Il sera exploité chaque année en deux campagnes de production hivernale et de contre saison
L’aménagement du périmètre maraîcher de Samanko a coûté plus d’un milliard Fcfa. Il sera exploité chaque année en deux campagnes de production hivernale et de contre saison. Le site sera géré pendant la période de démarrage par la Direction nationale de l’agriculture à travers le secrétariat technique du Projet d’appui au développement des activités maraîchères périurbaines de Samanko (PADAP). La Direction nationale de l’agriculture dans le cadre du PADAP sera assistée par la structure mixte de concertation locale et un comité de suivi. A la longue, cette gestion sera confiée à la coopérative des exploitants du périmètre maraîchers de Samanko. De l’avis du secrétaire général de la chambre d’agriculture régionale de Bamako, Ahmed Blonko Diakité, le respect des critères d’éligibilité est nécessaire pour bénéficier d’une parcelle sur le site. Ces critères exigent que le bénéficiaire soit membre d’une coopérative ou d’une association de maraîchers fonctionnelle, enregistrée à la chambre régionale d’agriculture du District. Il doit être membre de ladite coopérative ou association depuis au moins 5 ans. Il faut que le postulant soit un déguerpi de sa parcelle maraîchère. Il précise également que le bénéficiaire soit recensé dans la production maraîchère dans le District de Bamako depuis au moins 10 ans et avoir la capacité physique d’exercer cette activité. Dans ce contexte, 20% des maraîchers éligibles seront des femmes. Une fois que la parcelle est acquise, le contrat d’exploitation devient individuel, nominatif et annuel. Son renouvellement est lié au bon résultat de l’exploitation après son évaluation. Ahmed Blonko Diakité indique que le Projet d’appui au développement des activités des maraîchers périurbains de Samanko, a été mis en place pour satisfaire les maraîchers déguerpis de Bamako. Le PADAP visait au début les maraîchers déguerpis des sites du pont Fahd, de Sotuba et de l’ACI 2000. Le président de la République Amadou Toumani Touré a donné 100 hectares de titre foncier à ces déguerpis autour à Samanko. Le recensement effectué à Bamako a identifié près de 3000 maraîchers déguerpis ou en situation précaire. C’est ainsi qu’une mission a été conduite par la délégation locale de la chambre d’agriculture. Aux mois de février-mars 2011, elle a remis une liste de présélection des maraîchers bénéficiaires établie par les maraîchers eux-mêmes à la chambre régionale d’agriculture du District. L’atelier de validation de cette liste de présélection a été tenu en avril 2011, explique Ahmed Blonko. Les travaux du site de Samanko ont été officiellement lancés le 23 février 2011. La commune du Mandé, qui abrite le site, a profité de ce lancement pour demander à être bénéficiaire de ce projet. La demande a été adressée par la voix du maire du Mandé au ministre de l’Agriculture qui accédera à la requête. Après le lancement, un premier lot de 56 hectares sont en train d’être aménagés. Chaque hectare est réparti en 4 parcelles. Ce travail de morcellement donne 224 parcelles pour les 56 hectares. Après l’avis favorable du ministre, 12 hectares ont été octroyés à la commune du Mandé, car 2 parcelles ont été extraites du nombre de parcelles de toutes les communes de Bamako.
Insuffisant. En ce qui concerne la distribution des parcelles, Ahmed Blonko Diakité souligne que le partage ne sera pas équitable. En effet, le nombre de parcelles variera d’une commune à l’autre. Ce partage attribue au district de Bamako 212 parcelles pour l’ensemble de ses 6 communes. Un deuxième lot de 44 hectares sera aménagé dans la deuxième phase de l’exécution du projet. Il fera l’objet des mêmes critères de présélection que le premier. Le site de Samanko est insuffisant pour couvrir les besoins de tous les maraîchers de Bamako, reconnaît le secrétaire général. Mais malgré cette insuffisance, si la commune du Mandé en fait la demande, il lui sera attribué des parcelles, car elle abrite le site. Le dernier délai pour finir l’aménagement du site avait été fixé au 31 janvier 2012. Les parcelles seront affectées aux bénéficiaires pour commencer à exploiter le site. Mais en cas de retard, l’entreprise chargée de l’aménagement paiera des dédommagements aux maraîchers. Chaque maraîcher aura droit à 0,25 hectare et un magasin pour garder les instruments de travail. Les parcelles seront également dotées de bornes de délimitation, d’un robinet muni de compteur. Une station de pompage sera aussi aménagée à partir de laquelle l’eau sera déversée à l’intérieur des parcelles. Cette station de pompage sera alimentée par la Société énergie du Mali (EDM-SA). Un groupe électrogène va servir de relais en cas de coupure de courant. L’installation d’un réservoir est prévue sur le toit de chaque maisonnette, des forages procureront aux maraîchers de l’eau potable pour leur consommation. Un grand magasin de stockage des produits de maraîchages sera construit. Un lieu propice sera aménagé pour la commercialisation sur place des produits des maraîchages. Pour mettre les maraîchères à l’aise une antenne de la coopérative des exploitants du périmètre maraîcher de Samanko sera installée sur le périmètre. Cette coopérative va gérer le site dans le futur. Une structure de recevabilité est en cours d’aménagement pour l’entretien du site, le paiement de la facture d’eau et des mesures de réparation en cas de dommage sur le site. Elle tiendra compte du paiement mensuel ou annuel du montant. Ce projet devait prendre fin le 31 décembre passé. Cette échéance a été repoussée au 31 décembre 2013. Ce sursis permettra de réparer les erreurs constatées pour offrir beaucoup plus de commodités sur le site. L’objectif est d’assurer un aménagement réussi à 100% dans le délai prévu.