Notamment de celles susceptibles de s’engager dans un programme de transfert de technologie appropriée pour développer leur marché
L’industrie agroalimentaire qui devrait occuper une place stratégique dans l’économie la sous-région, peine cependant à se développer. Conscient du rôle structurant majeur de ces industries dans le développement et surtout de l’enjeu que représentent leur adaptation et leur modernisation pour l’économie mondiale, le Réseau-pilote d’intelligence collective dénommé Projet-RIC a été crée par les chambres de commerce et d’industrie du Mali, du Burkina Faso et du Togo. Ce projet est conçu comme une action de développement de la culture de l’intelligence économique, c’est à dire l’ensemble des actions coordonnées de recherche, de traitement, de distribution et de protection des informations utiles aux acteurs économiques en vue de la mise œuvre de leurs stratégies individuelles et collectives dans les pays concernés. Les acteurs de ce projet novateur sont réunis à Bamako pour un atelier qui restituera et mettra en commun leurs diagnostics sur l’état de certaines entreprises agroalimentaires des trois pays. La cérémonie d’ouverture de la rencontre à l’hôtel Radisson Blu, était présidée par Mme Cissé Fatimata Kouyaté, trésorière de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, et s’est déroulée en présence du coordinateur du projet, Boubacar Traoré. Pour accompagner l’évolution difficile du secteur agroalimentaire, il est nécessaire de disposer d’un diagnostic faisant ressortir ses forces et ses faiblesses, les menaces pouvant peser sur lui ainsi que son potentiel et ses opportunités de développement. Le projet RIC, bénéficiant de l’appui technique et financier du programme « Pro€Invest » du groupe des Etats ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique) et de la Commission européenne, a pour bénéficiaires finaux les entreprises formelles du secteur de la transformation agroalimentaire susceptibles de s’engager dans un programme de transfert de technologie appropriée pour développer leur marché. Son coordinateur souligne qu’il faut centrer cette expérience pilote sur les entreprises du secteur de la transformation agroalimentaire afin de développer le potentiel d’unités qui font face à une forte concurrence de produits importés. « Le projet RIC est un embryon de grappe d’entreprises. Ce concept innovant fait son petit bonhomme de chemin. Le réseau consulaire de la conférence permanente des chambres africaines et francophones auquel les trois chambres de commerce et d’industrie bénéficiaires du projet appartiennent, en a déjà fait un sujet de réflexion. Les résultats de ce projet qui feront l’objet de capitalisation seront largement diffusés et accessibles aux autres entreprises qui ont pour souci de rester compétitives », a développé Boubacar Traoré. Depuis le lancement du projet à Ouagadougou l’année dernière, des activités ont été conduites. « Dans chaque pays, une équipe technique appelée cellule d’animation et de mutualisation (CAM) a été constituée. Ces CAM constituées de cadres des 3 chambres de commerce et de leurs structures partenaires, travaillent en réseau pour apporter des réponses aux préoccupations des entreprises en termes de management de l’information et de l’innovation. Les membres des CAM ont bénéficié de formations techniques en veille stratégique et en intelligence économique. Ils ont ensuite élaboré un référentiel de veille définissant les grands axes de surveillance », détaille Boubacar Traoré. A ce jour, 45 entreprises pilotes ont été sélectionnées dans les 3 pays. Mme Cissé Fatimata Kouyaté a jugé que le rendez-vous bamakois constituait un tournant décisif qui permettra de restituer et mettre en commun tous les résultats du diagnostic de la maturité de l’innovation dans une entreprise, de la protection de l’innovation, de l’accompagnement au processus d’innovation, des réseaux « innovants » menés dans les 45 entreprises bénéficiaires du projet. Elle a souhaité que la synthèse des travaux fasse ressortir les préoccupations des entreprises en matière de veille stratégie, de management de l’innovation, de transfert technologique et préconise des solutions idoines. La trésorière de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali a remercié le programme Pro€Invest et la Commission européenne pour leur appui aux initiatives du secteur privé.