SOCIETE

PostHeaderIcon Négociations UNTM-Gouvernement : PAS D’OBSTACLES MAJEURS

La plupart des vingt-huit points de revendications de la centrale syndicale ont été réglés, les autres sont en cours d’exécution ou à l’étude

Négociations UNTM-Gouvernement : PAS D’OBSTACLES MAJEURS

Un nouveau cycle de négociations réunit depuis mardi le Gouvernement et l’Union nationale des travailleurs du Mali sur les points non satisfaits du cahier de revendications du 16 octobre 2009 de la centrale syndicale. Il s’agit de l’avancement des fonctionnaires ayant bénéficié au moins de la notation "Bon" à la veille de leur départ à la retraite, du paiement des arriérés des travailleurs compressés d’ITEMA, de la SMECMA, de la SMPC, de la COMATEX, de Sept-S.A, d’HUICOMA et l’hôtel Azalaï. A cela s’ajoutent l’application des conventions collectives signées, la publication du bilan des privatisations ainsi que l’intégration de tous les contractuels à la fonction publique. L’UNTM réclame aussi l’accélération de la mise en application des résultats de l’étude sur l’équilibre des grilles de la Fonction publique, l’octroi d’une indemnité de départ à la retraite pour tous les travailleurs du secteur public, le réexamen des politiques d’ajustement structurel. En outre, la centrale syndicale demande que soit déterminé le montant de la subvention pour l’année 2010 sur le milliard qu’elle exigeait de l’État pour renflouer l’Office national des postes. Le syndicat revendique aussi la baisse des tarifs d’eau et d’électricité, la relecture du décret instituant le conseil national des prix, la relecture des textes sur les primes et les indemnités et l’élargissement des primes de zones aux autres secteurs d’activité. L’UNTM court depuis octobre 2009 derrière une prime de logement pour les travailleurs du secteur public, parapublic et privé et des avantages autres que fiscaux aux entreprises nationales pour faciliter leur décollage économique. Dans le cahier de revendications de l’Union nationale des travailleurs du Mali, figurent aussi l’établissement d’un plan de carrière en faveur des fonctionnaires, la retenue des cotisations salariales à la source, la recherche de solutions durables et définitives à la situation des entreprises en difficulté ainsi que la moralisation du secteur informel et l’élaboration d’une convention collectives pour le personnel enseignant de l’enseignement privé. Certaines de ces revendications sont d’ores et déjà satisfaites d’autres sont en cours d’exécution. Le Gouvernement a donné son accord de principe pour l’exécution intégrale de l’ensemble de ces préoccupations à la mesure de ses moyens. Ainsi pour l’avancement des travailleurs ayant bénéficié de la notation "Bon", le gouvernement a accédé à la demande de l’UNTM et engagé la procédure d’élaboration du décret correspondant. Les arriérés des droits des travailleurs des sociétés ont été presque tous honorés. Toutes les conventions collectives demandées par les partenaires sociaux sont signées. Seule la convention de la métallurgie connaît des difficultés dues à des problèmes de représentativité des syndicats eux-mêmes. Celle des chauffeurs est en cours d’élaboration. Le bilan des privatisations a fait l’objet d’un rapport provisoire déposé en mai dernier sur la table du gouvernement. Cependant, le consultant a fait part de ses difficultés à obtenir des informations de certaines entreprises qui ont changé d’objet depuis leur privatisation. Les dispositions sont en cours pour mettre à sa disposition une nouvelle lettre d’introduction auprès de ces entreprises. Sur un tout autre plan, le processus d’intégration des contractuels à la Fonction publique est entamé et se poursuit normalement. Aujourd’hui ce sont 6600 contractuels qui ont été intégrés à la Fonction publique. En ce qui concerne le rééquilibrage des grilles de la Fonction publique, le rapport produit par le consultant engagé à cet effet a été transmis à la centrale syndicale pour recueillir son avis. Le gouvernement prendra ensuite les dispositions utiles pour concrétiser cette requête. Il s’est aussi engagé à accorder une indemnité d’un mois de salaire en guise d’indemnité de départ à la retraite au lieu de trois mois comme le réclamait les partenaires sociaux. L’UNTM en a été informée et sa réponse est attendue. Pour la relance de l’Office national des postes, le gouvernement a indiqué que les projets de textes relatifs à la relance de l’ONP sont déjà élaborés et transmis au secrétariat général du gouvernement. En outre l’Etat a alloué 600 millions de Fcfa sur le budget d’État 2010 à l’Office. De nombreuses autres initiatives sont cours notamment avec le concours de la Banque islamique de développement et la poste sud coréenne pour sauver la poste malienne. Evoquant la baisse réclamée des tarifs de l’eau et de l’électricité, le gouvernement a rappelé ses initiatives pour bloquer les prix à leurs niveaux actuels à travers l’exonération fiscale des carburants à hauteur de plus de 50 milliards de Fcfa et l’octroi d’une subvention d’exploitation de 40 milliards de Fcfa. L’entreprise, malgré tout, dépend d’un découvert constant de 23 milliards de Fcfa. Des reformes institutionnelles et structurelles sont en cours pour baisser dans un futur proche les tarifs d’eau et d’électricité. Par ailleurs, le gouvernement a installé un dispositif d’incitations fiscales pour la promotion des entreprises. Les deux parties au terme de cette manche de près de deux heures ont souligné le climat de courtoisie et l’esprit d’écoute qui ont prévalu durant ces négociations. Seydou Diarra, le chef de la délégation de l’Union nationale des travailleurs du Mali, a toutefois demandé au gouvernement de diligenter les doléances qui sont en souffrance avant le 28 juin à venir. Le gouvernement a pris bonne note de cette demande.