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PostHeaderIcon Internet : LA TENDANCE DES TABLETTES

Confortables et simples d’usage avec des contenus interactifs, les tablettes sont une véritable révolution

Internet : LA TENDANCE DES TABLETTES

Les tablettes tactiles, l’iPad et ses concurrents sont arrivés en force pour séduire le grand public. Malgré des prix relativement élevés (autour de 500€ soit environ 327 500 F Cfa,) il devrait s’en vendre 70 millions dans le monde en 2011, soit 4 fois plus qu’en 2010. D’ailleurs, plusieurs études ont confirmé que les utilisateurs de tablettes utilisent moins leur PC. Selon les statistiques, 43 % des propriétaires de tablettes passent plus de temps sur ce nouvel écran que sur leur ordinateur. Le succès des tablettes auprès du grand public n’est plus à démontrer. Les entreprises l’ont rapidement compris. Les éditeurs de presse ont aussi vu dans les tablettes, un moyen de redynamiser leurs ventes. En France par exemple, « Les Echos » a été le premier à lancer son application iPad, suivis par « Télérama » et « Libération ». Mais pourquoi un tel engouement ? Sans doute, pour le confort d’utilisation, tout d’abord. Parce que de par son format (un petit A4), sa légèreté (aux alentours de 600g pour l’iPad 2), l’utilisateur d’une tablette a l’impression de tenir en main un livre ou un magazine. Un magazine au design agréable, avec un écran de qualité, à l’interface graphique soignée. L’utilisateur active ou non des fonctionnalités selon ses désirs, depuis son canapé ou en situation de mobilité. L’un des clés du succès des tablettes est aussi que leur posture d’usage est libérée dans l’habitat. Plus besoin, donc, de s’installer derrière un bureau ou d’attendre que l’ordinateur portable s’allume laborieusement pour accéder à Internet, jouer ou ajouter un événement à son agenda. Quel que soit l’âge, vu sa simplicité d’utilisation, tout le monde est susceptible d’utiliser par exemple, l’iPad pour lequel il existe aussi des applications pour les bébés. Mais, le confort d’usage n’est pas la seule explication à cet enthousiasme suscité par les tablettes. L’interface centrée sur l’usage est aussi une composante fondamentale du succès des tablettes. Ainsi avec l’iPhone, puis l’iPad, Apple a proposé une nouvelle vision de l’interaction informatique. En effet, grâce au système d’exploitation mobile (iOS) l’utilisateur interagit très simplement avec ses contenus et services. Ici, pas d’explorateur de fichiers qui oblige l’utilisateur à ouvrir une succession de dossier pour trouver et éditer un document, mais une interaction directe par application.  L’utilisateur ouvre une application qui propose un usage précis et lui permet de profiter de ses contenus, sans avoir à se demander « où est ce fichier », « où est installé ce programme ? », « Avec quel logiciel ouvrir ce fichier ? » etc. C’est donc toute la perception du fonctionnement du système qui est largement clarifiée. D’autre part, l’installation des applications est elle aussi facilitée en comparaison d’un ordinateur classique. Ce nouveau paradigme d’interaction commence d’ailleurs à s’appliquer aux systèmes. On peut donc imaginer que les tablettes, sous diverses formes, pourraient succéder aux ordinateurs. Un indicateur de cette tendance : en 2010 il s’est vendu plus de terminaux mobiles que d’ordinateurs. Pour la presse, comme pour l’édition, c’est l’occasion de proposer un contenu interactif sur un support qui ressemble à un livre, un rapport avec le support qu’on ne retrouve pas avec l’ordinateur. « Les tablettes offrent une interactivité particulière qui permet de retomber dans un monde plus matériel. Alors que la souris de l’ordinateur crée de la distance, l’écran tactile permet d’établir un contact charnel avec le matériel », a commenté, un observateur. Et la qualité d’image de l’iPad permet de proposer une mise en image de qualité, ce qui n’était pas vraiment possible avec le livre numérique, en noir et blanc. Les tablettes, c’est aussi de belles interfaces avec des contenus interactifs. Les véritables contenus par rapport aux supports papier. Ainsi le lecteur peut visionner des vidéos, écouter des sons, lancer des diaporamas, prendre des notes, marquer des pages, accéder au fil de sa lecture aux notes de bas de page, etc.

à moindre coût. Les possibilités sont multiples ! Un autre gros avantage des tablettes est qu’elles permettent d’accéder aux photos des œuvres présentées en haute définition. Le lecteur peut faire des zooms et voir de près le travail de l’artiste. Et cela à un moindre coût. Par exemple, le Télérama numérique (sur une tablette) ne coûte que 1,99 euros (environ 1300 Fcfa) contre 3 euros (soit 1900 Fcfa) pour la version papier. Si les fonctionnalités d’interactivité existent généralement chez les Smartphones, les tablettes offrent l’avantage du grand écran qui permet plus de confort et donc une consultation prolongée. Si bien que certaines entreprises les utilisent pour faire des démonstrations en magasin. Les tablettes ne remplacent pas que les ordinateurs et les livres, mais aussi les plaquettes de présentation. Sur certaines chaînes de télévisions, on pense même que les tablettes concurrencent la télévision, de par leur simplicité d’utilisation, leur confort visuel et la possibilité qu’elles offrent de choisir le programme que l’on souhaite regarder. C’est une combinaison entre l’avantage qu’offre Internet de pouvoir visionner des programmes à la demande et le confort du canapé jusqu’ici réservé au téléviseur. Et ils ne s’y trompent pas puisque qu’une étude rapporte que les utilisateurs de tablette passeraient jusqu’à 5 fois plus de temps sur les sites de news que les internautes avec leur PC. Les possibilités d’interactions des tablettes sont donc multiples et visent la simplicité. Les entreprises qui ont lancé leurs applications ne s’y sont pas trompées. Pour l’instant l’objectif de nombre d’entreprises est plutôt un objectif d’image car les utilisateurs de tablettes ne sont pas très nombreux. Ce qui explique aussi que la rentabilité n’est pas encore au rendez-vous. Qu’à cela ne tienne, il est inadmissible pour certaines grandes entreprises notamment les éditeurs de presse en tête de passer à côté d’une telle innovation. « Pour la presse, il y a un véritable enjeu de présence : il faut être présent sur l’iPad. D’une manière générale, les tablettes font partie de la stratégie multi-écran, au même titre que les Smartphones aujourd’hui ou que les TV connectées demain », a indiqué un spécialiste des terminaux mobiles. Car cela pourrait leur permettre de toucher des cibles de jeunes ou de technophiles qui ne sont pas naturellement lecteurs de presse ou visiteurs d’expositions.