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PostHeaderIcon Fait divers : PLONGEON MORTEL

La tragédie est survenue aux environs de 09 heures à Missabougou. Elle a coûté la vie au conducteur et unique occupant d’une voiture

Fait divers : PLONGEON MORTEL

Malgré la pluie abondante qui s’est abattue pendant une grande partie de la journée d’hier, des centaines de personnes étaient attroupées pendant des heures sur la digue de Missabougou. La foule comprenait des gendarmes, des policiers, des agents de la protection civile, le maire de la commune VI ainsi que les notables du quartier. Son regroupement a été provoqué par un accident spectaculaire survenu aux environs de 9 heures à la sortie du chantier du IIIe pont, en suivant le canal qui arrose le périmètre rizicole de Banguinéda. Un homme d’une quarantaine d’années à bord d’une voiture de type Mercedes 190, grosse baguette, parti du quartier riverain a tenté d’escalader la digue. Il roulait à une vitesse non recommandée en temps de pluie et surtout sur un terrain glissant. N’ayant pu maîtriser son bolide à l’amorce de la côte de la digue, le véhicule a plongé dans le canal à moitié plein. « Il était derrière moi, raconte Moussa Touré un gendarme témoin oculaire de la scène macabre. Quand je suis arrivé à la digue et que j’ai tourné à ma gauche, j’ai entendu le grand bruit provoqué par le contact de son véhicule avec l’eau après la grande plongée dans le canal. Apparemment, le quidam ne connaissait pas bien cette voie. Il pensait à tort qu’elle continuait droit devant lui ». Les sapeurs pompiers ont vite sorti le véhicule des eaux. L’engin n’a pas connu plus de dommage que celui qui pourrait résulter d’une plongée dans les eaux du fleuve Niger. Le conducteur, un certain Diallo, sera retrouvé près de deux heures plus tard par Mlle Diallo, plongeuse traditionnelle et l’une des meilleures nageuses du quartier. Elle a à son actif le sauvetage de la noyade de trois personnes et la découverte de plusieurs corps dont celui du conducteur malchanceux de la Mercedes 190 de notre fait d’aujourd’hui. Nous ferons plus tard le portrait de cette fille peule qui concurrence les Bozos dans la maîtrise de l’eau. Les policiers ont retrouvé dans les poches du noyé sa pièce d’identité, une petite somme d’argent et d’autres documents. Sa montre de marque marchait encore lorsque les éléments de la protection civile l’ont enseveli pour le transporter à la morgue d’un des hôpitaux de la place. Le commissaire Bamba, chef de la voie publique au commissariat du XIIIe arrondissement, l’adjudant-chef Dicko, commandant de la brigade de recherche du camp I, le maire Souleymane Dagnon ont remercié les plongeurs. Ils ont adressé de vives félicitations à cette demoiselle qui a découvert le corps sous les eaux au moment où tout le monde commençait à se décourager sous une pluie battante. G. A. DICKO

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Brèves sénégalaises

GROSSESSE MYSTERIEUSE  ! Enceinte de trois mois D.S. dit n’avoir pas eu de rapports sexuels depuis plus d’un an 
Tomber enceinte sans avoir entretenu de rapports sexuels. C’est l’invraisemblable cas de figure qui a été avancé, hier, à la barre du Tribunal des flagrants délits, par la prévenue D. S. Poursuivie des faits d’interruption volontaire de sa grossesse de 3 mois, D. S. n’a pas nié l’évidence. Mieux, elle a expliqué au tribunal les circonstances de cette interruption volontaire de grossesse. 

A l’en croire, elle ignorait dans un premier temps être tombée enceinte, ceci, bien qu’elle ne soit pas à sa première expérience. En effet, D. S. qui est présentée comme étant une responsable de dahira, avait déjà contracté une première grossesse. A l’époque, note-t-elle, elle n’avait pas été inquiétée par sa famille. Pour cette seconde grossesse, elle a soutenu que, maladive, elle s’était rendue au centre de santé Roi Baudouin pour se faire consulter. C’est là, souligne-t-elle, que les médecins lui ont révélé qu’elle avait contracté une grossesse, vieille de 3 mois. Ne voulant nullement pas porter cette seconde grossesse non désirée, D. S., qui a vu le jour, il y a 26 ans, à Dalifort, a indiqué avoir pris langue avec une guérisseuse pour mettre un terme à la grossesse. Après consultation, elle a confié que celle-ci lui a demandé d’aller acheter un sachet de « bleu » à l’aide duquel la guérisseuse lui a préparé une décoction qu’elle a bue. Elle est restée couchée sur place et a avorté au bout de quelques heures. 

Seulement, elle a par la suite été sujette à des complications. C’est ainsi qu’elle s’est rendue en consultation. Les médecins ayant constaté qu’elle s’était fait avorter, lui ont prescrit un curetage, puis ont avisé la police locale qui a procédé à son interpellation. Entendue, D. S. a indiqué qu’elle ignorait l’auteur de sa grossesse, avant d’incriminer la fameuse guérisseuse, devenue introuvable. A là barre, hier, elle a manifesté son inquiétude, car, à l’en croire, elle est tombée enceinte alors que cela faisait plus d’un an qu’elle n’avait pas eu de relation sexuelle. Une version à laisser dormir, aux yeux du parquet qui a requis 6 mois ferme. Soutenant la thèse de sa cliente, Me Kayossi a indiqué qu’il est scientifiquement démontré que l’on peut tomber enceinte sans rapport sexuel. Pour preuve à sa thèse, l’avocat a donné en exemple le cas d’une fille tombée enceinte après avoir porté le slip de sa sœur qui contenait des spermatozoïdes. Mieux, il à soutenu que sa cliente est une fille vertueuse et occupe un certain rang dans un dahira. Au final, D. S. a été condamnée à 3 mois fermes.

MOLESTÉE ALORS QU’ELLE EST ENCEINTE DE QUATRE MOIS

Une femme qui comparaissait devant le tribunal pour des faits d’outrage à agent de police a déclaré avoir été sévèrement molestée lors de son interrogatoire, alors qu’elle était enceinte de quatre mois. A. D., étudiante, a été convoquée au commissariat de police des parcelles assainies, suite à une plainte pour menaces de mort déposée par un nommé C.B.F. L’interrogatoire tourne, puisque les policiers l’abreuvent d’injures, selon ce qu’elle a raconté devant le juge. A. D. réplique de plus belle, en rendant les injures aux policiers. Mieux, elle refuse de signer le procès-verbal rédigé par les forces de l’ordre. Elle affirme avoir été contrainte de signer sous la torture, “ en meurtrissant une de ses oreilles ”. Au procès, la police, partie civile, n’a pas répondu à la convocation du tribunal. Une occasion saisie par les avocats de la défense pour dénoncer les nombreuses atteintes aux droits de l’homme dont sont victimes les personnes interpellées. Selon les avocats, “ il est difficilement croyable qu’une femme dans cet état aille défier la police sans raison ”. Le tribunal a suivi la plaidoirie de la défense et a disculpé A. D. des deux chefs d’accusation.

(Seneweb)