Le chantier qui doit coûter 200 millions de Fcfa, va démarrer sous peu
L’Institut des sciences humaines (ISH) a tenu, vendredi, la cinquième session de son conseil d’administration. Les travaux présidés par le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kénékouo Barthélemy Togo, se sont déroulés en présence du directeur général de l’institut, Kléna Sanogo, et de l’ensemble des administrateurs. La session a fait des suggestions et recommandations de nature à améliorer l’exécution des activités notamment quant à une allocation rationnelle des ressources. La précédente session avait enregistré des résultats encourageants sur le plan scientifique et budgétaire. Elle avait permis de faire le point sur l’état d’exécution des programmes de recherche. Ces programmes s’exécutent normalement en élucidant progressivement au fil des différentes campagnes de recherches sur le terrain, les questions de recherche attachées à leur problématique. Le programme sur l’histoire sociale de la pauvreté a ainsi observé des mutations sociales importantes au sein des structures familiales classiques en zone CMDT de Mpessoba. Les membres de l’équipe de recherche se proposent d’approfondir l’étude de ces mutations en liant leurs effets sur la pauvreté. Le programme sur les sites culturels menacés de dégradation poursuit ses investigations autour du district de Bamako. Il a déjà recensé et documenté de nombreux sites. Le programme « décentralisation et territoire » a été abordé à travers des études de cas d’intercommunalité. Ce travail a révélé les difficultés rencontrées par des regroupements de communes et montré le fort potentiel en développement communal de cette initiative de l’Etat. La poursuite et l’approfondissement des recherches sur le conseil scientifique et culturel ont été également souhaités. La session du conseil scientifique et culturel a examiné et adopté une proposition d’ouvrir un nouveau programme de recherche sur « la dynamique culturelle », c’est-à-dire l’étude de la demande culturelle des différentes couches de la population et l’état de sa prise en compte sur le marché de la culture. Sur le plan budgétaire, on relève deux motifs de satisfaction. En 2011, les recettes des ressources propres ont été excédentaires de plus de 65 millions Fcfa. Elles ont atteint plus de 50% de la totalité des recettes (346 547 429 Fcfa contre 344 524 921 Fcfa pour les subventions de l’Etat et l’ABS). La même dynamique se prolonge sur 2012 où il est attendu 427 587 280 Fcfa pour les ressources propres contre 368 277 000 Fcfa hors du budget spécial d’investissement (BSI) pour la subvention de l’Etat et l’ABS. Pour Kénékouo Barthélemy Togo, ces performances doivent être accompagnées de mesures destinées à améliorer le cadre de travail et de vie des travailleurs de la structure et maintenir la dynamique. Le budget de 2012 est arrêté en recettes en dépenses à 995 864 280 Fcfa contre 615 967 000 Fcfa l’an dernier. Cette augmentation tient essentiellement à l’inscription au BSI de 200 millions de Fcfa destinés aux travaux de construction de siège de l’ISH et au maintien d’un montant satisfaisant de ressources propres. Kénékouo Barthélemy Togo a annoncé le démarrage prochain du chantier du siège confié à l’entreprise Backis SA. Il avait donc de bonnes raisons de considérer que 2012 est placé sous de bons auspices pour l’Institut.