve un charme à l’ancienne, paradoxalement très rafraichissant. C’est d’ailleurs ce qui fait résister la capricieuse « dame coupe », à l’usure du temps. Le vainqueur à chaque édition donne toujours l’impression d’avoir accompli un exploit qui s’inscrit parfaitement dans la lignée de l’épopée de la coupe. En coupe, (presque) tout devient possible pour celui qui désire la victoire davantage que son adversaire. Dès lors, plus rien ne compte. L’écart d’une division entre les deux équipes, l’avantage du terrain du plus gros des deux, l’infériorité numérique du plus petit pendant 35 minutes, tout ça passe à l’as. Le Réal et le Centre Salif Keïta (CSK) ont tout pour agrémenter samedi après midi, les plus hautes autorités du pays, d’un Cinquantenaire mémorable du football malien au stade Modibo Keïta. Mais encore faut-il la désirer, cette finale sur un plan purement sportif. En tout cas le désir est bien partagé par les deux clubs figurant parmi les rares sur l’échiquier national à produire du beau jeu. Les « Boys » du CSK et plus particulièrement les Scorpions, savent bien la nature du prestige et de l’honneur que confère un trophée national à son vainqueur. Demain sera donc une très grande occasion d’écrire la dernière page des 50 ans de l’histoire du football du Mali indépendant. Puisque comme on le dit souvent : lorsqu’il s’agira de parler de l’histoire du football malien dans les prochaines années, il va falloir citer des équipes et on donnera forcément des noms de joueurs qui ont marqué ces instants de leurs empreintes. Chacune de ces deux équipes a donc le droit de voir loin et de viser le trophée du Cinquantenaire. Si proche, si loin... S’il n’endossait guère un rôle d’outsider en début d’exercice 2009-2010, le Réal est pourtant parvenu à accrocher une honorable place au classement général en fin de saison. Un siège qui, s’il ne lui alloue aucun passe-droit pour l’Afrique, récompense néanmoins l’ensemble des efforts fournis par les protégés de Moussa Keïta dit Dougoutigui, pour parvenir à exister dans cette première partie de tableau. Si les Scorpions ne semblaient pas avoir les armes pour rivaliser avec les ténors de la Ligue1 malienne, ils ont démontré qu’ils avaient de sérieuses ressources pour titiller, voire reléguer au second plan les formations de rang moyen. Les automatismes semblent être mis en place au sein d’un collectif réaliste qui a montré des choses intéressantes à l’occasion de ses matches de coupe du Mali. Cette équipe est capable de tout, du meilleur comme du pire. Mais avec l’envie de décrocher son 10e trophée de la coupe du Mali, un trophée qui vaut autant par sa stature sportive que son symbole d’anniversaire du demi siècle du Mali indépendant, tout s’avère possible pour les Noirs et Blancs. Ces deux formations viennent d’ailleurs de trouver à la coupe du Mali, l’opportunité de décrocher un ticket pour découvrir l’Afrique. Le vainqueur de la finale représentera le football malien à la coupe de la Confédération la saison prochaine. Quel destin d’entraîneur ? Chacune des deux formations n’a de secrets pour Dougoutigui du Réal et le coach Drissa Kanté dit Gorgui du CSK. Ces deux techniciens ont joué un grand rôle dans le parcours de leur club respectif. Adeptes du football total, ces travailleurs acharnés essayent d’inculquer un jeu à base de passes courtes et en mouvement à leur formation respective. Si les deux formations parviennent à retrouver un peu de fraîcheur et des automatismes, il est sûr que le désir de jouer collectivement avec des enchainements ne fera pas défaut au public. Souvent placés mais jamais gagnants, les Centristes qui joueront samedi leur première finale de coupe du Mali, comptent sur la génération emmenée par Cheick Fantamady Diarra pour effacer les frustrations vécues par les grands anciens Seydou Keïta, Mamadou Diarra Djila et Mintou Doucouré. Trois générations de joueurs exceptionnels se sont succédées depuis les années 1993 sans jamais toucher le trophée national. Et paradoxalement, c’est l’équipe possédant peut-être le moins de stars de dimension exceptionnelle qui pourrait enfin s’emparer du trophée en cas de succès face au Réal.

Samedi 31 juillet au stade Modibo Keïta

16h : Réal-CSK