SOCIETE

PostHeaderIcon Soutien aux réformes politiques : DES « AMBASSADEURS » DANS LA SOCIETE

La plate-forme de soutien aux réformes politiques du président de la République Amadou Toumani Touré, a initié dimanche une formation à l’endroit de 300 acteurs de la société civile.

Soutien aux réformes politiques : DES « AMBASSADEURS » DANS LA SOCIETE

La session qui était organisée en collaboration avec le cabinet du ministère de la Réforme de l’Etat, s’est déroulée sur 2 sites : le gouvernorat du district et la mission d’appui aux réformes politiques. Elle était animée par le président de la plate-forme, Baba Dakono, assisté par les techniciens de la mission. L’objectif recherché est de renforcer les capacités des participants dans la maîtrise des réformes politiques. Bien formées, ces personnes seront les « ambassadeurs » de la mission dans les autres segments de la société. Rappelons que c’est la deuxième fois sous la IIIème République que l’Assemblée nationale est saisie d’un projet de loi de révision de la constitution initiée par le président de la République. En effet, en 2000, le premier président de la IIIème République, Alpha Oumar Konaré, après 8 ans d’exercice du pouvoir avait jugé nécessaire de saisir l’Assemblée nationale d’un projet de loi de révision de la constitution afin de combler les lacunes et résoudre les difficultés révélées par la pratique institutionnelle. L’initiative était intervenue après un forum politique national tenu à Bamako du 21 au 29 janvier 1999 qui avait recommandé des modifications de la constitution. Le projet de loi discuté, amendé et adopté par l’Assemblée n’a pas été soumis à référendum pour diverses raisons liées au contexte sociopolitique de l’époque. Les élections générales de 2002 et 2007 ont, à leur tour, mis en évidence des lacunes et insuffisances qui justifiaient une modification de certaines dispositions de la constitution relatives notamment au système électoral, au mode de scrutin, aux délais et calendrier des élections, aux compétences de la cour constitutionnelle. Partant de ce constat et de tant d’autres, dès le début de son second mandat en 2007, le chef de l’Etat a annoncé à la nation le grand besoin d’une réforme constitutionnelle. Dans sa déclaration de politique générale approuvée par l’Assemblée nationale, le Premier ministre indiquait que « le renouveau de l’action publique sera soutenu par l’approfondissement de notre processus démocratique. A cet effet, le président de la République a décidé de confier à une éminente personnalité la mission de réfléchir sur cette question. Le gouvernement accomplira les diligences nécessaires au bon déroulement de cette mission ». Sur la base du rapport du comité d’experts conduit par le ministre Daba Diawara, le président de la République a publié le 19 avril 2010 le projet de réformes pour la consolidation de la démocratie au Mali. Les réformes envisagées concernent une révision de la constitution, la correction de lacunes et insuffisances, des réaménagements institutionnels, des simplifications de procédures, la modification de 30 textes législatifs et réglementaires et l’édiction de 9 nouvelles lois. Les réformes proposées visent, entre autres, à clarifier les compétences des institutions de la République ainsi que les relations entre elles.