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PostHeaderIcon Fait divers : UNE EPOUSE VOLAGE ET VIOLENTE

Elle voulut poignarder son mari parce que ce dernier a refusé de lui ouvrir la porte alors qu’elle revenait de la ville aux environs de 3 heures du matin

Fait divers : UNE EPOUSE VOLAGE ET VIOLENTE

Dans le Gourma traditionnel, les anciens ont coutume de faire une prière pour les jeunes qui souhaitent fonder un foyer. Cette prière, simple mais profonde de sens, se résume en substance aux propos suivants : « que Dieu vous garde contre les méfaits de votre femme ». Cela ne signifie nullement que toutes les femmes sont mauvaises. Si tel était le cas, nos anciens de la même zone n’allaient jamais déduire que la femme est le « second habit » de son mari. Elle seule connaît bien son homme. Et seule une bonne épouse peut couvrir ses faiblesses. Il existe au contraire une autre catégorie de femmes constituée de vipères aspics qui tuent à la première morsure. Au lieu « d’habiller correctement leur mari » comme le souhaite la coutume, elles sont les premières à dévoiler sa nudité, tant physique que morale. Tous les jeunes prétendants au mariage doivent prier la Providence pour avoir la malchance d’épouser ce genre de femmes. Elles exposent leur mari à la risée de ses semblables quand elles ne les tuent pas tout simplement. Un ami nous a raconté une histoire différente de celle que nous allons vous proposer dans les lignes qui suivront. Il s’était uni à une jeune fille de son ethnie qui a tenté par tous les moyens de l’exposer à la risée de ses semblables. Mais l’homme d’une patience de montagne finira par avoir le dessus sur sa malveillante épouse. Il la renvoya lorsqu’il comprit que sa tendre et belle épouse n’était chez lui que pour lui soutirer le maximum de profit. Aujourd’hui, la même femme qui a fort regretté ses actes négatifs fait intervenir des sages pour convaincre son ex-mari de la reprendre sous son toit. Ce dernier est convaincu que c’est par miracle qu’il s’est sorti des griffes de la méchante. Chaque fois que des bonnes volontés viennent intercéder en faveur de son ex-femme, il répond sans heurter la susceptibilité de ses hôtes. Il leur annonce que la vie lui a appris que cette femme n’était pas faite pour lui, et qu’il ne regrette pas la séparation. Au contraire, il remercie Son Créateur de lui avoir donné la force et la raison de s’en séparer.

MAUVAISES GRAINES. Dans un quartier de la commune I vit le couple Keita. Leur union a duré des décennies. Aujourd’hui, le vieux Keita et son épouse ont deux jeunes filles. Elles sont, selon une source policière, deux belles graines. Tous les jeunes du secteur couvent le désir de sortir avec l’une des deux soeurs. La cour de leur père est quotidiennement envahie par une horde de soupirants jeunes et adultes. Ils arrivent à moto ou en voiture. Chacun tente de décrocher un rendez-vous galant avec l’une des filles Keïta. Leur mère, bien qu’ayant dépassé la quarantaine reste encore un excellent second choix. Elle en a conscience. Elle ne se prive pas de temps en temps de rappeler à son mari ce qu’il savait déjà : son époux est entré dans la dernière phase de sa vie. Ces remarques ne plaisent tout naturellement pas à Keita. Ce bon vivant a vécu sa jeunesse dans une certaine opulence. Il a raconté à des amis que sa renommée d’alors l’a aidé à conquérir les cœurs de plusieurs jeunes filles de son temps. Mariam, sa présente épouse, aurait fait saliver plus d’un Bamakois. Le playboy Keita était le seul qu’elle avait accepté de présenter à sa famille. Plus tard un griot avait apporté les traditionnelles noix de kola aux parents de Mariam. Ces faits, Keita les revit chaque jour, surtout que maintenant son dos commence à ne plus supporter le poids des ans. Les anciens succès amoureux l’assaillent lorsque sa femme qui n’est pas un modèle de fidélité s’octroie des escapades pour rencontrer des anciens admirateurs qui continuent encore à lui faire les yeux doux. Ces derniers temps les sorties de Mariam sont devenues plus fréquentes. Keita les supporte très mal. Chaque fois qu’il fait le reproche à sa femme, elle pique une vive colère. Elle lui lance à la face qu’il ne sert plus à grand-chose. Le fringant séducteur d’autrefois n’arrive même plus à la satisfaire au lit. Fatigué d’entendre chaque jour le même son de tambour, Keita décida de ne plus parler à sa femme. Il n’adressait plus mot à ses filles qui sont devenues une vraie peste à ses yeux. Ces mauvaises graines sortent quand cela les enchante. Elles reviennent tardivement dans la nuit pour tambouriner à la porte.

LARMES DE CROCODILE. Le mercredi dernier, les filles comme leur mère sortirent depuis les premières heures de la nuit. Elles restèrent toutes les trois en ville jusqu’aux environs de 03 heures du matin. Les filles rentrèrent à la maison les premières et frappèrent bruyamment à la porte. Le vieux Keita s’arracha à son lit et alla ouvrir. Croyant que les filles allaient se coucher aussitôt. Il retourna se coucher avec la ferme intention de ne pas ouvrir la porte à son épouse Mariam. Mais quelques minutes après, sa première fille alla le réveiller. Elle annonça qu’elle et sa sœur devaient ressortir pour effectuer un achat à la boutique voisine. Dans un effort empreint de mauvaise foi, Keita alla refermer la porte après la sortie de ses filles. Il regagnait son lit quand sa femme arriva et cogna la porte si violemment que chacun dans le secteur crut à une attaque de voleurs. L’homme voulut savoir l’identité de la personne qui provoquait un tel tintamarre. Mariam lui répondit de l’autre côté de la porte. Le chef de famille savait que ses deux filles allaient revenir bientôt. Il hésita puis décida d’aller se coucher. Il se disait en son for intérieur que « telle mère, telles filles ». Il décida de les laisser poireauter à la porte jusqu’au lever du jour. Tous les voisins constateront le comportement peu orthodoxe de Mariam et de ses deux enfants. La mère de famille sûre de l’emprise qu’elle a sur son époux cogna à la porte si violemment que tous les voisins se réveillèrent. Mais le mari Keïta resta de marbre. La femme continua à battre le battant jusqu’à l’arrivée de ses filles. L’une d’elle appela le père par son nom. Elle lui demanda d’ouvrir la porte. Le vieux s’obstina à ne pas ouvrir. Mais sous la pression d’un voisin, il sortit de son lit et déverrouilla la porte. A peine eut-il entrouvert le battant que sa femme le bouscula et se dirigea vivement vers la cuisine. Elle en ressortit armée d’un couteau et menaça « ce vieux charognard qui l’empêche de vivre sa vie, comme elle en a le droit ». La méchante femme traita son mari de tous les péchés d’Israël. Folle de rage Mariam essaya à plusieurs reprises de poignarder Keïta. Mais des voisins étaient accourus. Ils avaient empêché le pire. Aux environs de 9 heures Keita se présenta chez un chef B.R. de la rive gauche pour porter plainte contre Mariam. Dans le passé il avait à plusieurs reprises informé les policiers des menaces de mort proférées par sa femme à son égard. L’épouse volage et violente était entendue au passage de notre équipe. Plusieurs témoins de la scène se sont également constitués témoins pour aider le mari martyrisé dans sa démarche pour obtenir le divorce. Ne dit-on pas que le ridicule ne tue pas ? Mariam pleurait des larmes de crocodile. Elle déclarait qu’elle regrettait son acte. Le vieux Keita semblait plus que jamais déterminé à se séparer de cette méchante femme. Il ne voulait plus risquer gratuitement sa vie.