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PostHeaderIcon Fait divers : VENGEANCE MEURTRIERE

Namissa a juré depuis fort longtemps de se venger de sa coépouse. Elle l’a poignardée à mort mardi à Daoudabougou

Fait divers : VENGEANCE MEURTRIERE

La journée du 13 décembre a été dramatique dans la famille Galédou à Daoudabougou. Une des femmes du chef de famille a poignardé à mort sa coépouse aux environs de 13 heures. Le chef de famille Babiry Galédou a deux épouses. La première, Kadiatou Galédou, 37 ans est mère de huit enfants. La seconde, Namissa Traoré vient de souffler sur ses 38 bougies. Elle est mère trois enfants dont deux sont nés avant le mariage. Le courant ne passait pas bien entre les deux femmes. Il y avait, selon plusieurs témoins qui connaissent bien la famille, de problèmes entre les deux femmes. La première, paix à son âme, était une femme sans problème. Mais la seconde a un sale caractère. Elle rebondissait sur chaque propos de sa grande sœur et n’hésitait pas à la traiter de tous les noms d’oiseaux. Las des querelles infinies, le chef de famille finit par décider de loger sa première épouse dans une autre maison à Sogoniko. Namissa restera à Daoudabougou. Ce déménagement ne fut pas du goût de cette dernière. Elle informa plusieurs de ses copines et des voisins qu’elle se vengerait à la première occasion de sa coépouse. Dans la journée de mardi, Kadiatou Galédou, qui venait de recevoir quatre pièces de pagnes Wax, se rendit chez son tailleur à Daoudabougou. L’atelier du couturier est situé non loin de l’ancien domicile de la première épouse. Elle trouva sur place le maître des ciseaux. La cliente et le tailleur discutèrent du prix de la confection des pagnes pendant quelques moments. Ils tombèrent d’accord sur un montant. Et dame Kadiatou prit le chemin de retour dans sa famille. Elle ne voulait en aucun cas rencontrer sur son passage son éternelle rivale et coépouse Namissa. Kadiatou contourna le bloc de maisons où se situait la concession de son mari. Elle emprunta une route dérobée. Mais, nul ne sait par quel miracle, Namissa a pu apprendre la présence de sa coépouse. Quand elle aperçut Kadiatou, Namissa se précipita dans sa cuisine. Elle prit un couteau de 35 cm. Nous avons constaté la présence de cette pièce à conviction à la section police judiciaire du 4e arrondissement. Couteau en main Namissa suivit sa coépouse qui longeait le bord de la route pour aller prendre un taxi. Elle rattrapa Kadiatou au moment où celle-ci s’apprêtait à prendre un véhicule. Mais la première épouse vit venir Namissa, elle comprit que les choses allaient se gâter. Kadiatou Galédou pressa les pas, mais ne put échapper à sa coépouse. Namissa arriva dans son dos et la poignarda entre les deux épaules. La meurtrière retira le couteau pour l’enfoncer cette fois dans le rein droit. La première épouse de Babiry tomba lourdement à terre. Namissa retourna chez elle. Elle rangea le couteau dans la cuisine et vaqua à ses taches ménagères comme si de rien n’était. L’agression perpétrée contre Kadiatou a été si rapide que la plupart des passants dans les environs ne s’en rendirent pas compte afin de venir au secours de la victime. La vue du sang qui jaillissait du dos et du flanc de la pauvre dame tombée à terre alertèrent quelques personnes. Elles accoururent pour tenter de la secourir. Ces bonnes volontés arrêtèrent un véhicule pour transporter la blessée grave au dispensaire. Malheureusement Kadiatou Galédou mourut en cours de route avant d’arriver au centre de santé de référence de la Commune V. L’inspecteur Oumar Coumaré, chef PJ sera informé par une personne anonyme d’un attroupement sur la voie à Daoudabougou. L’officier de police envoya des éléments recueillir sur place des informations. Les agents apprirent qu’une femme du nom de Namissa Traoré venait de commettre un meurtre. Les enquêteurs allèrent cueillir la présumée coupable pour la conduire au commissariat. La tueuse de coépouse a été prise en charge par l’inspecteur de classe exceptionnelle Coumaré, en présence de l’inspecteur divisionnaire Lassine Siama et de l’inspecteur Almoustapha Bagayogo. Dans un premier temps, la meurtrière se montra intraitable. Elle a déclaré aux officiers de police judiciaire qu’elle ne regrettait pas son acte. Elle avait, selon elle, des raisons de se venger de sa rivale Kadiatou. Elle avait prémédité longtemps sur la façon de commettre son crime. L’occasion s’était présentée ce mardi et elle ne l’a pas ratée. Pendant qu’elle tenait ces propos monstrueux, le mari Babiri Galédou avait été informé au téléphone par un des accompagnateurs de la blessée à l’hôpital. Il se présenta à la police pour dire à l’inspecteur Coumaré que sa deuxième épouse venait d’être tuée par la première. Il fut surpris d’ailleurs de trouver Namissa assise dans un coin de la PJ. La meurtrière se trouvait hier au commissariat du 4e arrondissement. Elle n’était plus aveuglée par Satan. Elle venait sans doute de réaliser la gravité de son acte. Aux environs de 8 heures, Namissa n’avait pas encore accepté de prendre son petit déjeuner. Elle pleurait abondamment et ne voulait plus être dévisagée par les nombreux curieux qui se précipitaient pour voir à quoi ressemblait la meurtrière. La gravité de l’acte de tuer sa coépouse, on ne sait pour quelle raison, est incontestable. L’insolence, dans un premier temps, de Namissa qui avait tué, a ébahi les policiers enquêteurs. Au-delà de tous ces aspects, les policiers avaient été surpris par le ballet de personnalités haut placées et les appels intempestifs en faveur de la criminelle Namissa. Cette femme avait pourtant mûri et exécuté sans état d’âme son plan de mettre fin aux jours de sa coépouse. C’est à se demander si ceux qui interviennent en sa faveur ont le moindre respect pour l’âme de la défunte. Ces personnes n’ont même pas pris en pitié les huit enfants de la victime dont trois sont de très bas âge. Cette progéniture est désormais à jamais séparée de leur mère. Par la faute d’une femme aveuglée par la jalousie et la haine. Les puissants qui tentent de couvrir Namissa ont-ils oublié que son mari Galédou est aujourd’hui un homme malheureux. Il a perdu une femme et l’autre est en prison. Il est devenu brutalement célibataire avec neuf enfants en charge. Comment peut-on intervenir pour une meurtrière de sang froid ? Il faut sauvegarder l’image de notre justice et de notre pays. La criminelle Namissa a tué de sang froid. Elle ne mérite pas qu’on se mouille en sa faveur.