SOCIETE

PostHeaderIcon Monde rural : UNE ASSURANCE AGRICOLE EN CHANTIER

Notre économie est essentiellement agricole. Les récoltes dépendent presque totalement des pluies et de la crue des fleuves (Niger, Bani, Sénégal, etc.) et de leurs affluents.

Monde rural : UNE ASSURANCE AGRICOLE EN CHANTIER

La majeure partie de la production provient de petites exploitations pratiquant une agriculture de subsistance. Les principales cultures vivrières sont le mil, le sorgho, le maïs. Les cultures de rente étant l’arachide, le coton, le sésame et la canne à sucre. Dans ce contexte, il est difficile de prévoir lors de l’établissement du plan de campagne, l’échec ou la réussite des cultures, les aléas climatiques et la fluctuation des prix sur les marchés. Au cas où les prévisions de récolte ne sont pas atteintes, les agriculteurs ont des difficultés de remboursement des crédits contractés. Ces facteurs et plusieurs autres aspects du risque agricole doivent être identifiés, mesurés et maîtrisés afin que les institutions financières aient confiance dans le financement de l’agriculture. Le Centre international pour la fertilité des sols et le développement agricole (IFDC) dont le siège est implanté en Alabama aux Etats-Unis, organise depuis hier un atelier de réflexion sur l’assurance agricole. L’IFDC qui entend renforcer les interventions et approfondir les acquis du projet 1000s+ qui a démarré en 2006, organise en collaboration avec le Projet de développement économique à la base par les pôles d’entreprises agricoles (DEB-PEA) cette session consacrée à l’assurance agricole axée sur le climat. L’atelier va s’employer à développer une stratégie de mise en place d’un produit d’assurance agricole axée sur le climat. Il va s’efforcer d’identifier les différents acteurs impliqués dans la mise en place des produits d’assurance agricole dans notre pays, et définir les rôles et responsabilités de chacun d’eux. L’atelier regroupe une trentaine de participants représentant des sociétés d’assurance, des ONG, la fondation Syngenta, la direction nationale de la météorologie. La fondation Syngenta a déjà installé au Kenya une micro-assurance qui permet aux agriculteurs de se faire dédommager pour les intrants agricoles perdus suite à une mauvaise pluviométrie, inondation ou toute autre cause climatique. Les organisateurs de la session de Bamako vont disséquer cette expérience kenyane et discuter de son adaptation au contexte malien. Les banques et les institutions de micro-finance sollicitées estiment urgent d’élaborer un système d’assurance agricole permettant de pérenniser le financement agricole. La direction nationale de la météorologie est mise à contribution pour discuter du cadre de collaboration dans la collecte des informations météorologiques relative à la réalisation de l’assurance agricole.