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PostHeaderIcon Disparition de Adama Camara : LE PARFAIT JOUEUR DE CLUB A TIRE SA RÉVÉRENCE

On pourrait dire que ce fut feu Sidi Yaya Koromakan, arrière le plus expérimenté de l’A S Réal aux premières heures de l’indépendance, qui lui a mis le pied à l’étrier à cette époque.

Disparition de Adama Camara : LE PARFAIT JOUEUR DE CLUB A TIRE SA RÉVÉRENCE

Lui, c’était Adama Camara dont la disparition a failli passer presque inaperçu. Mais le nom ne dira pas grand chose, même au public des années 60, si vous n’y ajoutez pas le qualificatif de "Bléni" tout comme ce fut le cas avec l’un de ses prestigieux coéquipiers Ousmane Traoré. Adama Bléni, dont la carrière au Réal s’étendit de 1961 à 1970, a été un pilier de défense des Noirs et Blancs. L’apogée de sa carrière se situa entre 1964 et 1967 et surtout pendant l’inoubliable campagne africaine du Réal en 1966 tout au long de laquelle il constitua, avec Fatogoma Ouattara une charnière défensive centrale au top. On avait loué à l’époque l’attaque du Réal qui avait inscrit 23 buts en 7 matchs avant la finale retour à Abdjan, mais jamais on n’avait souligné la performance défensive qui constitua à n’encaisser que 10 buts dans le même temps. Cette solidité défensive, devenue un label, permit au club de s’installer durablement au plan national en raflant consécutivement quatre coupes du Mali (1966, 1967, 1968, 1969) et cela, après avoir gagné le trophée en 1962 et 1964. Naturellement une telle performance ne pouvait laisser indifférent les sélectionneurs de l’époque, Oumar Sy et Émile Loréal. Ils firent appel à Adama Bléni deux fois, lors de Guinée/Mali en octobre 1966 et Haute Volta/Mali en février 1967. Ces appels tardifs en Équipe Nationale ne réussirent pas à effacer de la mémoire des férus du football, l’image de parfait joueur de club que leur renvoyait Adama Bléni aussi bien associé à Sidi Yaya, qu’à son grand complice Fatogoma. Les deux faisaient vraiment la paire, au point de constituer un point d’encrage que le Réal s’échina ensuite à rechercher pour, finalement l’obtenir au milieu des années 70 avec le duo Pelé/Bété, en l’occurrence Soumaïla Diakité et Mamadou Diawara. Modeste et à la limite affable Adama, qui ne rigolait jamais sur un terrain tant il restait tendu derrière son objectif, a été dans la vie un homme d’un commerce très agréable tant sa simplicité frappait à prime abord. Dors en paix Tiè Blen.