Dans la mouvance du lancement du mois du Cinquantenaire de l’indépendance, mercredi à Logo Sabouciré, le président de la République, Amadou Toumani Touré, a visité le chantier de restauration du fort de Médine.
Le chef de l’État était accompagné du ministre de la Culture, Mohamed El Moctar. Le constat général est que les travaux sont bien avancés. La restauration du fort de Médine se déroule en trois phases. La première a débuté en 2006 et est aujourd’hui réalisée à 90%. Elle concerne la réhabilitation du Mess des officiers. La deuxième composante en cours de réalisation, touche la prison, la poudrière, les tours de surveillance, la clôture, la tour de guet et la gare. La troisième phase portera sur l’Ecole des otages, les cimetières (colonial et royal), l’ancienne mosquée, l’ancien dispensaire, le pavage de la rue Paul Holle. La restauration du fort sera suivie de la conception et de la mise en œuvre de projets de mise en valeur du site. A travers ces projets, seront menées des activités visant à préserver les valeurs historiques et architecturales du fort, et à le faire apprécier par les visiteurs et les chercheurs. La mise en valeur inclut notamment des activités de médiation culturelle, d’aménagement, d’équipement, la circulation et les commodités. Le fort rénové ne pourra malheureusement pas être inauguré dans le cadre du 22 septembre, comme initialement prévu. "On nous a dit d’accélérer les travaux. Mais ce n’est plus possible d’être dans ce délai. Il faut attendre encore des mois pour que le chantier soit achevé", a confié un ouvrier. Les travaux de restauration du Fort de Médine sont menés par le ministère de la Culture à travers la direction nationale du Patrimoine culturel. Leur coût est estimé à 540 millions de Fcfa financés sur le budget spécial d’investissement.