SOCIETE

PostHeaderIcon Insécurité alimentaire et changements climatiques : CONFORTER LES POPULATIONS VULNERABLES

Les changements climatiques sont aujourd’hui une réalité avec laquelle il faut compter dans le développement de l’agriculture. Face au défi, notre pays a initié, le Projet d’amélioration de la capacité d’adaptation et la résilience face aux changements climatiques dans le secteur agricole du Mali.

Insécurité alimentaire et changements climatiques :  CONFORTER  LES POPULATIONS VULNERABLES

Le projet ambitionne de réduire le risque de l’insécurité alimentaire des populations rurales due aux changements climatiques. Il concerne les communes de Sandaré (Kayes), Massantola ( Koulikoro), Cinzana (Ségou), M’Pèssoba (Sikasso), Mondoro Mopti) et Taboye (Gao). Il a une durée de 4 ans pour un coût de réalisation de plus de 900 millions de Fcfa. Il est exécuté par la Direction nationale de l’Agriculture (DNA) à travers une unité de coordination. Le projet est financé par le Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD) et le Fonds mondial de l’environnement (FEM) en partenariat avec « Global environment faculty ». Le projet, explique, Cheick Sidiya Diaby, secrétaire général du ministère de l’Agriculture, ambitionne de développer des alternatives crédibles en vue de la réduction de la vulnérabilité des populations ciblées face aux effets néfastes des changements climatiques. Il n’est point à démontrer combien le phénomène des changements climatiques et de variabilité extrêmes devenant de plus en plus préoccupants pour notre pays. Ce phénomène interpelle les décideurs et l’ensemble des experts impliqués en la matière a ajouté, le représentant du département de l’agriculture. Il a ensuite précisé que la difficile campagne pluviométrique 2011-2012 vécue par notre pays à l’instar de tous les pays de la bande sahélo-saharienne témoigne une fois de plus de ces instabilités climatiques récurrentes. Eu égard au comportement capricieux du climat, poursuit le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, le gouvernement s’est fixé comme objectif primordial de promouvoir une agriculture durable, moderne et compétitive reposant prioritairement sur les exploitations familiales agricoles sécurisées. Cela à travers la valorisation maximale du potentiel agro-écologique, des savoirs faire agricoles du pays et la création d’un environnement propice au développement d’un secteur agricole structuré. Cette vision, rappelle-t-il, a pour but de garantir la souveraineté alimentaire et à faire du secteur agricole le moteur de l’économie nationale en vue d’assurer le bien-être des populations conformément à la Loi d’Orientation agricole (LOA). C’est pourquoi notre pays s’est engagé dans la mise en œuvre de la Convention cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques en mettant l’accent sur le financement et la réalisation de projets s’inscrivant dans le cadre de la lutte contre les effets négatifs de ce phénomène à travers des actions d’adaptation et d’atténuation, a annoncé le secrétaire général. Pour y parvenir, a révélé Cheick Sidiya Diaby, la politique de développement agricole s’appuie sur la promotion volontariste de la modernisation de l’agriculture familiale et de l’entreprise agricole pour favoriser l’émergence du secteur agro-industriel structuré et compétitif. Le département de l’Agriculture a déclaré le secrétaire général n’a nullement l’ambition d’éradiquer le mal, mais plutôt de développer des alternatives crédibles en vue de la réduction de la vulnérabilité des populations agricoles, pastorales et sylvicoles ciblées. Dès lors une synergie d’actions en vue de garantir des résultats certains est recherchée. La session a, par ailleurs, recommandé l’élaboration d’un plan d’action de synergie, la production d’un document sur l’état d’exécution des recommandations et préparer une mission de supervision.

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Développement agricole : L’Australie soutient les efforts de l’Afrique pour la sécurité alimentaire

Dans ses efforts pour aider les pays africains à faire face aux défis de la sécurité alimentaire, le gouvernement australien par le biais de l’Agence australienne pour le développement international (AUSAID)) et de son agence nationale des sciences (CSIRO) en collaboration avec les partenaires africains ont élaboré des programmes de financement et de soutien technique au développement des systèmes agricoles en Afrique. Les Australiens travaillent avec des scientifiques africains, des groupes d’agriculteurs et des organisations non gouvernementales, afin d’améliorer la production alimentaire et la santé des animaux. Un volet du programme est réalisé avec le CORAF / WECARD, l’association qui coordonne et facilite la recherche agricole pour le développement en Afrique de l’ouest et du Centre et qui vise précisément à régler les problèmes liés aux systèmes intégrés agriculture-élevage. Les petits agriculteurs en Afrique de l’Ouest et du Centre font face à des défis énormes, car ils doivent produire suffisamment de récoltes pour nourrir leur familles et dégager un surplus pour vendre dans les marchés, afin de générer des revenus pour leurs foyers. Certains de ces défis sont liés tels que la variabilité ou le changement climatique qui affecte directement la production végétale et animale. D’autres sont liés à la disponibilité et aux coûts des intrants et à la commercialisation des produits. Le partenariat va aider à conduire les activités de recherche et de développement de l’amélioration de la productivité agricole et la durabilité des systèmes agricoles. La première phase du partenariat avec le CORAF / WECARD est de 4 ans avec un budget d’environ 6,7 milliards de Fcfa. En même temps, il se focalise sur la recherche en Afrique de l’Ouest et du Centre. Le partenariat cible aussi le renforcement des capacités des scientifiques régionaux et des agriculteurs, explique le Dr Bruce Pengelly, responsable du partenariat CSIRO-AUSAID, Initiative pour la sécurité alimentaire en Afrique. Six projets financés par AUSAID sont gérés par le CORAF/WECARD. Ils auront un apport important et seront appuyés par une équipe de scientifiques australiens qui ont l’expertise agricole requise, car l’Australie a un grand nombre de similitudes écologiques avec l’Afrique sub-saharienne. Dix pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre sont impliqués : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Tchad, Gambie, Ghana, Mali, Niger, Nigeria et Sénégal. Ces pays bénéficient de l’expérience australienne dans le domaine de l’agriculture et de l’élevage. Le partenariat de recherche et de développement entre le CSIRO en Australie et le CORAF/WECARD en Afrique, est extrêmement important pour l’Afrique. Il développe des systèmes agricoles améliorés, l’approvisionnement, la production de semences et les initiatives pour la santé animale en Afrique de l’Ouest et du Centre , déclare Dr Harold Roy-Macauley, le directeur des programmes du CORAF / WECARD.

Source AUSAID