Le destin a décidé d’écourter la vie de Djibril Sidibé et de plonger dans le deuil les travailleurs de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) où officiait cet informaticien de 37 ans.
Djibril Sidibé ou Djibi pour ses nombreux parents et amis, a été arraché à l’affection générale, jeudi dernier à la suite d’une longue maladie. Pour ceux qui l’ont côtoyé au quotidien pendant plus d’une dizaine d’années, Djibril laisse le souvenir d’un garçon aimable et sympathique. Une légère réserve passée, son visage poupin et ouvert laissait transparaitre un tempérament de bon vivant et une humeur joviale. Taquin et respectueux des relations d’amitié et de cousinage, Djibi était l’ami de nombre de collègues qui sont inconsolables, depuis l’annonce de sa disparition. Sur le plan professionnel, sa connaissance de l’univers informatique (ordinateurs, imprimante, onduleur, câblage, et connexion) a été un atout inestimable pour l’AMAP, en particulier pour les journalistes, maquettistes et photographes du journal L’Essor. Tout le monde le savait compétent et disponible et tous avaient recours à ses services soit pour dépanner une machine, soit pour comprendre le fonctionnement d’un système ou tout simplement pour effectuer une opération plus ou moins compliquée. Djibi était un homme précieux et incontournable. Il arrivait parmi les premiers au bureau et faisait partie des derniers à en partir. On pouvait être sûr de le trouver là, de 7 heures du matin à 20 heures tous les jours de travail et de le croiser à un moment ou un autre dans les couloirs durant le week-end. Sa grosse capacité de travail se doublait d’une grande faculté à gérer la pression inhérente à la fabrication d’un quotidien. Ses qualités ont fait merveille pour accorder tous les segments très informatisés qui participent de la chaine de conception et de fabrication du journal. Secrétaires, photographes, comptables, administrateurs, imprimeurs, journalistes, lui rendent aujourd’hui hommage. L’émotion était perceptible sur leurs visages alors qu’ils le conduisaient à sa dernière demeure vendredi après la prière. Le fils de Sékou Fantamady Sidibé et de Néïssa Niaré a passé son Diplôme d’études fondamentales en 1990. Il s’inscrit au Centre d’études et de formation en informatique et bureautique (CEFIB) en 1991. Deux ans plus tard il en sort avec le diplôme de bureauticien avec des spécialisations dans les domaines de l’initiation à l’informatique, le système d’exploitation (MS-DOS), Word perfect, Winword et Lotus. Après quelques stages dans des entreprises de la place, il est recruté par l’AMAP en janvier 1998. En plus de son travail prenant d’informaticien, il trouvait le temps de donner plus qu’un coup de main à la section « petites annonces ». Pour ta gentillesse, ta compétence et ton dévouement, les travailleurs de l’AMAP ne t’oublieront jamais. Et prient pour le repos de ton âme.
Dors en paix, Djibi.