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PostHeaderIcon Politiques et droits de la concurrence : PASSAGES OBLIGÉS DE LA CROISSANCE

Les travaux de l’atelier national de formation sur la politique et le droit de la concurrence et la réunion du groupe national de référence Mali se sont déroulés mardi au Grand hôtel de Bamako.

Politiques et droits de la concurrence : PASSAGES OBLIGÉS DE LA CROISSANCE

La cérémonie d’ouverture était présidée par le représentant du ministre de l’Industrie, des Investissements et du Commerce, Cheick Oumar Camara. Cette formation est organisée par Consumer unity and trust society (CUTS international) en collaboration avec le ministère de l’Industrie. Elle entend ainsi parfaire les compétences d’un secteur privé indispensable à la réalisation d’une croissance d’au moins 7 % par an d’ici à 2012 pour pouvoir réduire considérablement la pauvreté. Le programme CUTS international, selon son représentant Samir Bhattacherya, est basé sur la recherche, le renforcement des capacités, le plaidoyer et la formation. La politique et le droit de la concurrence doivent, de son point de vue, être expliqués au peuple. Patrick L. Krauskopf du Media Compétition Sport-LAW juge la concurrence inhérente à la nature humaine et primordiale pour faire avancer l’économie. “ Le travail continu de chacun et la conviction de tous les jours peuvent être des sources de réussite. C’est aux autorités d’expliquer à la population les droits de la concurrence ”, a-t-il indiqué en décrivant le bon exemple fourni par la Suisse en la matière. Le représentant du ministère de l’Industrie, des Investissements et du Commerce a rappelé qu’à partir des expériences tirées de la pratique de l’économie planifiée des années 1960 et 1970, notre pays s’est engagé dans la politique de libéralisation des activités économiques au début des années 1980. Les éléments caractéristiques de cette réforme, a-t-il précisé, sont l’institution de la concurrence en 1992 et depuis, la libéralisation de la quasi-totalité des activités économiques et des prix des biens et services. Malgré la mise en place d’un cadre législatif et institutionnel approprié, Cheick Oumar Camara juge insuffisante la pratique de la concurrence au Mali. “ En proie à des dysfonctionnements, les marchés des produits de consommation courante (céréales, sucre, farine, huile, lait, ciment), et les secteurs très importants et dynamiques de notre économie (transport, énergie, eau) connaissent des hausses continues de prix susceptibles d’occasionner des mouvements de protestation populaire, des violences et des troubles sociaux. Cette situation constitue une préoccupation pour les autorités administratives du Mali ”, a-t-il indiqué. Il a dénoncé les pratiques déloyales et anticoncurrentielles et souligné la nécessité de se pencher sur les conditions d’une mise en œuvre effective et efficace de la politique de concurrence. “ C’est dans ce cadre que CUTS International a entrepris de partager avec nous son expérience sur la politique et le droit de la concurrence ”, a constaté le représentant du ministre de l’Industrie.