Dans le cadre de la 8è édition de la Semaine nationale de la sécurité routière, le ministre de l’Equipement et des Transports, Ahmed Diane Semega, a présidé, hier au Grand hôtel de Bamako, le lancement des travaux du forum avec les associations et les ONG partenaires de la sécurité routière au Mali.
La cérémonie s’est déroulée en présence de Boubacar Diallo, représentant l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Mali. Les participants au forum vont discuter des contributions et des solutions concrètes à même de renforcer la lutte contre l’insécurité routière au Mali. C’est aussi une occasion pour tous ces acteurs impliqués dans l’insécurité routière de se retrouver et d’échanger des points de vue sur un sujet d’intérêt national. Le forum vise l’identification de partenaires potentiels pouvant appuyer des actions de lutte contre l’insécurité routière, le recensement par l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER) des associations et ONG partenaires de la sécurité routière, l’encadrement et la coordination des activités des associations et ONG dans le cadre d’un partenariat ou d’une convention, l’implication et l’engagement des acteurs de la société civile dans la poursuite des actions de sensibilisation et de prévention en matière de sécurité routière et l’élaboration d’un cadre de partenariat entre les associations et ONG et l’ANASER. Les accidents de la circulation routière coûtent à notre pays plus de 60 milliards de Fcfa par an, soit 2,5% du produit intérieur brut, a souligné Ahmed Diane Semega. Ces dernières années, notre pays a enregistré sur les routes 10.510 victimes en 2008 et 9411 victimes en 2009. Pendant le premier semestre de l’année 2010, il y a eu 2365 cas d’accidents auto dont 178 tués et 1551 blessés, et 2193 cas concernant les engins à deux roues dont 93 tués et 1.162 blessés, a indiqué le ministre. Ces chiffres viennent, de son point de vue, nous rappeler que la mobilisation doit être maintenue. D’autant plus que l’analyse de la situation fait ressortir que plus de 60% des accidents de la route concernent les engins à deux roues et que près de 50% de victimes sont des jeunes. Le ministre de l’Equipement et des Transports a, par ailleurs, souligné que les enjeux de la sécurité routière sont de taille. Par conséquent, ils nécessitent des financements adéquats. C’est pourquoi, il a invité les partenaires techniques et financiers à accompagner à hauteur de souhait, les structures œuvrant dans le domaine de la sécurité routière. Le faisant, ils auront non seulement contribué à sauver des vies humaines, mais aussi à soutenir le développement du pays dans toutes ses dimensions. Ahmed Diane Semega a enfin souligné que l’insécurité routière, devenue une des plus graves menaces sur la vie et la santé des populations, constitue pour nous une grave préoccupation. Il s’avère urgent de repenser notre politique de sécurité routière.