Il va améliorer durablement la sécurité alimentaire et nutritionnelle des groupes vulnérables dans les cercles ciblés en favorisant leur accès aux facteurs de production, technologies et marchés
Le commissaire à la Sécurité alimentaire, Yaya Nouhoum Tamboura, a procédé hier, à l’hôtel Massaley, au lancement du programme de sécurité alimentaire et nutritionnelle dans les cercles de Nara et de Nioro. C’était en présence du chargé de la coopération au développement de l’ambassade de Belgique, Luc Risch, et du représentant résident de la FAO dans notre pays, Thierry Ange Ella Ondo. Des responsables de différents secteurs concernés par ce programme et les élus des deux communes bénéficiaires étaient présents. Initié par le Fonds belge pour la sécurité alimentaire (FBSA), ce nouveau programme s’inscrit dans le cadre d’une loi belge autorisant un appui aux zones exposées à une insécurité alimentaire et à la malnutrition comme c’est le cas dans les cercles de Nara et de Nioro du Sahel. Le programme qui bénéficie de l’appui de la FAO, est exécuté dans notre pays par le commissariat à la Sécurité alimentaire en collaboration avec des ONG opérant dans les secteurs de l’eau potable, l’assainissement, la santé, l’éducation, le transport, l’agriculture, la micro-finance, la formation, etc. Doté d’une enveloppe d’environ 15 milliards de Fcfa pour une durée de 5 ans, ce programme répond aux besoins de plus de 421.000 habitants de 27 communes : 11 à Nara et 16 à Nioro. D’où les remerciements du maire de Nioro du Sahel, Kalilou Diakité, aux pouvoirs publics et au Royaume de Belgique pour avoir, de commun accord, élaboré ce programme au profit des habitants des deux localités. « C’est un programme vaste et ambitieux qui répond parfaitement aux besoins de nos populations à ce jour », a assuré l’édile. Le représentant de l’ambassade de Belgique a rappelé les raisons qui ont prévalu à la création du FBSA qui apporte une aide supplémentaire de son pays au nôtre dans le domaine de la sécurité alimentaire dans certaines zones vulnérables. « Combattre une insécurité alimentaire demande une approche multisectorielle », a précisé Luc Risch en invitant tous les partenaires à accompagner la structure nationale chargée de la mise en œuvre de ce programme. Quant au représentant de la FAO, il a situé l’un des enjeux d’un tel programme dans la capacité de la structure nationale de tutelle, c’est à dire le commissariat à la Sécurité alimentaire (CSA) à coordonner et garantir à la fois la synergie entre toutes les interventions et leur inscription dans les priorités nationales en matière de sécurité alimentaire et de lutte contre la pauvreté. Il a jugé que la mise en cohérence, la coordination, le suivi, la supervision, l’évaluation sont autant d’éléments essentiels et de gages de réussite d’un programme qui s’évaluera à son impact réel sur la situation de sécurité alimentaire des ménages et groupes vulnérables au niveau des deux cercles. L’organisme onusien n’intervient pas directement sur le terrain dans l’exécution des différentes composantes du programme. L’action de la FAO consistera à un appui à sa coordination globale notamment à travers un appui institutionnel au CSA, un appui au renforcement de la gouvernance en matière de sécurité alimentaire et un appui suivi-évaluation. « Ce programme multi-acteur de lutte contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition, de par son caractère innovant, une fois exécuté, devrait servir de modèle facilement et avantageusement applicable dans d’autres régions du pays, voire au-delà des frontières nationales du Mali, permettant ainsi de lutter efficacement contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition », a indiqué Thierry Ange Ella Ondo. Appuyant le choix de la zone concernée par ce programme, le commissaire à la Sécurité alimentaire, Yaya Nouhoum Tamboura, l’a inscrit dans le cadre des différentes politiques nationales prioritaires d’accompagnement du gouvernement en direction des communes accusant un grand retard dans l’accès à la sécurité alimentaire durable. Les grandes orientations retenues pour ce programme ont été validées par l’ensemble des acteurs impliqués dans sa mise en oeuvre. Il s’agit, entre autres, de l’atteinte durable d’une sécurité alimentaire et nutritionnelle des groupes vulnérables au Mali, de l’amélioration des revenus de ces groupes, de l’accès aux facteurs de production, aux technologies et aux marchés, du renforcement des capacités de production et de stockage des petits producteurs et groupes vulnérables, etc. Son objectif est d’améliorer durablement la sécurité alimentaire et nutritionnelle des groupes vulnérables dans les cercles ciblés en favorisant leur accès aux facteurs de production, technologies et marchés et en renforçant les capacités de acteurs locaux dans la prise en charge de la sécurité alimentaire dans le développement local.