JOURNEE MONDIALE DE L’ALIMENTATION

PostHeaderIcon Journée mondiale de l’alimentation : La faim, manifestation la plus grave de la pauvreté

A sa 20e session en novembre 1979, la conférence de la FAO a adopté une résolution par laquelle elle invitait les pays membres à observer la Journée mondiale de l’alimentation (JMA).

Journée mondiale de l’alimentation : La faim, manifestation la plus grave de la pauvreté

Lors de sa 29e session en novembre 1997, la conférence a adopté une autre résolution appelant à une expansion de Téléfood en collaboration avec différents secteurs de la société civile et a invité les membres de la FAO à prendre toutes les mesures qu’ils jugent appropriées pour promouvoir l’initiative Téléfood dans le cadre de la célébration annuelle de la Journée mondiale de l’alimentation, aujourd’hui, 16 octobre. L’année 2001 marquera la 21e célébration de la JMA ainsi que le 56è anniversaire de la FAO qui a été créée dans la ville de Québec (Canada) le 16 octobre 1945. Le thème retenu cette année pour la célébration de la JMA et le Téléfood est : "Lutter contre la faim pour réduire la pauvreté". Ce thème met l’accent sur le fait que la faim est la manifestation la plus grave de la pauvreté, et que son élimination est le premier pas vers la réduction de la pauvreté et vers la réalisation du but de la "Nourriture pour tous". Quelque 800 millions d’hommes, de femmes et d’enfants souffrent de faim chronique. La faim est cause de maladie et de mort, dépouille les êtres humains de leur potentiel d’action et inhibe les capacités d’apprentissage des enfants. Elle compromet la paix et la prospérité des nations et emprisonne les hommes dans un cercle vicieux de malnutrition, de santé précaire et de capacités de travail réduites qui se transmet d’une génération à l’autre. Mais elle constitue, avant tout, une violation fondamentale des droits de l’Homme. Mais la plupart des stratégies de réduction de la pauvreté ne sont pas parvenues à cibler spécifiquement la faim. Les responsables politiques ont longtemps présumé que l’augmentation des niveaux de revenus et l’essor de l’économie auraient des retombées positives sur les populations victimes de la faim. Ceci ne s’est guère avéré exact. A ce sujet, le directeur général de la FAO, Jacques Diouf, s’est démarqué "du principe que la faim disparaîtra d’elle-même en éliminant la pauvreté". "Il faut, a-t-il dit, cibler davantage les efforts sur la faim et le développement agricole dans une perspective plus vaste de réduction de la pauvreté". La sensibilisation de l’opinion publique sur les problèmes de la faim et de l’insécurité alimentaire est également une démarche essentielle. Les initiatives de la JMA visent à sensibiliser davantage le public au problème de la faim et à renforcer la solidarité pour veiller à ce que chacun ait suffisamment à manger tous les jours. Des célébrités internationales soutiennent cet effort en participant au Programme des ambassadeurs de la FAO. La campagne Téléfood de la FAO sensibilise à la lutte contre la faim par l’entremise de toute une série de manifestations dans le monde entier : concerts, manifestations sportives, émissions télévisées... Au Sommet mondial de l’alimentation de 1996, les dirigeants se sont engagés à réduire de moitié le nombre de personnes sous-alimentées d’ici 2015. Force est de constater que peu de progrès ont été accomplis à ce jour. Pour atteindre l’objectif, les spécialistes estiment que le nombre de personnes sous-alimentées devrait baisser au rythme de 20 millions chaque année, soit beaucoup plus que le taux actuel de 8 millions. Si des mesures correctives sont entreprises dès maintenant, le but peut être atteint. En novembre prochain, la FAO organisera le Sommet mondial de l’alimentation. Cet regroupement servira de tribune aux gouvernements, aux ONG, à d’autres organismes des Nations Unies et aux institutions de financement, pour examiner les progrès réalisés et envisager des moyens d’accélérer les efforts visant à atteindre ce but. La JMA de cette année offrira une occasion supplémentaire de renforcer la sensibilisation sur les questions devant être abordées le mois prochain. Au Mali, la JMA est célébrée cette année à Baguineda, avec au programme, allocutions, manifestations folkloriques, visite de stands des structures relevant du développement rural comme l’Office de la Haute Vallée du Niger (OHVN), l’Institut d’économie rurale (IER), la Générale alimentaire malienne (GAM), le Programme de développement de l’aviculture du Mali (PDAM), l’Office du Périmètre irrigué de Baguineda, le groupement des femmes de Tingolé, l’Union des femmes de Zantiébougou, et les transformatrices. Le ministère de la Santé et Hélène Keller International, une ONG internationale profiteront de la journée pour donner des informations sur les activités. Chacune de ces structures présentera au public les résultats de ses recherches. Ainsi la GAM procédera au lancement solennel de son nouveau biscuit fabriqué à base de maïs QPM (maïs à haute teneur protéique) et qui contient 30 % de cette céréale contre 70% de blé. L’IER fera découvrir la vaste gamme de ses résultats de recherche dans le domaine agronomique allant des variétés semencières très performantes, à la transformation améliorée de nos fruits et légumes ou des transformations que l’on peut faire du miel ou des produits de la volaille. Les transformatrices conviées présenteront la diversité de produits issus de la transformation améliorée de nos ressources agricoles. Ce ne sera pas la première fois que ces résultats et produits transformés seront présentés à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation. Mais leur adoption à plus grande échelle est entravée par l’absence de débouchés et d’opportunités pour les écouler, et à l’insuffisance de moyens financiers pour enclencher la production industrielle. Auparavant les délégations visiteront certaines réalisations comme les champs écoles pour la riziculture, les étangs piscicoles et une égreneuse de maïs QPM. Ces visites seront suivies de séances de dégustation de plats à base de céréales locales (sorgho, mil, maïs).