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PostHeaderIcon Lutte contre la prolifération des armes : LES ARTISANS PLACES DEVANT LEURS RESPONSABILITES

Ceux-ci contribuent en effet de façon significative à cette prolifération et s’avèrent incontournables dans les efforts pour son éradication

Lutte contre la prolifération des armes : LES ARTISANS PLACES DEVANT LEURS RESPONSABILITES

L’Association des fabricants d’armes à feu à canon lisse au Mali, en collaboration avec la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères a organisé mercredi une conférence sur le rôle et les responsabilités des artisans dans la lutte contre la prolifération des armes au Mali. La rencontre qui a regroupé toutes les associations régionales de fabricants d’armes du Mali s’est déroulée en présence de Elmehdi Ag Hamaty, conseiller technique au ministère de l’Artisanat et du Tourisme, Moussa Timbiné, représentant le maire de la Commune V, Nema Sagara représentant le président de la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères, Ousmane Kornio, consultant auprès de cette structure et Alassane Koné 2ème vice-président de l’Association des fabricants d’armes. Introduisant les débats, Moussa Timbiné a relevé la lourde la responsabilité des fabricants d’armes dans leur prolifération. Comment contrôler le secteur ? Toute la question est là, a-t-il admis, avant de saluer l’initiative de l’Association des fabricants d’armes à feu. Néma Sagara a souligné la qualité de la réflexion et du dialogue sur la prolifération des armes légère qui constitue un danger pour la société civile (vols, banditisme etc.). La lutte contre la prolifération des armes légères a débuté en 1996 a rappelé Nema Sagara en proposant une collaboration entre les artisans, les autorités et la société civile par le recensement des artisans et leur immatriculation, conformément à la Convention de la CEDEAO. La création de l’Association des fabricants d’armes à feu à canon lisse apparaît, de son point de vue, comme un moyen de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre (ALPC), des armes dont les femmes et les enfants sont les premières victimes. Alassane Koné a remercié les pouvoirs publics pour les efforts consentis en faveur de son association. Lors du récent recensement des fabricants d’armes, organisé par la Commission nationale de lutte contre les ALPC en partenariat avec ECOSAP, beaucoup d’armuriers ont manifesté leur désir de se reconvertir. Leur nombre ne fait que croître de jour en jour. Alassane Koné a ainsi cité l’exemple des armuriers de Niono et de Doubabougou qui sont prêts à devenir des riziculteurs. « Aidez nous à lutter contre la prolifération des ALPC », a-t-il lancé. Elmehdi Ag Hamaty a épluché le bilan de l’enquête sur la fabrication d’armes légères réalisée dans quelques régions et à Bamako courant 2009 : Kayes 384, Koulikoro 421, Sikasso 1374, Ségou 881, Mopti 1450, Bamako 317. L’enquête avait pour but d’attirer l’attention des fabricants d’armes artisanales sur le fait qu’ils contribuent de façon significative à la prolifération des armes légères et de petit calibre et, par conséquent, à la menace sur la sécurité des populations. Elle a permis d’immatriculer 146 des 343 artisans fabricants d’armes à la Chambre des métiers. Le conseiller technique du ministère de l’Artisanat et du Tourisme a invité les différentes associations d’armuriers à participer à la synergie d’actions dans la lutte contre la prolifération des armes de fabrication artisanale non contrôlée à travers une réglementation adaptée à la profession. Durant les échanges, les artisans ont fait des propositions concrètes de contribution à la lutte contre la prolifération anarchique des armes.