Le ministre de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile, le général Sadio Gassama, a inauguré la semaine dernière, les brigades territoriales de gendarmerie de Niafunké et de Tombouctou.
Il était accompagné de l’inspecteur général Yahaya Sangaré, conseiller technique chargé des infrastructures dans son département, du directeur général de la police nationale, l’inspecteur général Mahamadou Diagouraga, de celui de la gendarmerie, le général Mady Boubou Kamissoko. C’est aux environs de 10 heures que le ministre et la forte délégation qui l’accompagnait ont été accueillis à Niafunké, la première étape de cette mission. La commune de Soboundou attendait visiblement ce 11 janvier avec impatience si on en juge par l’enthousiasme général dans le cercle de Niafunké. Il y a donc eu foule à l’inauguration de la brigade implantée au cœur de la ville des « Enfants de la même maman » (traduction en sonrhaï de Niafunké). Réalisé par le ministère de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile, l’édifice inauguré mercredi comprend six bureaux, une salle de garde, deux chambres de sûreté humanisées pour respecter la séparation hommes et femmes. Les travaux ont été exécutés par des entreprises maliennes et ont coûté à l’Etat plus de 49 millions de Fcfa. Le patron de la gendarmerie, le général Mady Boubou Kamissoko, notera que ces réalisations participent concrètement du renouveau de l’action publique et de la sauvegarde de la sécurité des citoyens et de leurs biens sur l’ensemble du territoire national. Les locaux précédents de la Brigade de cette localité ne répondaient plus aux normes, d’où la construction de l’immeuble inauguré dans la liesse populaire et salué en musique par l’orchestre « les héritiers d’Ali Farka Touré ». Le département de la Sécurité animé du souci de d’assurer aux gendarmes un bon cadre de vie et de travail, a entrepris de leur construire des infrastructures adaptées à leurs besoins, a indiqué Mady Boubou Kamissoko. Il s’est félicité des rapports harmonieux qu’entretiennent gendarmes et autorités administratives et politiques du cercle de Niafunké. Ces bons rapports, a-t-il insisté, sont gages de sécurité et de tranquillité et propices à aider les gendarmes dans le domaine du renseignement pour lutter contre les malfaiteurs. Il a enfin remercié les plus hautes autorités du pays qui font de la sécurité des personnes et de leurs biens, une priorité. Samba Bah, le maire de la commune de Soboundou, a sollicité du ministre la restauration du logement du commandant et la dotation de la brigade en véhicule. Pourtant celle-ci avait déjà reçu en 2007, un véhicule. Après la coupure du ruban symbolique et la visite du nouvel édifice, le ministre s’est rendu au jardin maraîcher des femmes de Niafunké qui jouxte la brigade. La deuxième étape de cette série d’inaugurations a été Tombouctou où la brigade était logée dans un bâtiment loué à cet effet depuis plusieurs années. La brigade de Tombouctou qui a coûté plus de 51 millions de Fcfa, a été conçue selon le même plan qu’à Niafunké. Le maire de Tombouctou, Hallé Ousmane Cissé, a souhaité que l’immeuble soit raccordé au réseau électrique. Sur le chemin de retour, le ministre Gassama a fait une brève escale au poste de gendarmerie de Bamabara Maoudé situé entre Douentza et Tombouctou. Il a annoncé l’érection de ce poste en brigade territoriale.
Envoyé spécial
S. KONATE