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PostHeaderIcon Journée internationale de la douane : LA GESTION DES FRONTIERES ENTRE DANS LA MODERNITE

La gestion coordonnée des frontières nécessite une triple dimension de collaboration avec le secteur privé, les services chargés du contrôle du mouvement des biens et des personnes et les administrations douanières à l’échelle régionale et internationale

Journée internationale de la douane : LA GESTION DES FRONTIERES ENTRE DANS LA MODERNITE

A l’instar des administrations douanières des pays membres de l’Organisation mondiale des Douanes (OMD), la direction Générale des Douanes du Mali a célébrée, jeudi au Centre international des conférences de Bamako, la Journée internationale de la douane (JID). L’événement était présidé par le ministre de l’Economie et des Finances, Lassine Bouaré. C’était en présence du directeur général des Douanes, Modibo Maïga, et de nombreux responsables de ce service. Le thème de cette célébration - « la gestion coordonnée des frontières » - entend montrer l’importance de la gestion coordonnée des frontières pour les services des douanes, dans un contexte mondial marqué par l’accroissement du commerce international et l’avènement de nouveaux défis. Le ministre de l’Economie et des Finances, Lassine Bouaré, a rappelé l’historique de cette célébration qui remonte au 26 janvier 1953 lorsque le Conseil de coopération douanière maintenant appelé Organisation mondiale des douanes, s’est réuni, pour la première fois en session inaugurale pour instituer cette journée. « La gestion coordonnée des frontières » est un thème d’actualité qui répond aux préoccupations d’opérateurs économiques souvent victimes des tracasseries administratives aux postes frontières. Le thème interpelle aussi les administrations des douanes de plus en plus appelées à ajuster leurs méthodes et outils de travail afin de tenir compte des préoccupations du monde des affaires et des exigences de la modernisation. La mission principale de la douane, a précisé le ministre, est de chercher et trouver des ressources pour le budget. Elle a aussi un rôle de promotion et d’accompagnement du secteur privé, surtout dans un contexte de mobilisation de l’économie et du commerce. Cependant, elle doit concilier cet objectif avec celui de la facilitation des échanges et d’assistance aux entreprises. « C’est avec beaucoup d’intérêt que mon département suit les reformes que vous mettez en œuvre depuis quelques années déjà en vue de moderniser votre service, pour une prestation de qualité aux opérateurs privés et usagers », a-t-il indiqué. Cette modernisation a permis l’utilisation et l’extension de l’outil informatique, l’assouplissement des procédures douanières, la facilitation des échanges de notre pays avec le reste du monde, les facilités particulières dans l’octroi des régimes économique. La douane, a jugé Lassine Bouaré, doit entrer dans une logique de partenariat stratégique avec le secteur privé et comprendre les préoccupations réelles des entreprises qui sont le vrai moteur du développement économique. Pour cela, il a souhaité que la douane apporte des réponses appropriées aux grands défis d’une économie moderne. La mise en œuvre de la gestion coordonnée des frontières nécessite une triple dimension de collaboration, a réagi Modibo Maïga, le directeur général de la Douane. Elle suppose, non seulement, un partenariat entre la Douane et le secteur privé, fondé sur une confiance réciproque. Mais elle exige aussi une collaboration au plan national entre les services chargés du contrôle du mouvement des biens et des personnes. Enfin, elle commande une étroite coopération et des renseignements partagés entre les administrations douanières à l’échelle régionale et internationale. Modibo Maïga a confirmé le processus de réformes tendant à intégrer dans les objectifs de la Douane les préoccupations des opérations économiques et le développement de leurs activités. Dans cette logique, la Douane a fait le point, durant la journée, de l’exécution des recommandations de la première édition du colloque douane-entreprise, et présenté un bilan détaillé des activités menées dans le cadre du partenariat douane-secteur privé. Le cadre de concertation entre la douane et le secteur privé s’appuie sur deux mécanismes : la réunion du comité de suivi des recommandations du colloque et la réunion Douane-Sytram pour l’examen des questions nécessitant un traitement urgent. La plupart des questions identifiées par Sytram comme difficultés rencontrées par les opérations économiques dans les structures douanières, ont ainsi reçu des réponses appropriées. Evoquant la coopération avec les administrations douanières des pays de la sous-région, Modibo Maïga a annoncé l’aboutissement prochain de l’application du tri unique entre le Mali et le Sénégal. Les travaux d’interconnexion des systèmes informatiques douaniers sont aussi sur le point d’être achevés, a-t-il assuré. La même démarche est en cours avec la Côte d’Ivoire fluidifier le transit de nos marchandises par ce pays. Avec la Guinée, des initiatives ont été prises en vue d’installer une représentation des douanes maliennes au port de Conakry avec comme objectif à terme la mise en œuvre du tri unique pour couvrir nos marchandises transitant par ce port. De même dans le cadre du Programme régional pour la facilitation du transit et du transport en Afrique de l’Ouest (PRRFTTAO), des avancées notables sont enregistrées pour un transit sans entraves sur le corridor Téma-Ouagadougou-Bamako. La gestion moderne des frontières imposant une approche nouvelle, l’administration des douanes du Mali s’emploie à moderniser toujours plus ses procédures afin de les adapter aux échanges commerciaux, à mettre en place des outils d’analyse en temps réel pour l’aide à la décision et l’amélioration de l’efficacité et l’efficience de l’administration , à offrir de nouveaux services aux opérateurs économiques pour faciliter leur travail et à promouvoir les échanges avec les services ou organismes tiers afin d’améliorer les mécanismes de contrôle.