Dans le cadre de la mise en œuvre de ses activités, le Projet de prévention du Vih-Sida dans les Forces armées du Mali (DOD-FHI/Mali) a tenu sa revue annuelle, mardi à l’hôtel Salam.
La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le général Yacouba Sidibé, représentant le ministre de la Défense et des Anciens combattants. Elle s’est déroulée en présence du coordinateur de la cellule sectorielle de lutte contre le sida du ministère de la Défense, le colonel Elimane Mariko et du représentant de l’ambassade américaine, le Dr Ben Moulaye Haidara. Le projet DOD-FHI est le fruit d’une coopération entre le département américain de la défense et notre ministère de la Défense. La revue annuelle du projet est essentiellement destinée à mesurer le niveau d’exécution du plan opérationnel 2009-2010 en faisant ressortir les points faibles relevés dans la mise en œuvre du projet ; analyser le cadre de partenariat, les contraintes et difficultés rencontrées ; formuler des recommandations pour une poursuite des interventions et valider le plan opérationnel 2011. Aussi au terme de cet atelier de revue du projet, le niveau d’exécution du plan opérationnel sera connu, les succès et les contraintes discutés, des recommandations formulées pour la poursuite des interventions et le plan opérationnel 2011 validé. Le représentant de l’ambassade américaine, le Dr Ben Moulaye Haidara, a expliqué que durant 2010, toutes les activités planifiées ont été réalisées à plus de 90% grâce à l’engagement sans faille des autorités militaires et du département de la défense. Il a souligné cependant que l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Quelques difficultés restent à surmonter. Il s’agit, entre autres, de la lenteur dans la mobilisation des ressources humaines au cours des ateliers, du renforcement d’une ligne budgétaire du ministère de la Défense et des Anciens combattants pour soutenir les efforts actuels de la lutte et de la mobilité des hommes formés, toute chose qui ralentit la dynamique en place. Le représentant du ministère de la Défense et des Anciens combattants, a noté que durant ces dernières années des efforts considérables ont été consentis par le gouvernement. Le général Yacouba Sidibé a assuré que son département est conscient de la gravité du fléau. Les autorités militaires n’ont, par conséquent, ménagé aucun effort pour aider à impulser la dynamique de la formation de 151 pairs éducateurs, de 96 conseillers, de 25 agents prescripteurs et 18 agents PTME. Cette dynamique coordonnée a permis de toucher 135.987 militaires, ayants droits et population environnante par les messages de prévention et de dépister 23.187 personnes, s’est félicité Yacouba Sidibé.