Pour avoir surpris son mari en train de serrer la main d’une autre femme, elle lui mordit un doigt jusqu’à le couper
Nous avons par le passé entendu plusieurs histoires de jalousie. Nous avons essayé de raisonner à la place des femmes et des hommes atteints de ce défaut, voire de cette maladie. Et nous arrivions toujours à la conclusion qu’il s’agit de folies d’amour. Les juristes d’ailleurs ont trouvé un terme qui colle bien au préjudice extrême que les jaloux commettent souvent sur leurs conjoints : Le crime passionnel. Les crimes passionnels ne sont pas très fréquents. Mais ils constituent l’une des grandes manifestation de la folie d’amour. Sous d’autres cieux, la justice accorde des circonstances atténuantes à leurs auteurs. Comme pour dire que ces derniers ne jouissaient pas de toutes leurs facultés au moment où ils agissaient. L’histoire invraisemblable que nous vous proposons aujourd’hui nous a été racontée par un ami qui en a été témoin oculaire. Elle est une illustration parfaite de la folie des femmes et même des hommes lorsqu’ils tombent sous le coup de la jalousie. Nous n’avons pas pu rencontrer le couple mis en cause dans le récit. Suivez plutôt. La brave épouse P. aime son mari à la folie. Avec le temps, sa passion s’est transformée en une jalousie excessive au point qu’elle est prête à agresser toute autre femme qui sympathise avec son époux. La détraquée n’épargne ni les petites filles, ni les vieilles femmes. À la place du marché où P. vend des oignons, toutes les femmes ont eu un jour ou l’autre des accrochages avec elle. Elle ne tolère pas que son mari leur adresse en passant un petit "bonjour" ou "bonsoir". Ce qui devait arriver, arriva finalement. Un soir alors que P. après une matinée bien remplie rentrait à la maison au crépuscule elle surprit son mari en train de serrer la main d’une autre femme. Envahie par une colère à faire exploser une montagne, elle hurla à faire péter ses cordes vocales l’insulte suivante : « quelle est la chienne qui serre la main de mon mari ? ». Comme si elle s’attendait à cette question, l’inconnue répondit d’une voix grave : « c’est la chienne de ta maman ». La réponse est inattendue pour la dame qui a toujours réglé ses problèmes à la force des biceps. Rongée par sa passion et piquée dans son amour propre, la dame déposa son panier d’oignons à terre. Elle prit position et s’apprêta pour en découdre avec l’arrogante. Entre temps son époux lui s’était éclipsé pour ne pas avoir sans doute à intervenir. Ce que P. ne savait, ce qu’elle avait à faire à plus belliqueuse qu’elle. La « rivale » dénoua son pagne. Elle apparut en culotte et avança sur P. La jalouse comprit l’ampleur du danger qu’elle encourt. Elle tenta une retraite, mais son adversaire balaya ses jambes et la fit tomber. P. se releva aussitôt et prit ses jambes à son cou. La poursuivante qui ne comptait pas s’arrêter là, voulut la retenir par le pagne. La jalouse P. ne lui donna pas cette occasion, puisqu’elle s’en débarrassa elle même d’un geste rapide. Et disparut nue comme un ver dans l’obscurité. L’essentiel pour elle était de sauver sa tête. Une fois à la maison, la bagarreuse fit le bilan de sa journée. Son constat fut amer. Elle avait attaché au bout de son pagne une somme de 16.000 Fcfa, représentant le prix d’un sac d’oignons qu’elle avait pris à crédit. Cette somme avait disparu avec le pagne qu’elle a abandonné à sa « rivale ». La perte de cette somme augmenta au désarroi de la jalouse. Non seulement elle a surpris son mari en compagnie d’une autre, mais elle avait failli se faire reprendre le portrait par l’inconnue. Et comme un malheur ne vient jamais seul, P. venait de perdre le prix d’un sac d’oignons et ses bénéfices. Elle ne savait plus quoi faire. Elle eut envie de disparaître sous terre. Elle se mit à soliloquer allant et venant dans la cour. Elle butait sur tous les obstacles et se jetait parfois contre les murs. C’est ce moment que choisit son époux pour se présenter à la maison. Mal lui en prit. La jalouse incorrigible considérait que des femmes sans vergogne harcelaient son mari. Elle lui accordait une présomption d’innocence et ne s’en prenait jamais à lui. Mais depuis sa retraite précipitée devant la charge d’une rivale plus résolue qu’elle, P changea son jugement. P. alla à la rencontre de son mari qui venait d’entrer dans la cour familiale. Sans mot dire elle l’empoigna et lui mordit un doigt jusqu’à le couper. Ni le cri de l’homme, ni le sang qui giclait ne perturbèrent dans son désir de vengeance morbide. Le doigt tout saignant, l’homme courut se réfugier chez son grand frère, sous prétexte que son épouse était devenue folle. Il fallut une grande réunion de famille le lendemain pour ramener la jalouse à la raison et pour que l’homme puisse regagner le domicile conjugal.
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SOUS UN ARBRE ABANDONNÉ
Un petit garçon âgé au plus d’un an a été abandonné avant-hier en fin de matinée par sa mère près d’une famille à Bacodjicoroni. L’enfant a été déposé sous un arbre près d’une famille bien connue. La mère a vraisemblablement contracté une grossesse indésirée. Submergée de honte parce qu’ayant enfreint des valeurs de sa culture, la maman a dû se débarrasser du bébé. Elle avait laissé auprès du petit ange un lot de vêtements, un pagne pour servir de couverture. Le gamin a été découvert par des jeunes qui jouaient dans les parages. Il a été remis au commissariat du secteur, avant d’être envoyé à la brigade des mœurs plus spécialisée dans la gestion des cas du genre.
G. A. D.