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PostHeaderIcon Euro 2112 : équipe de France, la bataille de l’image

Les choses sérieuses commencent pour l’équipe de de avec le début des qualifications pour l’Euro-2012 contre le Belarus et, surtout, une opération pardon pour reconquérir un pays et se donner une nouvelle image après le désastre du Mondial-2010.

Euro 2112 : équipe de France, la bataille de l’image

A Paris, les murs du métro sont ornés d’une nouvelle campagne d’affichage de la FFF, sans photo de joueur, qui démarre par ces mots sur fond bleu-équipe de France : « L’échec est à jamais gravé, mais il y a un match à gagner ». « Une nouvelle histoire va commencer, et il y a un maillot à porter », est la dernière phrase de cette affiche. Les mots ne suffiront pas. Il faudra des victoires et si possible avec la manière, car le premier adversaire, le Belarus, n’est pas une terreur continentale, coincé à la 78e place du classement Fifa entre la Chine, 77è, et l’Islande, 79è. Mais battre le Belarus serait déjà significatif à plus d’un titre. Les nouveaux Bleus de Laurent Blanc, sélectionneur qui a seulement dix mondialistes dans sa liste, marqueraient ainsi leur différence avec la précédente équipe de , qui s’était inclinée à la surprise générale contre la Chine (voisine du Belarus dans le classement FIFA) à la Réunion en match de préparation du Mondial (1-0). Au delà de l’identité de l’adversaire, il convient tout simplement de l’emporter. Le premier match de Laurent Blanc à la tête de l’équipe nationale s’est soldé en amical par une défaite en Norvège (2-1) : La dernière victoire des Bleus remonte au 26 mai, contre le Costa Rica (2-1) en amical. Le dernier succès en compétition date du 14 novembre 2009 contre l’Eire en barrage aller des qualifications pour le Mondial (1-0/le barrage retour s’était soldé sur un nul). Aborder un premier match de qualification avec un succès, marquerait aussi une rupture avec l’ère Domenech, qui avait débuté les qualifications du Mondial-2010 par un naufrage en Autriche (3-1) il y a deux ans, alors que cet adversaire occupait le 101è rang mondial à l’époque. Ces débuts ratés, dans un groupe jugé facile, avaient représenté une croix à porter jusqu’à un épilogue peu glorieux en barrage retour contre l’Eire, match marqué par la fameuse main de . Cette fois aussi, le groupe D des éliminatoires apparaît largement à la portée des Français, opposés, outre le Belarus, à la Bosnie, au Luxembourg, à l’Albanie et à la Roumanie. Mais les leçons du passé devront servir. Le déplacement à Sarajevo ne sera sans doute pas une promenade de santé, dans une grosse ambiance et un stade propice au match piège, face à une équipe relevée (avec des pensionnaires de L1 comme Spahic et Pjanic, ainsi que des attaquants redoutés en Bundesliga, comme et ). La Roumanie est elle une vieille connaissance qui ne rappelle pas que des bons souvenirs aux Bleus (match d’ouverture piteux à l’, 0-0, par exemple). Il faudra marquer des buts sur le terrain et reconquérir des coeurs en dehors. La bataille de l’image devrait être un peu plus facile à gagner. Mis à part -qui a garni son CV d’un nouveau clash, cette fois à Marseille pour partir à Newcastle- les joueurs gravitant dans les écrans radar de l’équipe de France semblent plus enclins à faire bonne figure, aller vers le public par exemple, sans leurs casques audio sur les oreilles. C’est un début. Laurent Blanc, lui a déjà marqué des points dans les médias : il est disponible et répond à toutes les questions. Il lui faut maintenant des points sur le terrain.