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PostHeaderIcon Gouvernance locale : UNE ATTENTION PARTICULIERE POUR LES CONSEILLERES MUNICIPALES

Dans le cadre de ses activités de promotion des droits de la femme et de l’enfant, l’Observatoire des droits de la femme et de l’enfant (ODEF) a initié une session de formation en faveur des conseillères et conseillers des communes urbaines de Koulikoro et Kati.

Gouvernance locale : UNE ATTENTION PARTICULIERE POUR LES CONSEILLERES MUNICIPALES

La cérémonie d’ouverture des travaux s’était déroulée dans les locaux de l’ODEF. Elle était présidée par la présidente de l’organisation, Aïssata Mallé, avec à son coté le coordinateur du Groupe Pivot Droit et Citoyenneté des femmes, Zan Fomba. Cette session qui avait pour modules, le rôle des femmes dans les commissions, la prise de parole en public, la nomenclature budgétaire, est financée par le Service allemand pour le développement (DED) et le Groupe Pivot Droit et Citoyenneté des femmes. Elle s’adressait à une dizaine de conseillères communales. En organisant ce séminaire, l’ODEF entendait renforcer les capacités des conseillères communales afin d’améliorer leur participation, maintenir la tendance à l’augmentation de leur nombre dans les conseils communaux et favoriser ainsi une meilleure gouvernance dans les communes urbaines ciblées. Durant deux jours, les participants se sont familiarisés avec les différentes techniques de la prise de parole en public, les principes budgétaires, le rôle d’un conseiller communal, etc. Expliquant le contexte de la formation, la présidente de l’ODEF dira que malgré les multiples efforts consentis pour l’équité du genre dans les instances de décision, il ressort que le taux des femmes dans ces postes de responsabilité reste faible. En effet, les femmes ne représentent que 10 % des parlementaires, 18 % des ministres et seulement 8 % des conseillers municipaux en 2009. Cette minorité numérique, selon Aïssata Mallé, incombe aux préjugés empêchant les femmes de mieux intégrer la gouvernance et d’exercer les prérogatives que leur accordent les textes internationaux ; les lacunes par rapport au rôle des femmes dans les commissions du conseil communal ; l’insuffisance ou l’absence de formations ou de suivi des formations reçues ; les difficultés de prise de parole en public entre autres. Toutes choses qui constituent un frein à l’épanouissement fonctionnel de la femme, a estimé la présidente. Elle a exhorté les pouvoirs publics à une plus grande implication pour une participation plus accrue des conseillères communales dans la gouvernance, gage de pérennité de la culture de la démocratie. Le coordinateur du Groupe Pivot Droit et Citoyenneté des femmes a félicité l’ODEF pour cette initiative en réitérant la disponibilité de la structure qu’elle dirige à accompagner des projets similaires. Il avait invité les participants à plus assiduité pour faire partager les expériences acquises au cours de la formation afin que tous leurs collègues soient au même niveau d’information.